Direct Soir n°184 4 jui 2007
Direct Soir n°184 4 jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°184 de 4 jui 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : Bruce Willis toujours indestructible

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°184/Mercredi 4 juillet 2007 6 EN COUVERTURE Bruce Willis Pur et dur BRUCE WILLIS EST DE RETOUR DANS LE RÔLE EMBLÉMATIQUE DU POLICIER JOHN MCCLANE, DANS LE QUATRIÈME VOLET DE LA SAGA AU SUCCÈS PLANÉTAIRE « DIE HARD ». POUR CE « RETOUR EN ENFER », LE POLICIER LE PLUS CÉLÈBRE DE NEW YORK EST CONFRONTÉ À DES CYBER-TERRORISTES. DR
J. EISELE/DPA/ABACA www.directsoir.net Et voici, de retour ce mercredi sur tous les écrans des salles de cinéma en France, le policier John McClane, avec son marcel déchiré, ses balafres, son humour et son fameux cri « Yipee- Ki-Kay ». Bruce Willis revient dans le rôle qui l’a rendu célèbre. LE MODÈLE DE L’ANTI-HÉROS Pour la première fois, avec Piège de Cristal, le héros n’était pas indestructible et n’avait pas pour seule envie de sauver le monde. Quand Bruce Willis incarne John McClane en 1988, dans ce qui sera le premier volet de la série Die Hard, il est ce personnage sans ambition, qui aime sa femme et sa famille, voudrait juste rentrer chez lui, s’essouffle à chaque poursuite et s’efforce de ne jamais perdre son sens de l’humour. Une composition qui va à rebours des héros des années 1980. Avant d’endosser le rôle pour Retour en enfer, ce quatrième film de la série, Bruce Willis a veillé à rester fidèle au personnage : « L’une des choses les plus intéressantes et les plus excitantes chez McClane, c’est qu’il n’est définitivement pas un super-héros. Il n’a aucun pouvoir spécial, aucune capacité particulière ». En 1988, sollicités pour incarner le personnage de McClane, Arnold Schwarzenegger, Sylvester Stallone, Burt Reynolds et Richard Gere avaient refusé le rôle. Le producteur Joel Silver se tourne alors vers Bruce Willis, à qui il offre 5 millions de dollars pour figurer dans cette nouvelle production. RECONNU À LA TÉLÉVISION Bruce Willis en est à ses débuts au cinéma. Il a donné la réplique à Kim Basinger dans Boires et déboires, où il incarne un homme d’affaires un poil cynique. Le film obtient un succès mitigé, alors que l’acteur est célèbre à la télévision. Il vient de recevoir l’Emmy Award du meilleur acteur télé et le Golden Globe du meilleur acteur dans une série comique. Depuis trois ans, les Américains le connaissent sous le nom de David Addison, responsable d’une agence de détectives au bord de la faillite, dans la série télévisée Clair de lune. Le réalisateur, GlennGordon Caron, expliquera plus tard qu’il avait choisi Willis sans hésitation parmi des centaines de prétendants car « il avait exactement le bon dosage de cynisme et de férocité ». Au bout de trois ans, 65 épisodes et trois nominations aux Golden Globes, la série s’arrête. Le tournage de Piège de cristal va permettre à Bruce Willis de tourner la page des séries télé. Avec son habituelle décontraction, il transcende le personnage du policier paumé. Mélangeant arrogance cocasse et héroïsme extrême, il lui donne une dimension humaine, posant ainsi les jalons de sa future carrière. DES DÉBUTS AU THÉATRE Rien ne prédestinait Bruce Willis à devenir un des acteurs les plus « bankable » (« rentable ») de l’industrie hollywoodienne. Il est né en 1955 à Idar Oberstein, dans une garnison d’Allemagne de l’Ouest où son père est affecté. De retour aux Etats-Unis, à la fin des années 1950, sa famille retrouve la ville de Penns Grove, dans le New Jersey, où son père reprend son métier de soudeur. Il dira plus tard, à propos