Direct Soir n°197 10 sep 2007
Direct Soir n°197 10 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°197 de 10 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Mahmoud Abbas batir la paix au Proche-Orient

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 14 - 15  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
14 15
DR PETTERSSON Directsoir N°197/Lundi 10 septembre 2007 14 CULTURE Visa pour la liberté Quand la photographie se met au service de la liberté de la presse : le 19 e Festival international du photojournalisme rend hommage à ces hommes de terrain. Le photojournalisme relate la réalité contemporaine, qui, souvent dérange. Les journalistes risquent leur vie au nom de la liberté d’expression. TOP DES TOPS DR 1 EXPO Qui ne se souvient pas du cliché noir et blanc, pris en 1972 en pleine guerre du Vietnam, par le photographe Nick Ut de l’agence Associated Press ? L’image tristement célèbre de cette fillette nue brûlée au napalm fera le tour du monde. Quatre décennies se sont écoulées et les photojournalistes de terrain révèlent toujours la réalité contemporaine. Le 19 e Festival international du photojournalisme, Visa pour l’image, expose leur travail à Perpignan. La tendance du moment est à la « people-isation » et aux portraits semblant tout droit sortis d’une vieille cabine de Photomaton, comme l’explique Jean- François Leroy membre organisateur du festival. Pourtant, le but du festival, explique-t-il, est « d’essayer d’en sortir pour montrer qu’il existe encore des photographes ». Pour la 19 e édition du festival, les clichés d’une vingtaine de photographes portent un regard aiguisé sur les événements internationaux. De la Chine à l’Afghanistan, de la Corée à la France, ces hommes et femmes de terrain captent la réalité sur le vif. Des effets collatéraux de la croissance chinoise sur la population (Samuel Bollendorf) aux bidonvilles de Soweto (Per-Anders Pettersson) et d’Haïti (Jane Evelyn Atwood), l’œil du photographe saisit plus qu’un visage. Derrière ces portraits, se dégage un constat politique, religieux et économique. Plus qu’un simple cliché, ces photographies sont à elles seules un manifeste de la situation internationale, révélateur des violences faites à des milliers de victimes innocentes. Et ça dérange. Les détracteurs sont nombreux. La Chine, la Corée du Nord, l’Erythrée, le Turkménistan… Comme le rappelle Guy Péron, président de l’association Visa pour l’image, cet événement « n’est pas un festival paillette », mais l’occasion de défendre une profession menacée. Prises d’otage, menaces, violences, tel est le prix à payer pour défendre cette liberté. Selon le baromètre de Reporters sans frontières, « aujourd’hui, 134 journalistes sont actuellement emprisonnés dans le monde et 64 autres ont été tués depuis le 1 er janvier 2007 ». Pour défendre la liberté de la presse, « Reporters sans frontières » s’associe à un autre grand nom de la photographie,YannArthus- Bertrand. Il publie 100 nouvelles photos de la Terre vue du ciel pour la liberté de la presse, pour soutenir l’association dans son combat et permettre à la vérité de triompher sur l’obscurantisme. 19 e Festival international du photojournalisme, jusqu’au 16 septembre. Divers lieux à Perpignan www.visapourlimage.com. 100 nouvelles photos de la Terre vue du ciel, de YannArthus-Bertrand pour la liberté de la presse, Reporters sans frontières, 9,90 €. En vente dès le 13 septembre. Les maisons chinoises à Paris ■ Depuis l’Antiquité, les artisans chinois ornent les résidences nobles de sculptures. Dragons, tigres, phénix ou lions, les animaux représentés ont tous une dimension symbolique. Depuis une dizaine d’années, le photographe Song Yan Gang