Direct Soir n°196 7 sep 2007
Direct Soir n°196 7 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°196 de 7 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Bernard Laporte le grand rendez-vous

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir N°196/Vendredi 7 septembre 2007 8 EN COUVERTURE On aimerait que tous les Français se lèvent et aillent au travail en bleu, qu’ils mettent une chemise ou un pull bleu. TROIS FACETTES… LE JOUEUR ■ Lorsqu’il évoluait sur le terrain, c’est déjà par sa science tactique que se distinguait Bernard Laporte. Il évoluait au poste clé de demi de mêlée, où la vision du jeu prime sur la puissance physique. Il débute à Gaillac, avant de rejoindre Bègles- Bordeaux en 1984. La consécration arrive à la fin de sa carrière, en 1991, avec un titre de champion de France. Bernard Laporte, avec Jo Maso, manager des Bleus (à gauche), lors du France/Angleterre de février 2005. politique et ami, le président de la République partage avec Bernard Laporte bien plus que des affinités liées sur des terrains de football de la région d’Arcachon. Les deux hommes ont de nombreux points communs, tant dans leurs méthodes qu’au niveau de leur image. Ainsi, tous deux ont un discours volontariste, mettant en avant les valeurs du travail et de la cohésion. Ajoutées à leur sens inné de la communication et à leur charisme de meneurs d’hommes, ces qualités ont le même revers. Ainsi leur reproche-t-on souvent de faire de l’ombre à leur entourage, et de faire preuve d’une autorité sans partage. Avec tant de similitudes, on pourrait penser que la transposition de la méthode Laporte du rugby à la politique se fera naturellement. Pourtant, il reste deux dimensions que le futur membre du gouvernement devra, sinon gommer, du moins estomper avant sa prise de fonctions. Il va devoir abandonner ou mettre temporairement en sommeil l’ensemble de ses activités commerciales. Afin d’éviter tout conflit d’intérêts, Laporte le « businessman » devra se désengager des nombreuses affaires (vins, immobilier, communication) où il s’est investi. Il devra aussi mettre un terme aux contrats publicitaires qui le lient à des marques. On n’imagine pas une pub dans laquelle un secrétaire d’Etat vanterait les mérites d’un jambon ou d’un rasoir… Enfin, second trait de caractère que le sélectionneur Laporte devra abandonner en même temps que le survêtement : sa manière si personnelle de balayer les critiques qu’il estime infondées. « Bernie le dingue », comme le surnomment parfois les joueurs, s’est d’abord fait connaître L’ENTRAÎNEUR ■ Après deux années de transition, au cours desquelles il fait ses classes en tant qu’entraîneur-joueur au Stade bordelais université club, il prend les rennes du Stade Français. Entre 1995 et 1998, il mène le club de la troisième division aux sommets, et conquiert le bouclier de Brennus. Cette réussite lui permet de se voir proposer le poste de sélectionneur national en 1999. MEHDI TAAMALLAHABACA par ses coups de gueule. Si les « gueulantes » de vestiaires sont liées à la fonction d’entraîneur, certaines de ses sorties dans la presse ont marqué les mémoires. Il avait ainsi fait parler de lui en qualifiant de « bourgeois de m… » le public du Stade de France, dont une partie avait sifflé le Toulousain Frédéric Michalak lors d’un match international. Mais il avait présenté ses excuses par la suite. Le changement a peut-être déjà été amorcé. Le patron du XV tricolore a en effet appelé à ce que « tout le peuple français [soit] en bleu dans les tribunes, ce soir, pour le match d’ouverture ». « On aimerait que tous les Français se lèvent et aillent au travail en bleu, qu’ils mettent une chemise ou un pull bleu », a-t-il poursuivi. Une manière de s’adresser aux supporters déjà plus conforme à son futur statut. A. COWIE/COLORSPORT/UMA POINT DE VUE Pierre Villepreux, ancien sélectionneur national, confie à Directsoir comment il voit ce Mondial français. « Cette Coupe du monde pourrait être une révélation » Pierre Villepreux. ■ « La France a la chance d’accueillir une grande manifestation sportive, qui va mettre en valeur un rugby novateur qui enchantera le public. Le rugby veut se vendre mondialement. Il doit en priorité montrer du spectacle, des surprises, avec la possibilité de voir en quarts de finale des équipes qui ne sont pas favorites. Cette Coupe du monde place le rugby dans une dimension nouvelle, elle pourrait être un tournant pour son développement mondial. Et si les résultats de l’équipe de France sont bons, elle pourrait constituer une révélation pour le public, qui ne connaît pas encore bien ce sport. En terme de pronostics, si une « petite » équipe peut atteindre les quarts de finale, on retrouvera certainement en demi-finales trois équipes du Sud et une du Nord. Pour qu’une nouvelle nation s’invite à ce stade de la compétition, il faudra qu’elle mette en place un plan de développement rugbystique et économique. » LE POLITIQUE ■ Lors de la constitution du gouvernement Fillon, des rumeurs insistantes faisaient de Bernard Laporte le futur ministre des Sports. Mais à quelques mois de la Coupe du monde, personne n’imagine ce dernier quitter son poste. Les spéculations prennent fin le 19 juin, lorsque Claude Guéant annonce qu’il prendra ses fonctions à l’issue de la compétition. F. FIFE/AFP



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