de ses choix de carrière : « Les chantiers c’est bien, mais Hollywood c’est mieux ». Dans cette ville, Bruce va passer la plus grande partie de sa jeunesse. Passionné par la musique, il apprend l’harmonica en autodidacte. A la fin de ses études secondaires, il s’inscrit à l’université de Montclair, dont il préside le conseil étudiant. Le jeune Bruce a pourtant un problème : il bégaie. Voulant guérir de ce handicap, il s’inscrit en section théâtre et se découvre une nouvelle passion. « Dès que j’étais en face d’un public, mon bégaiement disparaissait. J’ai l’esprit contradictoire… » Son charisme, son côté nature, son sens inné du comique et de l’improvisation séduisent immédiatement ses professeurs et le public. Diplôme en poche, Bruce Willis alterne auditions et petits jobs. Deux ans plus tard, il est engagé par la troupe First Amendment Comedy Theater. En 1977, il s’installe à New York et décroche un rôle dans la pièce Heaven and Earth. Le jeune comédien arrondit ses fins de mois en étant serveur au Café central, un café spectacle de l’Upper West Side, réputé pour être fréquenté par un grand nombre d’acteurs. « Il y avait des gens comme Richard Gere et Mickey Rourke. Je les regardais pour voir comment il fallait et comment il ne fallait pas se comporter quand on est une star. » Bruce sert les clients en patins à roulettes avec des tee-shirts déchirés, il fait EN COUVERTURE 7 Douze ans après le troisième volet de la série « Die Hard », ce numéro 4, intitulé « Retour en enfer » s’annonce comme un nouveau succès au box-office. A 52 ans, Bruce Willis endosse encore, avec un plaisir évident, le costume de John McClane, flic paumé de New York, cynique au grand cœur et héros malgré lui. « Je dois vous dire que je me sens toujours une âme de gosse, que je ne me sens pas vieux. Je me réveille chaque jour avec le sourire et je m’amuse. Je n’arrive pas à croire que j’ai 52 ans. » Bruce Willis Bruce Willis est aujourd’hui un des acteurs les plus « rentables » de l’industrie hollywoodienne. le pitre, soucieux d’amuser la galerie, se moquant de tout le monde, y compris de lui. C’est ainsi qu’une agence de pub l’engage pour le jean Levis 501. Le jeune Bruce prend goût à la célébrité. A presque 30 ans, il sait que son avenir sera devant les caméras ou sur les planches. Il poursuit sa carrière théâtrale, jouant dans Railroad Bill ou encore Fool for Love, jusqu’en 1985, date à laquelle sa carrière décolle à la télévision avec la série Clair de lune. UN PERSONNAGE CULTE Après le colossal succès de Piège de cristal, Bruce Willis peut se libérer de la télévision et se consacrer à plein-temps au cinéma. Le concept de Die Hard, machine extrêmement rentable, peut être décliné… Le deuxième volet sort l’année suivante en reprenant les codes du personnage : le dur à cuire qui sait rester calme quand on le met sous pression et qui se fiche éperdument des ordres donnés. 58 minutes pour vivre va remporter un succès encore plus important. Cette fois-ci, Bruce Willis empêche des terroristes de prendre le contrôle d’un aéroport pour faire atterrir leur chef. En retrouvant le rôle de John McClane, son sourire en coin, son marcel, son coup-de-poing et ses bons mots, Bruce Willis sait qu’il tient le rôle de sa vie, celui auquel on ne va plus cesser de l’assimiler, au même titre que Schwarzenegger avec Terminator ou Sylvester Stallone avec Rocky. A la même période, alors que le comédien est maintenant payé 15 millions de dollars par film, il s’offre le luxe de jouer dans des œuvres plus intimistes. Le mé- A. KNOTEK/SNAPPERS/VISUAL PRESS AGENCY



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