Direct Soir n°181 29 jun 2007
Direct Soir n°181 29 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°181 de 29 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Ratatouille avant-première mondiale à Paris

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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P.ET G. COURTESY/GALERIE JÉRÔME DE NOIRMONT, PARIS Directsoir N°181/Vendredi 29 juin 2007 14 CULTURE EXPO Art singulier Fleurs de Shanghai, 2005, de Pierre et Gilles. Depuis près de trente ans, le duo d’artistes français Pierre et Gilles envahit de ses œuvres kitsch notre univers visuel. Depuis que Pierre, le photographe, et Gilles, le peintre, se sont rencontrés en 1976, plus de quatre cents œuvres ont vu le jour. L’exposition Pierre et Gilles, Double je, que le Jeu de Paume présente au site Concorde jusqu’au 23 septembre, réunit 120 de ces œuvres uniques. En parallèle à leurs nombreux portraits, l’autoportrait est également un exercice cher aux artistes. Et cette exposition propose, pour la première fois, d’en rassembler toutes les pièces. Inventant une esthétique mêlant culture populaire, foisonnement baroque et iconographie religieuse, la technique FESTIVAL Le musée du Jeu de Paume célèbre trente ans de création des artistes Pierre et Gilles. Leur technique (photographie et peinture) n’a pas changé en trois décennies. Mis à l’épreuve par l’avènement du numérique, leur travail est toujours incomparable. qu’utilise Pierre et Gilles rend leurs œuvres uniques. Ils conçoivent ensemble la mise en scène et les décors comme les costumes et le maquillage du modèle. Puis Pierre le photographie. C’est ensuite au tour de Gilles de mettre sa patte. Il peint la toile pour un rendu proche de la perfection. Qu’ils soient stars (Madonna, Nina Hagen, Jean Paul Gaultier, Lio, Catherine Deneuve, Iggy Pop, Mireille Mathieu) ou anonymes, les modèles pierre-et-gillien sont ma-gnifiés par une mise en scène les transformant au choix en allégorie, en martyre ou en figure mythologique. Double je, Pierre et Gilles, jusqu’au 23 septembre. Musée du Jeu de Paume, 1, place de la Concorde, Paris 8e. Tél. : 01 47 03 12 50. Cinq jours de théâtre bucolique ■ C’est dans le cadre magnifique du parc Jean-Jacques Rousseau à Ermenonville (40 km au nord-est de Paris) que sera lancée ce soir à 19 heures la deuxième édition de L’Oise au théâtre. Après Eugène Ionesco l’an passé, le festival est dédié cette année à René de Obaldia, auteur dramatique, poète et académicien français le plus joué dans le monde depuis 50 ans. Au programme : représentations, rencontres avec les auteurs et concerts. L’Oise au théâtre, du 29 juin au 4 juillet. Ariane Ascaride lit Serge Valletti, le 2 juillet. Tél. : 03 44 54 96 67. TOP DES TOPS DR 1 CHRISTOPHE WILLEM DOUBLE JE jkle 2 GREGORY LEMARCHAL DE TEMPS EN TEMPS CIRQUE Prestation ventriloque autour de la féminité ARTS ■ Une femme à barbe : l’image est repoussante. Pourtant, c’est ce personnage étrange que Jeanne Mordoj, créatrice et actrice de L’Eloge du poil, a choisi pour se jouer de la féminité. A la fois drôle et effrayante, elle se sert de sa prestation de ventriloque pour jongler avec les paradoxes et dialoguer avec elle-même. Le monde de cette artiste est fait d’objets morts auxquels elle donne vie et que le cirque rend beau. Un spectacle pour le moins original et profond, techniquement impressionnant mais néanmoins dérangeant. L’Eloge du poil, jusqu’au 30 juin, à l’espace chapiteaux du Parc de la Villette, Paris 19e. www.villette.com AMEL BENT DAVID GUETTA NZH 3 4 NOUVEAU FRANCAIS & CHRIS WILLIS 5 PRINCESS LOVE IS GONE jkle jkle jkle jkle L’été sera chaud ! S’il subsiste des doutes sur l’arrivée de l’été, le classement des meilleures ventes de singles les dissipent. Amel Bent, qui déboule en 3 e position, inaugure un registre inédit avec un titre et surtout une vidéo qui nous gratifie d’une chorégraphie digne de Kylie Minogue. David Guette & Chris Willis, les seigneurs d’Ibiza, enregistrent une progression de 44 places et surtout Christophe Willem reprend la pôle position. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : SNEP/IFOP DR DR Comédie insecticide THÉÂTRE ■ Il y a du remue-ménage chez les insectes. Frelonus, qui a sauvé son peuple de l’insecticide Gaucho, est mort. Sa dernière favorite, Enveia, a été désignée pour le remplacer, mais elle ne fait pas l’unanimité. Que ce soit Gaston le grillon ou Gervaise la punaise, personne n’apprécie qu’elle bouleverse les traditions. S’entendront-ils ? Avec Dard Dard, la troupe ParciParlà offre un tableau amusant de la société humaine. Dard Dard, du 20 juin au 28 juillet, à l’Aktéon, 11, rue du général Blaise, Paris 11e. Tél. : 01 43 38 74 62. LIVRE Trafic nucléaire en Mer de Célèbes ■ Alors que Lee Tong et sa bande s’apprêtent à attaquer un énième navire aux larges des côtes indonésiennes, la riposte de l’équipage est sévère. L’embarcation des pirates est détruite. L’un d’eux, repêché en pleine mer, se réveille à l’hôpital dans un état critique. Au-delà de ses brûlures, il apprend que son corps a été irradié de substances nucléaires. L’op-center est dépêché sur place pour résoudre cette énigme, qui pourrait avoir des conséquences dramatiques. Le dernier volume de la saga Op-Center de Tom Clancy est à la hauteur des précédents. Dans ce thriller haletant, magouilles politiques et chantage terroriste tiennent le haut du pavé. Chantage au nucléaire, de Jeff Rovin, éditions Albin Michel, 16 €. Le dernier volume de la saga de Tom Clancy. CEDRIC LE COADOU
DR ZADE ROSENTHAL www.directsoir.net Buenos Aires 1977 revient sur un régime où la dissidence était gravement réprimée. Cameron Diaz et Jude Law. Le 18 e fait son cinéma Pendant une semaine, le 18 e se met au court-métrage. Les quartiers nord de Paris prennent des allures d’Hollywood. Créé à l’initiative de la Fémis, du Cinéma des cinéastes et de la mairie du 18 e, Court 18 accueille, pour la huitième année, jusqu’au 3 juillet, de jeunes réalisateurs pour un festival de courts métrages. Présidé par Claude Lelouch, la manifestation est en trois catégories : trois programmes en compétition officielle, deux pour la compétition de films d’écoles de cinéma européennes, et enfin la compétition Courts de récré, proposant des courts métrages dédiés au jeune public. Pendant une semaine, les films en compétition seront diffusés dans différents La demeure de la peur ★★★★★ « Buenos Aires 1977 » retrace la détention illégale et la fugue de quatre jeunes séquestrés par les militaires argentins. Pâle histoire d’amour L’affiche est alléchante : dans The Holiday, désormais en DVD, on découvre Cameron Diaz et Jude Law d’une part, Jack Black et Kate Winslet de l’autre. Deux couples de stars, dont on suit le cheminement en parallèle. Les deux filles, en plein désespoir amoureux, s’échangent leur logement. Mais le film souffre de dialogues pauvres et de situations aberrantes. The Holiday, de Nancy Meyers, Universal. lieux du 18e. Destinés à un large public et projetés en plein air, les films sélectionnés pour le Court 18 répondent à une double volonté : être exigeants tout en sachant rester populaires. Court 18, jusqu’au 3 juillet. Paris 18e. Tél. : 01 48 00 83 39. Buenos Aires 1977 Guillermo Fernández, l’un des survivants de la Mansión Seré, joue dans le film le rôle du juge qui l’avait condamné. DR La junte militaire argentine a enlevé entre 10 000 et 30 000 personnes entre 1973 et 1983. Ces « disparitions » étaient perpétrées par des unités clandestines des forces de sécurité chargées de maintenir l’ordre dans le pays par des moyens militaires. La Mansión Seré, située en banlieue de Buenos Aires, était un de leurs quartiers généraux où séquestrations, tortures et autres maltraitances avaient cours. Cloîtrés dans cette maison pendant 120 jours, brutalisés, humiliés, Claudio, Guillermo, Gallego et Vasco sont quatre survivants de cette maison de l’enfer. Buenos Aires 1977 est leur histoire.Adrián Caetano a travaillé avec deux scénaristes sur l’adaptation de Pase libre, la fuga de la Mansion Seré, le livre de Claudio Tamburrini dont est tiré le film. Le réalisateur voulait partir des actions décrites dans le récit, celles qui permettent au groupe de survivre, de garder espoir face à une situation invraisemblable où les aveux, les noms, les adresses sont obtenus de CULTURE 15 CINÉMA force, même si certains des jeunes séquestrés n’ont aucun lien avec les dissidents politiques. Il fallait trouver au réalisateur un lieu qui rende compte de l’atmosphère de l’époque, de la maison et du quartier. En effet, après la fugue des quatre garçons, le 31 mars 1978, la Mansión Seré fut entièrement brûlée et les preuves détruites. Tourné sur différents sites, le film réussit le pari de montrer le climat de peur et de crainte qui régnait dans la maison. Le grain particulier de l’image approfondit le caractère inquiétant d’une situation sans issue. Nestor Kirchner, au pouvoir depuis 2003, rouvre les archives militaires de cette période trouble, l’occasion de faire la vérité sur les bourreaux de la junte militaire. Mais comme le souligne Rodrigo De la Serna, qu’on a pu voir aux côtés de Gael Garcia Bernal dans Carnets de voyage, le talent du réalisateur réside dans le fait qu’il ne force pas le spectateur « à voir ce qu’il n’a pas envie de voir ». Buenos Aires 1977, de Adrián Caetano,en salle.



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