Direct Soir n°193 4 sep 2007
Direct Soir n°193 4 sep 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°193 de 4 sep 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Vanessa Paradis « divine idylle »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°193/Mardi 4 septembre 2007 6 EN COUVERTURE Vanessa Paradis Retour dans les bacs VANESSA PARADIS : L’ÉTRANGE SEX-SYMBOL À LA VOIX D’ENFANT. 20 ANS APRÈS « JOE LE TAXI », ELLE REVIENT À LA MUSIQUE AVEC UN CINQUIÈME ALBUM INTITULÉ « DIVINIDYLLE ». ELLE SERA EN TOURNÉE DANS TOUTE LA FRANCE À PARTIR DU 26 OCTOBRE. RETOUR SUR UN PARCOURS D’EXCEPTION. C. GASSIAN
DR www.directsoir.net Sept ans qu’on l’attendait ! Et un an et demi pour l’enregistrer. Le cinquième album de Vanessa Paradis, maintes fois reporté, est enfin dans les bacs. En l’attendant, les fans ont pu se consoler, avec un premier single, Divine Idylle, sur les ondes depuis juin. Avec ce premier tube, on craque avant tout sur la voix, sensuelle et enfantine, de Vanessa. On débute au cœur des sixties, les mains qui claquent, la basse ronde, la guitare de Mathieu Chedid qui ondule, pour doucement glisser vers un rock très actuel. LE COMPLICE MATHIEU CHEDID Dans la vie comme dans la musique, Vanessa sait s’entourer. Alain Chamfort, Thomas Fersen, Brigitte Fontaine, Jean Fauque… ont collaboré à l’écriture des textes et à la musique. Mais pour un résultat réellement divin, l’ex-égérie de Chanel a choisi son ami de dix ans, Mathieu Chedid, pour produire son dernier album. Tour à tour réalisateur, compositeur mais aussi guitariste et chanteur,M, qui avait déjà participé à Bliss, son album précédent, a su magnifier l’univers de Vanessa. Inspirée par Cake et The Strokes, elle n’avait qu’une seule exigence : « Je n’avais pas de couleur ou de thème particulier en tête. J’avais envie d’un certain type de réalisation. Je voulais une vraie richesse de mélodie, mais une grande simplicité dans les arrangements. Quelque chose de pas trop chargé. » Résultat : un vrai disque pop. Plus simple, plus épuré, plus mystérieux aussi… POUR VIVRE HEUREUX, VIVONS CACHÉS Après la sortie de Bliss (« béatitude »), dédié à sa fille et son fiancé, l’acteur américain Johnny Depp, sa tournée en 2000, et deux rôles au cinéma, « La Paradis » choisit une vie mi-glamour mibohème, entre Los Angeles et le Var… et une carrière mise entre parenthèses. Il faut attendre 2006 pour que la jeune femme reprenne le chemin des studios d’enregistrement. Tout d’abord avec sa participation, à Noël dernier, au joli conte musical de Louis Chedid, Le soldat rose, où Vanessa interprète Made in Asia, une poupée de chiffon un peu triste. Et surtout avec ce nouvel album, dont elle explique les conditions d’enregistrement : « On a travaillé une première soirée, en novembre 2005, pendant laquelle Mathieu a arrangé une des chansons que j’avais composées (La mélodie) et il l’a sublimée. Le lendemain, on a passé une soirée en studio, Frank Monnet est venu et a écrit deux textes en deux heures. Tout d’un coup, ce n’était pas seulement de la musique mais des chansons. C’était l’une de ces soirées magiques qui durent très tard. C’est là que j’ai dit à Mathieu qu’on allait faire le disque ensemble. Après, pendant un an et demi, j’étais surtout à Los Angeles, très occupée. » Mais cela a été pour la bonne cause. « La conception de cet album s’est faite dans des conditions idéales : passer dix jours à travailler et pouvoir ensuite laisser passer deux mois jusqu’à la prochaine session, ça permet un recul rare. En plus, il y avait le manque. Quand on se retrouvait, il y avait une telle énergie, une telle joie d’être ensemble ! » EN COUVERTURE 7 Le nouvel album de Vanessa Paradis, « Divinidylle » est dans les bacs depuis hier. L’artiste sera en tournée française à partir de mi-octobre. A l’affiche, en novembre, du nouveau film de