Direct Soir n°197 10 sep 2007
Direct Soir n°197 10 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de 10 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Mahmoud Abbas batir la paix au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°197/Lundi 10 septembre 2007 8 EN COUVERTURE Ce que nous voulons, c’est un pluralisme politique présentant un large éventail de partis, allant de la gauche aux partis religieux, comme c’est le cas en Israël. Mahmoud Abbas, dans l’hebdomadaire allemand Der Spiegel, le 21 février 2005. Démissionnaire en septembre 2004, Mahmoud Abbas disparaît. Il réapparaîtra à la mort du leader palestinien, le 11 novembre 2004. UNE OPPORTUNITÉ HISTORIQUE Il s’impose à la présidentielle par sa légitimité historique et, par défaut, comme le meilleur candidat pour prendrelles rênes de l’Autorité palestinienne. Elu en janvier 2005 avec plus de 62% des suffrages, il essaie de relancer le dialogue avec Ariel Sharon, qui exige comme condition préalable l’arrêt de toutes les violences palestiniennes. Abbas réussit à imposer une fragile trêve unilatérale au Hamas et aux autres groupes armés. Un an plus tard, les urnes portent le Hamas au pouvoir ; le gouvernement palestinien est alors boycotté par les Israéliens et les Occidentaux. La suite n’est qu’une lente dégradation des relations israélopalestiniennes et interpalestiniennes qui TROIS HOMMES FORTS SUHAIB SALEM/REUTERS ISMAÏL HANIYEH Ismaïl Haniyeh et Mahmoud Abbas, le 6 mai 2006. amènera à la situation actuelle. Or, cette situation ne semble pas désespérer Mahmoud Abbas. Certes, depuis le coup d’Etat du Hamas à Gaza, sa popularité est au plus bas. Dans un sondage commandé par le journal Al- Qods, proche du Fatah, Abbas ne recueille que 13% d’opinions favorables (contre près de 51% à Ismaïl Haniyeh). Mais il a le soutien des Occidentaux, au premier rang desquels Tony Blair, rencontré la semaine dernière à Ramallah, et Nicolas Sarkozy, qui pourrait être un pivot dans le règlement de la crise – sur ce dernier, Tzipi Livni, la ministre israélienne des Affaires étrangères, ne tarit pas d’éloges. George W. Bush, enlisé en Irak, sait qu’il doit faire des avancées sur ce terrain. Même Ehud Olmert conçoit une amélioration des relations avec les Palestiniens comme la seule solution possible pour se maintenir au pouvoir. Autant d’intérêts qui convergent vers Mahmoud Abbas. L’homme ■ Né en 1962, membre du Hamas, il est nommé Premier ministre palestinien après la victoire de son parti aux législatives de janvier 2006. Il refuse la normalisation des relations avec Israël et ne s’élève pas contre les attaques aux roquettes. Même s’il signe les accords de La Mecque avec Abbas, il entérine le coup d’Etat à Gaza, où il dirige depuis un gouvernement parallèle. SILWADI OSAMA/ABACA tranquille et discret, l’antithèse même du charisme d’Arafat, serait, par sa franchise et son histoire personnelle, le seul à pouvoir réconcilier son peuple avec lui-même et avec Israël. D’autant que le Hamas se trouve dans une impasse, poussé par tous les gouvernements arabes à s’asseoir à la table des négociations et à renoncer à sa logique de confrontation. Les grèves anti-Hamas qui se sont déroulées hier à Gaza témoignent des difficultés à venir pour le mouvement radical. Derrière cette lutte fratricide, ce territoire, qu’on appelait autrefois la Palestine mandataire, cristallise les rapports de forces idéologiques, religieux et politiques contemporains. Mahmoud Abbas possède l’une des clés de la paix, mais aussi de quoi faire pencher la balance entre le Hamas soutenu par Al-Qaïda, la Syrie et l’Iran, ou un Fatah modéré, décomplexé et libéré de l’héritage Arafat, soutenu par les Occidentaux et Israël. MOHAMMED DAHLAN ■ Né en 1961, il cofonde les Jeunesses du Fatah. Très critique envers Arafat durant la seconde Intifada, il quitte son poste de chef de la Sécurité en 2002. Nommé ministre de la Sécurité par Abbas en 2003. Après la défaite du Fatah à Gaza en juin, il dirige une commission d’enquête et démissionne en invoquant des raisons de santé. AFP/FILES ABACA VU PAR Elisabeth Schemla, journaliste, spécialiste du Proche-Orient « Un homme d’idées, courageux et déterminé » Elisabeth Schemla. ■ Il y a chez Mahmoud Abbas une constante que l’on retrouve dans son parcours comme dans son comportement : éviter la guerre civile entre Palestiniens. Une volonté qu’il partageait avec Yasser Arafat. Ce souci d’éviter les divisions a pu donner une impression de faiblesse. Depuis les élections de 2006, il a en fait essayé de traduire le verdict des urnes dans le paysage politique palestinien. Mais depuis la prise de pouvoir du Hamas à Gaza, son discours a changé. Selon certains observateurs, le Fatah pourrait préparer une contre-offensive dans la bande de Gaza, et le président de l’Autorité palestinienne n’y serait pas étranger. De fait, comme ses homologues algériens ou soudanais, et comme tous les modérés du monde arabe confrontés aux islamistes, il joue son va-tout et n’a plus le choix. Il a pour lui le soutien d’Israël, des Etats-Unis et des monarchies du Golfe. Mais s’il échouait à Gaza, je ne pense pas qu’il se retirerait : c’est un homme d’idées, courageux et déterminé. MAROUANE BARGHOUTI ■ Né en 1958, il entre au Fatah à 15 ans. Emprisonné en Israël en 1976, il est l’un des principaux chefs de la première Intifada, en 1987. Recherché et arrêté par l’Etat hébreu pour sa participation à des attentats suicides lors de la seconde Intifada, il est condamné cinq fois à la prison à vie. Il est une des figures les plus populaires du Hamas qu’il a rejoint. A. FÉVRIER/FLAMMARION
« SE MANGE SANS FAIM » PREMIÈRE « UNE COMÉDIE SAVOUREUSE À DÉGUSTER SANS MODÉRATION » VERSION FEMINA 12 SEPTEMBRE



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