Direct Soir n°147 9 mai 2007
Direct Soir n°147 9 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de 9 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Emmanuelle Béart sur tous les fronts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°147/Mercredi 9 mai 2007 8 EN COUVERTURE « On a l’engagement dans le sang. On tient ça de notre mère qui a toujours été engagée. » Mikis, l’un des frères d’Emmanuelle Béart la Nouvelle Vague. Ce qui ne l’empêche pas de flirter avec la machine hollywoodienne. Par la grande porte, puisqu’elle est la partenaire de Tom Cruise dans Mission impossible en 1996. A en croire Fabien Gaffez, « elle avait les moyens pour réussir outre-Atlantique. Mais je pense que le système hollywoodien ne lui conviendrait pas du tout. Elle fonctionne aux rencontres ». Ses actions avec… L’UNICEF VISUAL PRESS AGENCY Emmanuelle Béart s’est engagée auprès des sans-papiers de l’église Saint-Bernard, en août 1996. MAURITANIE : LA PREMIÈRE MISSION ■ La collaboration entre l’Unicef et Emmanuelle Béart débute sur le continent africain : en Mauritanie. Un pays désertique où le problème de l’eau est au centre des préoccupations de l’organisation. L’actrice vient également appuyer le programme « Education pour tous ». SA FAMILLE, SON CLAN Fille du chanteur Guy Béart et d’un mannequin, Geneviève Galéa, Emmanuelle Béart est née le 14 août 1965 à Gassin (Var). Elle grandit à Cogolin et sera élevée par sa mère. Cette enfant du Sud a trois frères et une sœur : Olivier, Mikis, Yvan et Sarah. Selon Mikis Cerieix, « c’est un vrai clan et Emmanuelle est à la tête de la tribu. Elle est attentive, prévenante ». Mais pour son autre frère, Olivier Guespin, « il faut veiller sur elle autant qu’elle veille sur nous. C’est une personne exposée donc nous essayons parfois de faire rempart d’amour autour d’elle ». Olivier est photographe, il l’a suivie à chaque mission de l’Unicef et a rassemblé tous ces photos dans un livre paru en janvier 2004, Sous nos yeux (éditions Gallimard). Ce n’est pas un hasard si les personnes célèbres restent entourées de leur famille, surtout lorsqu’elles s’engagent dans des combats humanitaires. La talentueuse actrice est maman de deux enfants et veille attentivement sur sa grand-mère Nelly, âgée de 103 ans. Lorsqu’on lui demande ce qu’elle pense de son parcours, elle répond simplement : « J’ai la sensation que rien n’est acquis. Je ne sais de quoi sera faite ma vie demain. Cet état de fragilité, cette envie toujours intacte de découvrir l’autre (les metteurs en scène), cette envie de refaire ma valise à chaque fois m’ont rendue paradoxalement plus solide. Finalement, la seule et unique empreinte que je voudrais laisser, c’est à mes enfants, pour qu’un jour eux aussi, à leur tour, puissent tenir debout. » UNE FEMME ENGAGÉE 1996 est l’année de tous ses engagements. En particulier aux côtés des sanspapiers de l’église Saint-Bernard. On se souvient de la comédienne, sans maquillage ni coiffure, vêtue d’un pull-over ample et noir, conduite par le bras par un officier de police vers le commissariat le plus proche, au matin du vendredi 23 août. Une image et un combat qui lui ont coûté son contrat publicitaire avec Dior. La maison de haute couture a jugé que la jeune femme ne correspondait plus « à l’image chic de la marque ». Pour THAÏLANDE : LA PROSTITUTION INFANTILE Mikis, l’un de ses frères, c’est un réflexe familial : « On a l’engagement dans le sang. On tient ça de notre mère qui a toujours été engagée ». Toujours en 1996, elle devient ambassadrice pour l’Unicef. La comédienne voit la souffrance des enfants au cours de ces dix années au service de l’Unicef. De dispensaires en centres de nutrition, du Vietnam au Mali en passant par le Kenya, Emmanuelle part à la rencontre des populations locales, de leurs problèmes quotidiens et de leurs histoires. L’ambassadrice de l’ONG est un témoin dont la mission consiste à essayer de comprendre, d’observer, afin de pouvoir à chacun de ses retours participer à des conférences de presse, pour relayer les actions de l’Unicef mais aussi pour attirer les regards sur ces enfants oubliés, ces urgences silencieuses. Depuis l’année dernière, elle a décidé de passer le relais : « On n’est pas ambassadrice de l’Unicef à vie, car ce n’est pas sain. Je pense qu’il fallait que je laisse ma place à quelqu’un d’autre, une personne qui apporterait un regard nouveau », explique-t-elle. Elle reste cependant active dans le comité de parrainage, une structure regroupant une cinquantaine de personnalités qui soutiennent l’Unicef. Son combat continue. Et sa carrière aussi. ■ En novembre 2001, elle rencontre en Thaïlande la petite Yun, vendue par sa mère à l’âge de 10 ans et exploitée dans une maison close de Bangkok pendant près de trois ans. « Elle m’a parlé dans un anglais parfait, appris avec les clients. A raison de sept à huit par jour, ce ne sont pas moins de six mille hommes qui pour « s’acheter une nouvelle jeunesse », ont détruit ce petit corps à jamais. » DUCLOS-DUFOUR/GAMMA VU PAR Jacques Hintzy, président de l’Unicef France « Je lui ai dit : l’Unicef et elle étaient inséparables. » Jacques Hintzy fut le trésorier d’Unicef France dès 1987 avant d’en devenir en 1999 le président. ■ « Avant tout voyage, Emmanuelle tenait à se documenter sur le pays de sa mission. Elle venait chez nous. On lui donnait tout ce que nous avions comme documentation. Mais elle avait aussi l’habitude de poursuivre cette quête de son côté, auprès d’amis et d’un certain nombre de sources. Ce qui est sûr, c’est qu’Emmanuelle partait en étant préparée. Au retour de ses voyages, nous avions toujours une conférence de presse pour témoigner de ce qu’elle avait vu et fait passer comme message. Pour elle, c’était toujours difficile car elle revenait très profondément perturbée par ce qu’elle avait vu. C’est une femme qui vit intensément ce qu’elle voit et elle ne sait jamais si elle va être capable de le restituer avec toute la force nécessaire. Emmanuelle s’est investie profondément, mais après dix ans de dévouement, elle a décidé de prendre du recul. En résumé, elle a l’impression d’avoir donné tout ce qu’elle pouvait donner. » SIERRA LEONE : À LA RENCONTRE DES ENFANTS-SOLDATS ■ En 2004, l’Unicef se mobilise en faveur des enfants-soldats. Emmanuelle aussi. Elle se rend sur le terrain en février pour alerter les médias et l’opinion publique. Depuis, l’Unicef se bat toujours pour sauver les enfants de la guerre à travers des conférences, pétitions et programmes spécifiques. F. NEBINGER/ABACA
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