sillonne la Chine, et particulièrement la région du Shaanxi, pour immortaliser cette architecture traditionnelle, qui peu à peu disparaît. Souvenirs de la vieille résidence, jusqu’au 22 septembre, galerie Impressions, 98, rue Quincampoix, Paris 3 e (0142760104). KOXIE Garçon jkle 2 DR JULIEN DORÉ Moi Lolita PHOTOGRAPHIE Le reportage à son prix ■ Impossible d’aborder la liberté de la presse sans évoquer le nom de Daniel Pearl. En hommage à ce journaliste kidnappé à Karachi et assassiné par ses ravisseurs en 2002, l’association Harmony for Humanity, rattachée à la Fondation Daniel Pearl, inaugure à Paris, le Prix du reportage Daniel Pearl. Pour la première fois, ce prix, (à ne pas confondre avec le Prix Daniel Pearl, créé par le Wall Street Journal en 2002) sera décerné ce soir à Paris, à 20 heures, à l’UGC Normandie, par sa veuve. Cette remise coïncide avec l’avant-première du film Un cœur invaincu (A Mighty Heart), projeté en salle à partir du mercredi 19 septembre. Sélectionné hors compétition lors du soixantième Festival de Cannes, le film de Michael Winterbottom est une adaptation du roman de Marianne Pearl(A Mighty Heart : the Brave Life and Death of my Husband Danny Pearl), dans lequel Angelina Jolie interprète le rôle principal. Marianne Pearl, veuve du journaliste Daniel Pearl. TIMBALAND PATRICK FIORI MIKA 3 FEAT TYSSEM 4 & J.J. GOLDMAN 5 Love today The way I are 4 mots sur un piano jkle jkle jkle jkle Koxie s’accroche. L’entrée tant attendue de l’impertinent Julien Doré (2) n’aura pas suffi à détrôner Koxie et son hymne anti-garçons de la première place des ventes de singles. Et pourtant, le gagnant de Nouvelle star avait sorti l’artillerie lourde : une reprise insolite du fameux tube d’Alizée qui s’était écoulé à plus d’un million d’exemplaires lors de sa sortie… Cette dernière n’a pas dit son dernier mot puisqu’un tout nouvel album aux sonorités rock est sur le point de voir le jour. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP A. DUCLOS/GAMMA THÉÂTRE Une troupe au service d’une réflexion sur la vie et la mort. Voyage au pays des perdus ■ Dans l’atmosphère étouffante de l’été napolitain, des couples s’apprivoisent, des solitaires s’interrogent, des âmes noires rôdent. Avec Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit, le dramaturge Fabrice Melquiot initie une réflexion sur le rapport entre la vie et la mort. Mise en scène par Franck Berthier, la pièce profite d’une scénographie épurée, qui renforce son message poétique. Autour de ma pierre, il ne fera pas nuit, jusqu’au 28 octobre, Vingtième théâtre, 7, rue des Plâtrières, Paris 20 e (0143660113). LIVRE La fille du boucher : simplement à point ■ « Quoi qu’il arrive, attends-toi toujours à l’inattendu. Et si possible, sois l’inattendu. » Lynda Barry ne fait pas que distiller quelques mots de sagesse dans son livre, elle s’applique ses propres préceptes. « Inattendu » est un mot qui résume parfaitement son ouvrage, que ce soit par le récit ou par le style. En 1971, Roberta Rohbeson est une ado vraiment pas comme les autres, mystérieuse et sombre, qui décide de raconter l’histoire de sa vie. Un récit qui alterne entre son quotidien et les secrets de son passé. On reste accroché à ces personnages troubles et à l’écriture vive, moderne et trash de Lynda Barry. Une réussite pour cette Américaine qui publie pour la première fois un roman en France. La fille du boucher, Lynda Barry, éd. Du Panama, 20 €. CDR DR
