Direct Soir n°170 14 jun 2007
Direct Soir n°170 14 jun 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°170 de 14 jun 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Sandrine Bonnaire un sourire à Cabourg

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ESTATE OF ROY LICHTENSTEIN, NY/ADAGP-PARIS 2007 Directsoir N°170/Jeudi 14 juin 2007 14 CULTURE EXPO Vive Roy Le style de Roy Lichtenstein, reconnaissable entre tous. Un musée privé, une politique ambitieuse d’exposition, une structure au cœur de Paris : le défi est osé. En effet, ce qui est courant dans les pays anglo-saxons l’est nettement moins en France. Marc Restellini, qui a dirigé les expositions du Sénat au musée du Luxembourg pendant un temps, n’a cependant plus besoin de démontrer ses talents de bon communicant quand il s’agit d’attirer les visiteurs. Le ton est donné avec une première opération menée autour d’un des artistes « pop », Roy Lichtenstein. Co-organisée par la fondation Lichtenstein de New York et la fondation Juan March de Madrid, cette première exposition se donne pour but de faire mieux connaître ce peintre. Comment procédait-il ? TOP DES TOPS DR CIRQUE Pour sa première exposition, la Pinacothèque de Paris présente une rétrospective consacrée à Roy Lichtenstein. L’occasion de juger si l’audacieux projet de Marc Restellini est à la hauteur des attentes. Que cache cette facture si lisse et impersonnelle ? Quelles sont ses influences et ses évolutions ? Les expositions révèlent rarement les dessous de l’atelier du peintre ; ici, on découvre ébauches, méthodes et processus, informations d’autant plus éclairantes que le pop art de Lichtenstein a pu être jugé comme du sous-art, uniquement associé à la bande dessinée ou à l’illustration. Son ambition était large : le New- Yorkais s’intéressait à toutes les époques, et aimait mêler culture populaire et œuvres classiques de référence, pour construire un nouvel art moderne. Roy Lichtenstein : évolution. Pinacothèque de Paris, 28, place de la Madeleine, Paris 8e. Du 15 juin au 23 septembre. La banlieue fait son cirque MUSÉE 10 ans d’emplettes au musée Guimet ■ Sept ans : l’âge de raison d’un festival qui s’insurge contre l’esprit cartésien. Solstice est un mélange étrange et harmonieux de folies, de couleurs, de danseurs et d’acrobates qui investissent les rues, les chapiteaux et les théâtres. Cette année, le festival s’agrandit puisqu’il ne se cantonne plus à la seule ville d’Antony, mais aussi à sa voisine, Châtenay-Malabry. La programmation porte sur la création contemporaine sans omettre les apéros-concert, les ateliers pour enfants, et le bal de clôture. Solstice, à Antony et Châtenay-Malabry, du 15 au 23 juin. Tél. : 01 46 66 02 74. 1 PIRATES DES CARAIBES 3 BUENA VISTA INTERNATIONAL jkle 2 DIALOGUE AVEC MON JARDINIER STUDIOCANAL ■ Injustement oublié, le musée Guimet est pourtant le premier musée français à se consacrer à l’art asiatique. De 1996 à 2001, le musée fut fermé pour une complète rénovation architecturale. Aujourd’hui, plus de deux cents œuvres, de l’Inde au Japon, sont proposées au sein d’un parcours original. On se promène sur la Route de la soie, en passant par l’Asie centrale, la Chine et la Corée. On découvre alors des trésors insoupçonnés : arts décoratifs indiens, archéologie sous-marine, peinture japonaise, etc. De l’Inde au Japon - 10 ans d’acquisitions au Musée Guimet, jusqu’au 13 décembre. Musée Guimet, Paris 16e. Tél. : 01 56 52 53 00. BOULEVARD DE SPIDER-MAN 3 ZODIAC 3 LA MORT 4 5 GAUMONT WARNER BROS TFM DISTRIBUTION COLUMBIA TRISTAR jkle jkle jkle jkle A l’abordage... Cette semaine encore, les pirates tiennent bon la barre et gardent la tête du box-office français avec plus de 650 000 nouvelles entrées en salles. Les films « made in France » ne sont pas en reste puisque Dialogue avec mon jardinier, l’émouvante histoire d’un peintre incarné par Daniel Auteuil, réalise un excellent score, en étant deuxième au classement. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : www.cbo-boxoffice.com ARTS THÉÂTRE T. OLLIVIER/RMN Quand le théâtre rit de lui-même ■ C’est Daniel Dubois, metteur en scène spécialiste de comédies originales, qui a monté ce pastiche féroce du petit monde théâtral parisien. Ze pièce aborde le meilleur du pire du théâtre : une mauvaise pièce, un auteur qui s’aime un peu trop, des comédiens à l’ego disproportionné. Il ne reste plus qu’à en rire. Ze pièce, théâtre l’Article, 41, rue Volta, Paris 3e. Tél. : 01 42 78 38 64. LIVRE La revanche du passé ■ Quand le passé ressurgit, il peut faire des dégâts. Edward Newson, chargé d’enquêter sur une série de meurtres, constate que les victimes ont en commun d’avoir persécuté leur entourage durant leur scolarité. Le policier va se replonger dans ses années de collège en recontactant d’anciens condisciples par le biais d’Internet. Avec Amitiés mortelles, Ben Elton, célèbre scénariste pour la télévision anglaise, signe un thriller brillant, à la fois drôle et macabre. En toile de fond, il dénonce avec ironie les brutalités chez les adolescents. Un conseil : évitez de lire ce roman si vous avez l’intention de recontacter vos anciens camarades de classe. Amitiés mortelles, de Ben Elton, Belfond, 20 €. L’écrivain anglais Ben Elton. DR DR
