Direct Soir n°174 20 jun 2007
Direct Soir n°174 20 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°174 de 20 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Dominique Strauss-Kahn veut moderniser le PS

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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TONY BOYADJIAN Directsoir N°174/Mercredi 20 juin 2007 14 CULTURE DERNIERS JOURS Arménie mania L’urbanisme s’expose « Arménie mon amie », c’est sous cette appellation que la France célèbre l’année de l’Arménie. Après le Brésil, notre pays rend hommage à l’une des plus vieilles civilisations. Il ne vous reste plus qu’un mois pour en profiter. Une image de Tony Boyadjian, issu d’une famille de photographes arméniens. FESTIVAL Depuis le 21 septembre 2006, jour de sa fête nationale, l’Arménie mobilise les esprits. Neuf mois déjà que sa culture rayonne partout en France, et ce jusqu’au 14 juillet. A l’heure où ce petit pays vieux de trois millénaires fête le 15 e anniversaire de son indépendance, quel constat faire de cette année de l’Arménie ? Pour Nelly Tardivier-Henrot, commissaire générale de l’année de l’Arménie, cet événement est « une réussite incontestée », même si les chiffres sont encore indisponibles. « Les institutions sont enchantées, la fréquentation est très active. L’amplitude et la résonance de cet événement s’appuient sur la profondeur de la culture arménienne ». Et pour cause, plus de 700 manifestations ont révélé la richesse de cette civilisation. Des rivages de l’Inde, en passant par l’Iran jusqu’aux régions de Siounik ou Chirak en Arménie, la diaspora arménienne (9 à 10 millions de citoyens à travers le monde dont 3, 5 millions en Arménie) s’est mobilisée pour présenter ses trésors culturels. Le « Peuple fidèle », ainsi appelé par les Ottomans, dévoile encore pour quelques semaines ses talents de mélomane (concert jazz de l’Armenian Navy Band à Nice et Marseille), de photographe (« Les Boyadjian, photographes arméniens », à Paris), de cinéaste (Festival international du documentaire à Marseille) comme de peintre (« Trésors du musée d’Erevan », à Paris). Riche d’une histoire millénaire, l’art de l’écrit arménien – rares sont les petits Etats à disposer de leur propre alphabet – s’expose à Marseille avec « Arménie, la magie de l’écrit ». Dernière ligne droite donc pour découvrir la culture d’un pays au passé fécond et proche de la France. Toutes les manifestations sur www.arménie-mon-amie.com Hommage cinéphile à l’Italie ÉVÉNEMENTS ARCHITECTURE ■ Les expositions universelles jouent un rôle fondamental dans la constitution du paysage des villes. Chaque manifestation rend compte des progrès techniques, du développement des arts et des échanges commerciaux de son époque. Parce qu’elles ont contribué à la modernisation des infrastructures urbaines et qu’elles ont légué de nombreux monuments, les expositions universelles sont à l’honneur au musée d’Orsay. Des dessins d’architecture y ressuscitent des réalisations aujourd’hui disparues, illustration de l’imagination et de la diversité des édifices. Les expositions universelles, architectures réelles et utopiques, du 19 juin au 16 septembre, musée d’Orsay, 62, rue de Lille, Paris 7e. Tél. : 0140494814. ■ « Découvrir des œuvres cinématographiques de toutes nationalités, de qualité et d’auteurs talentueux », telle est l’ambition du festival Paysages de cinéastes, depuis sa création en 2001. La sixième édition ouvrira ses portes vendredi soir au parc de la maison de Chateaubriand à Châtenay-Malabry. Jean Becker, réalisateur de Dialogue avec mon jardinier, inaugurera les festivités en plein air. Pendant dix jours, plus de cinquante films, de réalisateurs venus des quatre coins du monde, seront projetés. Comme chaque année, un pays est à l’honneur : il s’agit cette fois-ci de l’Italie. Paysages de cinéastes, jusqu’au 1 er juillet, à Châtenay-Malabry. Tél. : 0140831981. TOP DES TOPS DR 1 Les infiltrés TF1 Vidéo jkle 2 Casino Royale Gaumont Colombia Tristar Home Video Un projet de tour présenté à l’exposition de 1889. Déjà vu Babel Mémoire 3 4 5 Buena Vista Home Universal de nos pères Entertainment Warner Home Video jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de film en DVD : « Les infiltrés » A Boston, une lutte sans merci oppose la police