Direct Soir n°183 3 jui 2007
Direct Soir n°183 3 jui 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°183 de 3 jui 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 4,2 Mo

  • Dans ce numéro : Angelina Jolie se révèle dans « Raisons d'état »

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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BHARAT/SIKKA DR Directsoir N°183/Mardi 3 juillet 2007 18 CULTURE PHOTO Objectif Asie Coup d’envoi de la 38 e édition des Rencontres d’Arles. Expositions, colloques et animations seront l’occasion de découvrir les talents photographiques de demain. Dans le métro de New Delhi. L’Inde est à l’honneur des Rencontres d’Arles. C’est dans la jolie cité camarguaise que se déroule les Rencontres d’Arles, festival qui a acquis, en presque 40 ans d’existence, une renommée internationale. Et c’est au cœur de l’exceptionnel patrimoine historique et architectural de la ville que rivalisent une cinquantaine d’expositions de photographes, artistes reconnus ou jeunes auteurs. L’an passé, Raymond Depardon en était le commissaire artistique et la ville attirait plus de 52 000 visiteurs. Cette année, ce n’est plus guidé par le regard d’un seul homme que les rencontres d’Arles se construisent, mais autour de deux pays au cœur de l’actualité : la Chine et l’Inde. Cette dernière fête le soixantième TOP DES TOPS DR FESTIVAL anniversaire de son indépendance. Tous deux ont opéré d’incroyables mutations économiques au cours des deux dernières décennies. Ces rencontres sont l’occasion de découvrir de nouveaux auteurs, de nouvelles formes de pensée. Les récompenses attribuées lors du festival et regroupées autour des pôles découvertes, livres d’auteurs et livres historiques, sont devenues des prix prestigieux dans le monde de la photographie. A ne pas rater, entre deux expos : la prestation très théâtrale de Lou Reed au Théâtre Antique, le 4 juillet. Rencontres internationales de la photographie, Arles, jusqu’au 16 septembre. Tél. : 04 90 96 76 06. EXPO Montmartre entre rires et chansons Un homme de réseaux ARTS ■ Dans l’univers de Günther Förg, tout s’entrecroise, les droites comme les influences. Côté peinture, son travail sur le motif de la grille le place dans l’héritage de Mondrian, mais la force du pinceau évoque aussi Münch et les néoexpressionnistes comme Baselitz. Dans les photographies de Förg, on retrouve également cette obsession de la grille et du réseau. Abstraction ou figuration ? L’artiste refuse de trancher et brouille les pistes. Ses photographies nient leur sujet pour se réduire à un jeu de lignes ; ses peintures cherchent à l’inverse à dépasser l’abstrait. Günther Förg. Hôtel des arts de Toulon, jusqu’au 9 septembre. ■ Montmartre, ses artistes, ses cabarets, ses chansons. Tout un poème que le théâtre du Funambule met en exergue pendant le mois de juillet dans le cadre du festival Montmartre ma muse. Les neuf spectacles à l’affiche partagent l’ambition de faire découvrir la butte en musique et avec humour. Stand-up, chansons, cabaret : tous les artistes mobilisés feront voyager les spectateurs dans le temps. Festival Montmartre ma muse, jusqu’au 29 juillet. Funambule Montmartre, 53, rue des Saules, Paris 18 e (www.funambule-montmartre.com). 1 L’élégance du hérisson Muriel Barbery Gallimard jkle 2 Les enfants de la liberté Marc Levy Robert Laffont 3 4 5 Au secours pardon Frédéric Beigbeder Grasset L’erreur est humaine Woody Allen Flammarion Parce que je t’aime Guillaume Musso XO jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de livres (hors poches et BD) : L’erreur est humaine. « Ce que je sais, en physique, c’est que pour un homme se tenant sur la berge, le temps passe plus vite que pour celui qui se trouve en bateau – surtout si ce dernier est avec sa femme. » Woody Allen renoue avec un sens du décalage, de la dérision et de l’absurde qui rappelle l’esprit de ses premiers films. Légende : (e) nouvelle entrée – Source : JEAN-BERNARD/DR JEAN-BERNARD/DR N. RHAYAT/PLON THÉÂTRE Béatrice Troin : une drôle de dame au Point Virgule ■ L’humour détonnant et le rire tonitruant de Catherine Troin investissent la scène du Point Virgule. Chanteuse ratée aux airs d’Edith Piaf, passagère phobique de l’avion, coach de football féminin, cette femme est un numéro à elle toute seule. Mambea, son one woman show survolté, réinvente le quotidien avec extravagance. Résultat : des personnages plus vrais que nature, familiers et ridicules. Mambea, jusqu’au 25 septembre. Point Virgule, 7, rue Sainte-Croix-Bretonnerie, Paris 4e. Tél. : 01 42 78 67 03. DR LIVRE Baudelaire et sa « Vénus noire » ■ Le premier roman du journaliste Michaël Prazan a pour sujet la relation tumultueuse et destructrice entre Charles Baudelaire et Jeanne Duval, sa maîtresse durant vingt ans. Cette « Vénus noire », méprisée par la critique, a partagé la misère du poète. Avec cette biographie romanesque, l’auteur fait revivre leur histoire passionnelle. Mais son livre est aussi une belle évocation de la faune artistique parisienne du milieu du XIX e siècle, de ses dandys décadents et ses écrivains fauchés. La maîtresse de Charles Baudelaire de Michaël Prazan, Plon, 18,50 €. Le journaliste et écrivain Michaël Prazan.