DR DR www.directsoir.net Festival du clip musical ■ La troisième édition de Protoclip se déroulera demain et samedi, sous le parrainage d’un réalisateur prestigieux : Michel Gondry (La science des rêves, The eternal sunshine of the spotless mind). Ce festival a pour objectif de mettre en avant la création et la vision artistique dans le clip. Les membres du jury, parmi lesquels Dick Rivers et Jean-Pierre Mocky, auront la lourde tâche de départager les 20 clips indépendants et les 10 clips professionnels présentés cette année. Protoclip, 15 et 16 juin. Le Sel, 47, grande-rue, Sèvres. Tél. : 01 41 14 32 32. « El Camino de San Diego » Après « Bombon el perro », Carlos Sorin offre à nouveau un voyage placé sous le signe de l’espoir de jours meilleurs. Père de quatre enfants, au chômage, Tati Benitez vit dans la précarité. Il n’en reste pas moins un homme à la bonne humeur inégalable. Pour Tati, comme pour beaucoup d’Argentins, l’objet de dévotion s’appelle Diego Maradona. Le jeune bûcheron vénère le joueur de football. Mais Maradona est hospitalisé suite à une crise cardiaque. Cet événement marque un tournant dans la vie de Tati, qui décide d’entreprendre un long voyage à Buenos Aires, pour offrir à son idole une racine d’arbre dont la silhouette évoque le footballeur. Carlos Sorin aime à raconter comment de petites choses simples peuvent aider à supporter les difficultés de la vie. Dans son précédent film, Bombon el perro, un chien apportait un sens à l’existence Commedia dell’arte dans le maquis ★★★★★ Loin de l’agitation de Bastia et de la jet-set de Porto-Vecchio, « Sempre Vivu » décrit un drôle de village perdu dans les montagnes corses. d’un homme licencié.Tourné avec des acteurs non professionnels, El Camino de San Diego est un voyage au cœur des espérances et des désillusions du peuple argentin. El Camino de San Diego, en salle. DR CULTURE 15 CINÉMA Comédie satirique en corse et en français, Sempre vivu raconte les mésaventures d’un petit village corse, où Ange (René Jauneau) règne en maire loufoque. Boulimique des bonnes choses de la vie, ses gourmandises favorites sont l’alcool, les femmes et la politique. Pour redonner un peu de prestige à son village, il est parvenu à obtenir des subventions afin d’y faire construire un théâtre. Cette initiative est en partie motivée par sa petite-fille Marcia, qui, en ado délurée, souhaite monter une troupe et donner à rire aux villageois. S’il est un grand-père au grand cœur, la corruption fait partie des péchés mignons d’Ange et « faire voter les morts » demeure un petit larcin pour lui. Ironie du sort, le jour où « Il fallait une Ange doit conclure l’accord pour la farce pour raconter construction du théâtre, il meurt. sans pleurer les ravages Le premier long-métrage de Robin que font le mensonge, la Renucci est une farce campée dans un corruption, l’autisme des administrations, l’égoïsme décor à couper le souffle. L’humour des gens de pouvoir. » transparaît à chaque étape de la réali- Robin Renucci sation. Costumes, personnages, dialogues et animaux participent à la mise en place de cette comédie bourrée de quiproquos et de caricatures. La plupart des acteurs choisis n’ont guère de palmarès cinématographique, pourtant chacun parvient à rendre son personnage plus vrai que nature. La palme revient au couple Ange-Lelle (Angèle Massei), qui ne cesse de se chamailler, de s’aimer et de se haïr avec passion. Les répliques de Carole (Elise Tielrooy, vue dans Quelqu’un de bien et Paparazzi), future bellefille en complet décalage avec l’ambiance familiale corse, sont burlesques. Et la transformation de Sauveur (Wladimir Yordanoff, vu dans Un air de famille, Le goût des autres et Prête-moi ta main) pour ressembler à son père, est digne des meilleures pièces de Molière. Si le procédé comique utilisé peut sembler gros sur le papier, l’interprétation à l’écran est si juste qu’il est difficile de ne pas apprécier ce film original. La musique corse, puissante et gaie, rythme Sempre vivu, qui fait sourire continuellement, rire souvent et pleurer quelques fois. Sempre vivu, de Robin Renucci, en salle.



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