à la pègre irlandaise. Pour mettre fin au règne du parrain Frank Costello, la police infiltre son gang avec un « bleu » issu des bas-quartiers, Billy Costigan. Dans ce film trépidant et rythmé de Martin Scorsese, un seul objectif : découvrir l’identité de l’autre sous peine d’y laisser sa peau. Légende : (e) nouvelle entrée - Source DR THÉÂTRE Une étonnante performance scénique. La création d’un monde ■ Paso Doble est né d’une envie soudaine de Josef Nadj : entrer dans un tableau. Il imagine alors avec le peintre Miquel Barcelo une performance reposant sur la transformation d’une matière, l’argile. Le résultat est pour le moins captivant : pendant près d’une heure, deux hommes en costume noir piochent, pétrissent, sculptent et s’imprègnent de cette terre originelle tantôt abrupte, tantôt sensuelle. Paso Doble, jusqu’au 24 juin au Théâtre des Bouffes du Nord, 37 bis, boulevard de la Chapelle, Paris 10e. Tél. : 0146073450. ROMAN Plaisirs sportifs à la plume enlevée ■ Ancien champion, Denis Grozdanovitch est un professeur de tennis érudit et singulier. Il a choisi d’offrir un petit traité sur le célèbre jeu à la balle jaune. Mais, plus que de technique, il y est avant tout question d’humanité, de souvenirs, de flâneries et de déambulations contemplatives. Ainsi, il se souvient d’élèves atypiques : le snob, l’arnaqueur, le surdoué rêveur, et quelques autres hurluberlus de son club de la rue Lauriston. Formé de courts récits espiègles et intelligents, l’ouvrage exhorte le lecteur à ne pas oublier joie et style, dans le jeu comme dans la vie… Cet hédoniste écrit comme il joue : avec exaltation, démesure et gourmandise. Denis Grozdanovitch, De l’art de prendre la balle au bond, Lattès, 18 €. Denis Grozdanovitch. AUGUST TORRES DR
DR www.directsoir.net Un film dont le seul intérêt est de deviner qui sera le prochain personnage à mourir. « La Colline a des yeux », dans le vague On le sait depuis trente ans : quand La colline a des yeux, mieux vaut ne pas s’y perdre. C’est en 1977 que le maître de l’horreur Wes Craven réalise le premier épisode de cette saga devenue culte, narrant l’histoire effrayante d’une famille égarée dans des collines habitées par des cannibales. En 2005, le Français Alexandre Aja en signe un brillant remake, porté par un succès tel qu’une suite est mise en chantier. C’est Wes Craven en personne, accompagné de son fils Jonathan, qui s’occupe du scénario. La mise en scène revient à l’Allemand Martin Weisz, réalisateur de clips renommé et auteur d’un Considéré comme le maître du cinéma premier film remarqué (Rohtenburg). d’horreur, Wes Craven Malgré ce prestigieux casting, le second a réinventé le genre tome ne retrouve pas la grâce oppressante des origines. La faute au scéna- en écrivant et réalisant Freddy : les griffes de la nuit, en 1984, avant d’en détourner les codes rio. En enfermant les personnages dans avec la trilogie des caricatures, il rend le déroulement de Scream en 1997. l’histoire mécanique et prévisible. Une bande de soldats inexpérimentés débarque CULTURE 15 CINÉMA ★★★★★ Suite du film culte de Wes Craven, cette colline a deux yeux mais ne voit pas plus loin que le bout de son nez. Une boulimie de gore pour un scénario rachitique. dans le désert pour une mission de routine qui dégénère. La septième compagnie n’est pas très loin… Le film se transforme alors en simple jeu video de « survival horror », où le seul intérêt réside dans l’attente de savoir qui sera le prochain à mourir. On pense au film The Descent de Neil Marshall, bijou de claustrophobie dont le principe était similaire mais dépourvu de prétention politique (La Colline a des yeux 2 essaie vainement de récupérer la thématique du conflit irakien). Le casting est académique et stéréotypé. Digne d’une émission de téléréalité, il manque d’originalité et dessert le jeu des acteurs, pris aux pièges de leurs grossiers personnages. Un peu d’humour aurait pu donner de l’air aux dialogues, mais ce qu’on prend dans un premier temps pour du second degré s’avère n’être que du grotesque. Seule la réalisation, nerveuse et frontale, compense ce statisme narratif par une débauche de gore, qu’on pourra trouver, au choix, réjouissante ou absurde. La Colline a des yeux 2, de Martin Weisz.



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