Direct Soir n°198 11 sep 2007
Direct Soir n°198 11 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°198 de 11 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Elton John ce soir au Zénith

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DR DR Directsoir N°198/Mardi 11 septembre 2007 14 CULTURE ROMAN L’enfer du décor A travers une autobiographie fictionnelle de Zelda Fitzgerald, l’écrivain Gilles Leroy remet en scène cette femme qui vécut dans l’ombre d’un géant de la littérature. Création de Saint Clair Cemin. TOP DES TOPS DR 1 EXPO Dans Alabama Song (éditions Mercure de France), Gilles Leroy revient sur la vie du plus célèbre couple des lettres américaines : les Fitzgerald. Il le fait de manière originale, en se glissant dans la peau de Zelda. Cette autobiographie fictionnelle est un roman, mais s’inspire de faits réels. On y découvre une adolescente excentrique, fille de notables de l’Alabama, qui va être séduite par l’ambition d’un beau lieutenant, prétendant vouloir devenir le plus grand écrivain de son temps. Francis Scott le sera, mais ne rendra jamais sa compagne heureuse. Dans les années 20, le duo est certes la coqueluche du Tout-New York et symbolise « l’ère du jazz ». Mais comme le souligne joliment Gilles Leroy, « cette entreprise à deux, ce n’est pas l’amour ». Zelda a beau s’essayer à l’écriture, la danse ou la peinture, elle reste dans l’ombre d’un homme égotiste et possessif, sombrant peu à peu dans la folie. Le couple finira tristement dans la misère, l’oubli et la folie. Lui meurt le 21 décembre 1940, victime de son alcoolisme, à Hollywood, un monde qui ne l’a jamais accepté. Elle disparaît tragiquement, huit ans plus tard, à 47 ans, la nuit du 10 au 11 mars 1948, dans l’incendie du Highland Hospital, à Asheville, où elle était internée. Dans un français délicieux, entre fiction et réalité, l’écrivain rend à Zelda sa voix et tout son lustre. Alabama Song, de Gilles Leroy, Mercure de France, 15 €. FESTIVAL THÉÂTRE Un automne à Paris ■ Musique, théâtre, danse, arts plastiques, cinéma, la 36 e édition du Festival d’automne à Paris sera particulièrement riche. Plus qu’un festival, c’est une saison artistique pluridisciplinaire et internationale qui commence. Une cinquantaine d’événements seront à découvrir dans plus de trente lieux de la capitale. Thème principal, mais non exhaustif choisi cette année : l’histoire, qui s’invite dans de très nombreuses productions artistiques. Premier événement du calendrier : l’exposition d’Alexandre Ponomarev à la Chapelle Saint-Louis de la Salpêtrière. Intitulée Verticale Parallèle, son installation monumentale, loufoque diront certains, géniale pour d’autres, n’est pas sans rappeler les inventions de Léonard de Vinci. Son périscope titanesque actionne une caméra, manipulée par les visiteurs qui filme de l’eau en mouvement. Les images filmées sont ensuite retransmises dans les couloirs de l’hôpital adjacent. Festival d’automne à Paris, jusqu’au 22 décembre, www.festival-automne.com La sensualité de l’acier ■ Il y a quinze ans, Saint Clair Cemin, artiste brésilien talentueux, exposait discrètement ses créations à la galerie Daniel Templon. Aujourd’hui, son succès est international. Cet automne, il revient avec une série de sculptures en acier. Les visiteurs se promènent dans la galerie, conçue comme une installation, errant de formes géométriques ou mathématiques en colonnes aux formes phalliques, séduits ou étonnés par l’ironie et la sensualité émanant de ces œuvres très modernes. Saint Clair Cemin, jusqu’au 22 octobre, à la galerie Daniel Templon, 30, rue Beaubourg, Paris 3 e (0142721410). BEN HARPER & THE INNOCENT CRIMINALS Lifeline jkle 2 Gilles Leroy. MIKA Life in Cartoon Motion 3 4 5 AMY WINEHOUSE Back to Black GRÉGORY LEMARCHAL La voix d’un ange CHRISTOPHE MAÉ Mon paradis jkle jkle jkle jkle Sept jours pour être au top. Ben Harper et son groupe The Innocent Criminals créent la surprise de la semaine, en se hissant directement au sommet des meilleures ventes d’albums en France. Pour la petite histoire, Lifeline a été enregistré dans un studio parisien, sur un simple 16 pistes analogique, et en sept jours seulement… Une preuve, s’il en fallait une, que le talent à l’état brut peut encore triompher commercialement, même en 2007… Légende : (e) nouvelle entrée – Source Snep/Ifop DR Croquis d’Alexandre Ponomarev. DR Un Don Quichotte, version Philippe Adrien. Les illusions de Don Quichotte ■ Don Quichotte n’a de cesse de se lancer à l’aide des opprimés. Mais à trop vouloir l’aventure, il en devient trouble-fête. Il frappe les démunis et non les véritables oppresseurs. Philippe Adrien y voit un aveuglement. Il décide alors de mettre en scène un