DR DR www.directsoir.net Michael Pitt est Toby, un jeune sans domicile fixe qui va entrer dans le monde des riches et célèbres. La jeune Ofelia (Ivana Baquero). Manga intemporel Makoto est une jeune lycéenne. Un jour, elle découvre qu’elle peut traverser le temps... Dernier né des studios d’animations Madhouse (à l’origine de Metropolis et de nombreux films de Kawajiri), La Traversée du temps est tirée du livre éponyme de Yasutaka Tsutsui, paru en 1965 et adapté de nombreuses fois à la télévision japonaise. Loin des qualités esthétiques de certains mangas des studios Madhouse, ce film n’en reste pas moins une excellente comédie. Les gags à répétition sur les réapparitions de Makoto après un saut dans le temps font mouche. La traversée du temps traite aussi de sujets sérieux sur l’adolescence, les conséquences des voyages, les relations affectueuses et amoureuses. Mamoru Hosada signe ici, quarante ans après l’original, un manga drôle et dynamique. Contre le fascisme, le merveilleux de Guillermo Del Toro ■ Espagne 1944. Ofelia a perdu son père et va vivre avec sa mère chez le capitaine Vidal, dans une garnison de l’armée franquiste dans le maquis. Elle y fait une étrange découverte : un labyrinthe gardé par un mystérieux personnage, Pan. Wild Side Video fait paraître en DVD le film le plus abouti du réalisateur de Hellboy et de L’échine du diable, qui mêle dans Le labyrinthe de Pan guerre civile et fantastique. Il livre ici un conte qui plonge dans les peurs de l’être humain. Le labyrinthe de Pan, de Guillermo Del Toro, Wild Side Video, 19,99 €. Une bonne réadaptation d’une histoire qui a passionné des générations entières au Japon. La traversée du temps, de Mamoru Hosoda. En salle demain. L’acteur et musicien Michael Pitt n’a aucun lien familial avec Brad Pitt. Dans Last Days (2005) de Gus Van Sant, il incarnait un rockeur inspiré de Kurt Cobain. DR Delirious, mais pas délirant ★★★★★ Le cinéaste indépendant Tom DiCillo s’égare dans une fable sur le star-system. Dans les années 1990,Tom DiCillo s’était imposé comme l’un des réalisateurs phares du cinéma indépendant américain, grâce à des films comme Johnny Suede ou Ça tourne à Manhattan. Mais le nouveau millénaire semble moins bien réussir au cinéaste, qui s’est fait discret depuis le raté Bad Luck !, en 2001. Dans la comédie Delirious,Tom DiCillo s’intéresse au show-business, en prenant comme toujours le point de vue de personnes marginales et un peu paumées. SteveBuscemi incarne Les Galantine, modeste paparazzo new-yorkais dont le principal fait d’arme est d’avoir photographié le chanteur Elvis Costello sans son chapeau. Il accueille chez lui le jeune sans domicile fixe Toby (Michael Pitt), qui, en échange du logis, devient son assistant. Mais le beau blondinet va peu à peu intégrer le monde des célébrités et tomber amoureux CULTURE 19 CINÉMA d’une blonde pop star. Les, qui reste sur le bitume, prend cette ascension comme une trahison. Delirious débute plutôt bien, dans le style des « buddy movies », avec un duo réjouissant entre un homme aigri et un jeune optimiste et candide. SteveBuscemi, acteur fétiche de Tom DiCillo, est comme toujours épatant et donne une réelle humanité à son rôle de loser. Malheureusement, le réalisateur greffe à l’intrigue une romance bien peu crédible entre Toby et K’harma, starlette dépendante de ses conseillers en communication.Tom DiCillo s’emmêle les pinceaux entre la satire mordante de la société du spectacle et le « conte de fées moderne ». Sa fable force aussi le trait sur le symbolisme (le paparazzo va prendre au pied de la lettre l’expression « le cliché qui tue »). Le cinéaste a beau soigner musique rock (Dandy Warhols, Elvis Costello) et images façon clip, Delirious finit par sonner aussi creux que ce qu’il dénonce. Delirious de Tom DiCillo, en salle demain.



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