Guillaume Nicloux, « La clef », aux côtés de Marie Gillain et de Guillaume Canet, l’ancienne « baby-idole » ne chôme pas, mais sait prendre son temps. Quand la chance « passe devant vous, il faut l’attraper au vol » La grande chance que j’ai, c’est de pouvoir dire stop quand j’en ai envie. C’est un privilège de ne faire que ce que j’ai au fond de mon cœur. ENSEMBLE, C’EST MIEUX Moins personnel que le précédent Bliss, où elle avait écrit La ballade de Lili-Rose, ce disque ne compte qu’un texte écrit par la chanteuse : Jackadi, une berceuse bluesy dédiée à son petit garçon, Jack. « De telles chansons me paraissent évidentes. Pas pour montrer mon bonheur aux autres, ni pour mettre mes enfants en avant, mais parce que je ne conçois pas ma vie, mon existence et donc mon métier sans eux. » Elle signe elle-même la musique de cinq titres. On retiendra la ballade Les revenants, son tout premier rock La bataille ou le reggae La mélodie, tous trois sur un texte de Franck Monnet. Mais cet album aura été l’occasion de belles collaborations. L’empreinte deM, bien sûr, s’entend énormément – il est le principal arrangeur de l’album–, le compositeur de cinq des onze chansons et a écrit deux textes. Mais ce n’est pas le seul. Thomas Fersen a écrit et composé un éloge ludique de la paresse (Les piles), chanté en duo par Vanessa et Mathieu. « Cette chanson, c’est un pur moment de fainéantise. Quand Thomas me l’a envoyée, ça m’a fait rire et ça m’a donné envie de la chanter… » confie-t-elle. Brigitte Fontaine aussi a participé à l’album, en écrivant le texte d’Irrésistiblement, l’histoire d’une fille qui guette l’arrivée de son amoureux. Ou encore, Alain Chamfort qui a composé Junior suite et Jean Fauque, parolier habituel de Bashung, qui a écrit Chet Baker. De jolies rencontres dans cet album qui n’ont rien d’étonnant. Depuis le début de sa carrière, il y a dix-sept ans, Vanessa fonctionne aux coups de cœur… et ça marche ! L’ancienne « baby-idole » a déjà 34ans et un parcours impressionnant. UN PARCOURS PLAQUÉ OR Tout commence en 1980, avec une première apparition télé dans l’émission de Jacques Martin, L’école des fans. Vanessa n’a que 7ans, mais son interprétation du tube de Philippe Châtel, Emilie Jolie, sonne très juste. Quelques années plus tard, la France découvre la Lolita aux jeans troués et aux yeux clairs. Son oncle, le comédien Didier Pain, lui fait enregistrer Joe le taxi, en compagnie d’Etienne Roda- Gil pour les paroles, et de Franck Langolff pour la musique. Un tube est né, une étoile aussi. Joe caracole pendant des semaines en tête des hit-parades, en France mais aussi en Angleterre. Pourtant, malgré le succès, Photographiée par Jean-Baptiste Mondino. l’adolescente n’est pas aimée et se retrouve au cœur d’une campagne de lynchage médiatique. Trop jeune, trop jolie, trop femme-enfant : Vanessa suscite les jalousies et maîtrise mal son image. Elle en gardera une blessure profonde, mais pas une soif de revanche. CE QUI NE DÉTRUIT PAS REND PLUS FORT Malgré le déchaînement des passions, Vanessa garde la tête froide : « Quand la chance passe devant vous, il faut l’attraper au vol, il faut se battre pour la conserver, (…) ça peut faire penser à un p’tit soldat », confiait-elle quelques années plus tard au journal télévisé de France 2. Dans le style « petit soldat », Vanessa n’est pas du genre à se reposer sur sa bonne étoile : la jeune fille travaille sans relâche et multiplie les rencontres. Celle avec Serge Gainsbourg sera décisive. Elle lui vaudra un album tout en maturité, Variations sur le même t’aime, et une victoire de la musique (meilleure interprète féminine de l’année 1990). Le grand Serge dira d’elle : « Paradis c’est l’enfer. » Pour Vanessa, c’est une consécration : la jeune femme joue enfin J.-B. MONDINO/DR



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