SDF non-voyant lisant un roman de Cervantès. Don Quichotte, jusqu’au 14 octobre. Théâtre de la Tempête, route du Champ-de-Manœuvre, Paris 12 e (01 43 28 36 36) ROMAN Les variations d’Ondaatje ■ Divisadero, le nouveau roman de Michael Ondaatje, s’ouvre par un premier chapitre fulgurant. Une famille étrange (un père, deux filles et un orphelin recueilli) va se déchirer à cause d’une passion. L’intrigue se situe dans une ferme isolée en Californie, mais aurait très bien pu être localisée sur une lande anglaise chère aux sœurs Brontë. A partir de ce puissant prélude, l’auteur du Patient anglais divise son récit en variations comportant des thèmes récurrents comme la violence ou l’identité. Avec sa narration libre, Ondaatje se joue du temps et des différentes histoires. Divisadero est un roman parfois confus, mais offre à son meilleur des passages lyriques d’une rare intensité. Divisadero, de Michael Ondaatje, L’Olivier, 308 p., 21 €. DR DR
DR WARNER www.directsoir.net La chasse au Jason Bourne est ouverte Dans les deux premiers volets de la saga, Jason Bourne (l’excellent Matt Damon), homme privé de patrie et de mémoire, se lançait dans une quête éperdue d’identité. Dans ce nouveau volet, il va enfin découvrir comment on a fait de lui une machine à tuer. Si la suite est logique et le scénario sans surprise, le film reste efficace, armé d’un suspense implacable, toujours inspiré de l’œuvre de Robert Ludlum, prolifique auteur de thrillers. Dans l’épisode précédent, Jason Bourne, après avoir vengé la mort de sa compagne et tué l’homme qui l’avait condamné à l’errance, croit enfin avoir retrouvé la paix. Mais il se retrouve une fois de plus confronté à ses vieux démons. La situation internationale pousse la CIA à mettre en place une surveillance renforcée et lance un nouveau programme destiné à le supprimer. Devenu une menace, Bourne devient alors un électron libre qu’il faut à tout prix éliminer. Le réalisateur, Paul Greengrass, filme la caméra à l’épaule, procédé qui lui est cher. Le spectateur est ainsi en CULTURE ★★★★★ Après « La mémoire dans la peau » et « La mort dans la peau », place enfin à « La vengeance dans la peau » … Une comédie tendre et culinaire. Jason Bourne (Matt Damon) est toujours au cœur d’une chasse à l’homme. DVD Un ami pour l’avis ■ Le goût de la vie est une adaptation d’un long métrage allemand, Chère Martha, réalisé en 2002 par Sandra Nettelbeck. L’histoire est donc basée sur la même trame narrative, si ce n’est que l’héroïne est incarnée par Catherine Zeta-Jones. Kate Armstrong est chef dans un restaurant de Manhattan. Sa vie bascule le jour où sa sœur décède, lui laissant sa fille de neuf ans. Dans un premier temps, il faut gérer Aux Etats-Unis, le lancement du film a engrangé, au mois d’août, près de 72 millions de dollars de recettes Reprendre goût à la vie DR 15 CINÉMA prise directe avec le réel tout au long du film. Le réalisateur de Bloody Sunday ; fin connaisseur du monde de l’espionnage, nous plonge alors au cœur d’une chasse à l’homme aux multiples rebondissements. De Moscou à New York, de Londres à Madrid en passant par Paris, Berlin ou Tanger, le rythme est toujours soutenu. Si les scènes de La mémoire dans la peau et La mort dans la peau pouvaient parfois paraître confuses, le style de Greengrass s’est affûté. Ce film permet aussi de retrouver David Traithairn, récemment vu dans Good Night And Good Luck de George Clooney, et deux actrices ayant largement contribué au succès de la saga : Joan Allen (Pamela Landy) et Julia Stiles (Nicky Parsons). La Vengeance dans la peau, de Paul Greengrass, avec Matt Damon. En salle. ■ Cette comédie de Patrice Leconte est basée sur les rapports amicaux entre deux êtres dépourvus d’amis. François (Daniel Auteuil) est un antiquaire placé en face de la réalité par son associée Catherine (Julie Gayet) : il n’a pas de vrai ami. Relevant le pari qu’on lui fait d’en présenter un sous quinze jours, François choisit en Bruno (Dany Boon), chauffeur de taxi envahissant, le parfait premier rôle. Mon meilleur ami, Wild Side, 19,99 €. La dernière comédie de Patrice Leconte. Drame et émotion sont au menu du « Goût de la vie », une comédie romantique avec Aaron Eckart et Catherine Zeta-Jones la douleur. Mais comme Le goût de la vie est une comédie sentimentale, un homme vient aussi chambouler la vie de Kate. Il s’appelle Nick (Aaron Eckhart), il est également cuisinier, et jouit d’un physique avantageux. Entre les deux, les premiers temps sont difficiles. Jusqu’à ce que son charme et son réconfort deviennent une nécessité pour Kate, qui apprendra à lâcher prise. Le goût de la vie, de Scott Hicks, en salle.



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