DR DR www.directsoir.net Anne et Marc se disent toute La vérité ou presque. L’histoire de deux femmes privées de mari et de père. DVD Quand le 7 e art fait son autocritique Mise sur pellicule d’une œuvre majeure, Tournage dans un jardin anglais révèle le dessous des cartes. ■ Tristram Shandy, de Laurence Sterne, est renommée pour être une œuvre majeure de la littérature anglaise. Mais ce roman-fleuve est encore plus réputé pour être inadaptable. Michael Winterbottom a pourtant relevé ce défi. Film dans le film, son long-métrage révèle la difficulté de la réalisation, les aléas d’un tournage, les caprices des acteurs. SteveCoogan campe le premier rôle de l’antihéros Tristram Shandy. Mais son partenaire, à l’ego envahissant, parvient à lui voler la vedette. Un journaliste menace l’acteur de révélations scandaleuses, alors que les financiers critiquent les rushes du film. Winterbottom tourne le 7 e art en dérision. Le réalisateur de 9 Songs crée une Sarajevo, mémoire brisée ■ Sarajevo sort de la guerre. La ville est blessée, comme ses habitants. Esma, mère célibataire, et sa fille Sara se retrouvent seules, sans père ni conjoint. Héros de guerre mort sur le front, l’existence de cet homme est mise entre parenthèses. Le sujet est tabou entre Esma et sa fille. Premier long-métrage de Jasmila Zbanic, Ours d’or en 2006, ce petit bijou est à (re-)découvrir. Sarajevo, mon amour, DVD zone 2, 15,99 €. Une mise en abîme du cinéma. Habile. mise en abîme du cinéma, et fait son autocritique. Le ton est enlevé, vif et sarcastique. Tournage dans un jardin anglais, de Michael Winterbottom, DVD zone 2, 17,99 €. 15 Tout le monde s’aime… ★★★★★ En amour, certaines vérités sont bonnes à dire, d’autres peuvent à peine être murmurées. Il y a quelques années, Anne (Karin Viard) était mariée avec Marc (François Cluzet). Ils ne se sont d’ailleurs jamais complètement séparés. Aujourd’hui, Anne vit avec Thomas (Sam Karmann), qui a, de son côté, un faible pour Caroline (Julie Delarme), la nouvelle épouse de Marc. Compliqué ? Non, pas vraiment. Un quatuor étrange et bancal, certes, mais qui fonctionne parce que personne ne dit la vérité. Alors, quand Vincent (André Dussollier) débarque dans leur petite vie très organisée, il devient le témoin amusé de leurs cocasses adultères. Sur une musique de jazz de Pierre Adenot, créée pour le film, Sam Karmanncroque la vie (im)parfaite de ces cinq personnages, finalement très normaux. Le sujet du film n’a sans doute rien d’exceptionnel, mais le jeu des acteurs est tel qu’il transforme la petite « Ce qui m’intéresse au cinéma, ce sont comédie en un vrai bon film. les rapports humains. Lesquels passent souvent Karin Viard excelle dans son interprétation de la « working girl » odieuse au par le mensonge. » Sam Karmannbureau, mais à fleur de peau le reste du temps. André Dussollier, en homosexuel DR CULTURE CINÉMA très assumé, dérange un peu, mais fascine complètement par sa justesse. Quant à François Cluzet, en homme d’affaires trop sûr de lui, le rôle semble avoir été taillé pour lui. Sam Karmann, réalisateur de La vérité ou presque, s’est octroyé un petit rôle, mais pas des moindres. Il incarne un homme très maternel, très gentil, voire « trop bon, trop c… » selon l’expression consacrée, avec un naturel tout à fait charmant. Notons également la prestation du jeune Titouan Morand (Gérald dans le film) qui incarne le pré-ado typique. Insupportable, il n’hésite pas à alpaguer sa mère à 8 heures du matin d’un : « Anne, tu sais bien que l’aspartame c’est encore pire que le sucre. » La vérité ou presque est un film sur l’amour et toutes les quasi vérités qu’il faut avouer ou, au contraire, enfouir profondément. La morale de l’histoire : « C’est qu’on peut aimer pour toujours, mais pas tout le temps. C’est ça la vérité… Ou presque. » La vérité ou presque, d’après le roman de Stephen McCauley, réalisé par Sam Karmann, en salle mercredi.



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :