Direct Soir n°147 9 mai 2007
Direct Soir n°147 9 mai 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°147 de 9 mai 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : Emmanuelle Béart sur tous les fronts

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°147/Mercredi 9 mai 2007 6 EN COUVERTURE À 42 ANS, EMMANUELLE BÉART EST UNE STAR INCONTOURNABLE DU CINÉMA FRANÇAIS. APRÈS LE TOURNAGE DE « DISCO », ELLE S’ENVOLERA POUR LA THAÏLANDE OÙ SE PRÉPARE « VINYAN », LE DERNIER FILM DE FABRICE DU WELZ. Emmanuelle si belle F. NEBINGER/ABACA
FTW/STARFACE www.directsoir.net On la connaissait troublante dans Manon des sources, affolée dans L’enfer, évanescente dans La bûche, vulnérable et forte dans Les égarés, on va la découvrir désopilante grâce à Fabien Onteniente — l’auteur acclamé de Camping — avec qui la comédienne est en tournage actuellement. Dans Disco, elle campe le rôle de France Navarre, un professeur de danse classique, légèrement psychorigide et baroudeuse à ses heures. Entourée de Franck Dubosc, Isabelle Nanty, François-Xavier Demaison et Gérard Depardieu, elle explore le monde de la comédie. « Je n’y suis jamais rentrée à ce point » confie-telle. « Tenir un regard très longtemps est un effet comique, je ne le savais pas. Je découvre des choses très intéressantes grâce à Onteniente. Il est en train d’ouvrir de nouveaux horizons, de nouvelles choses, qu’après 22 ans de carrière je ne connaissais pas. Cela m’apportera une force encore plus grande, même pour la suite. » Emmanuelle Béart a déjà laissé entrevoir sa capacité comique. On l’a senti dans A gauche en sortant de l’ascenseur ou lorsqu’elle s’auto-parodie dans Voyance et manigance et A boire. Selon ses proches, « c’est une vraie drôle. Elle a une joie de vivre qu’elle transmet à tout le monde. » Drôle, sans doute, mais saura-t-elle associer son talent à l’ambiance et à la culture disco ? « Je suis de la génération disco, mais je l’ai vécue entre la France et le Canada. Quand je suis partie à Montréal, le disco était déjà passé et il n’était pas arrivé en France. C’est une mode musicale qui m’a échappé complètement. Je suis passée de la chanson française, qui faisait partie de mon éducation, au hard rock. » Un grand écart musical qui correspond précisément à la personnalité d’Emmanuelle Béart. Elle va là où l’on ne l’attend pas. Après ce tournage, qui se déroule au Havre, elle s’envolera pour la Thaïlande, rejoindre l’équipe de Fabrice Du Welz. Ce réalisateur belge tourne un thriller fondé sur l’histoire d’un couple cherchant à faire le deuil de son enfant disparu lors dutsunami. Pour ce metteur en scène, comme pour Fabien Onteniente, il s’agit d’une première collaboration avec Emmanuelle Béart. « Avant de la rencontrer, je cherchais une actrice anglaise, car mon film est coproduit avec l’Angleterre. Comme j’avais beaucoup de mal à trouver, mon producteur m’a soufflé le nom de Béart. A vrai dire dans un premier temps je n’y croyais pas. Mon producteur a insisté, j’ai revu quelques-uns de ses films et je l’ai finalement rencontrée. Dès que je l’ai vue, j’ai été ébloui et j’ai su que j’avais enfin mon actrice. J’ai compris aussi pourquoi Emmanuelle est une immense star… » explique-t-il. PARCOURS D’UNE STAR « Actrice ? J’ai commencé par hasard, j’ai continué par amour. » C’est ainsi qu’Emmanuelle Béart définit ses débuts. C’est par amour du jeu, des rôles et des rencontres avec les réalisateurs que l’actrice s’est bâtie une impressionnante filmographie. Sa carrière commence à l’âge de sept ans, dans La course du EN COUVERTURE 7 Emmanuelle Béart tourne dans le dernier film de Fabien Onteniente, « Disco ». Irrésistible, secrète et travailleuse, elle s’est imposée comme l’une des plus grandes actrices françaises après 22 ans de carrière. Rencontre. Sans avoir fait le conservatoire, elle débute une carrière au théâtre « Quand tu commences à être connue, tu provoques tout et son contraire. » lièvre à travers les champs de René Clément, en 1971. Edouard Molinaro lui offre son premier grand rôle en 1984, dans L’amour en douce. Une année plus tard, elle est à l’affiche de Manon des sources, aux côtés d’Yves Montand, Daniel Auteuil et Gérard Depardieu. C’est la révélation, le tournant médiatique. Elle reçoit le césar du meilleur second rôle féminin et se retrouve propulsée sous les projecteurs. « Quand tu commences à être connue, tu provoques tout et son contraire. Il y a des gens qui t’aiment et des gens qui ne t’aiment pas. Et il y a toute cette phase où tu ne comprends pas pourquoi on ne te comprend pas et où tu cherches désespérément à aller vers les gens qui te repoussent. Et finalement, tout doucement, tu comprends que c’est normal. Tu continues ton chemin et tu fais des choix », se souvient Emmanuelle Béart. Des choix, elle en a fait. Notamment pour fuir cette pression médiatique soudaine. Elle choisit de délaisser les plateaux de cinéma pour les planches. Elle subit son baptême du feu avec La répétition ou l’amour puni de Jean Anouilh, suivie de La double inconstance de Marivaux, Le misanthrope de Molière, On ne badine pas avec l’amour de Musset, et plus tard Jouer avec le feu de Strinberg. En tout, ce sont sept années de sa vie qui ont été consacrées au théâtre : « Je sais que j’y ai trouvé mes plus grands bonheurs mais cette dernière expérience était assez douloureuse. » Pourtant, elle reviendra en octobre prochain sur la scène du théâtre de la Madeleine, à Paris, dans une pièce de Carole Fréchette, Jean et Béatrice. Charles Berling sera son partenaire. TÉCHINÉ, SAUTET ET RIVETTE : SES TROIS MENTORS Emmanuelle Béart a tourné avec les plus grands réalisateurs. Ses trois tuteurs sont André Téchiné, Claude Sautet et Jacques Rivette. Trois grands cinéastes, trois styles différents qui ont modelé la carrière de la comédienne. Selon Fabien Gaffez, professeur de cinéma à l’université de Picardie Jules-Verne et auteur d’Emmanuelle Béart (éditions Nouveau Monde) : « Sautet a avoué filmer le fantôme de Romy Schneider. Je pense que c’est la grande héritière de Romy Schneider. Elle n’est pas dans la tradition de théâtreuse, de jeu cérébral. Elle est dans un jeu beaucoup plus instinctif, beaucoup plus sensuel. Elle apporte de la chair au personnage. Mais en parallèle, Sautet lui a donné un peu plus de profondeur, de gravité à son jeu. Il a été son Pygmalion. » Autre mentor, l’un des grands cinéastes du romanesque : André Téchiné. Il l’a dirigée dans J’embrasse pas (1991), Les égarés (2002) et plus récemment dans Les témoins (2007). Avec Jacques Rivette, il s’agit d’une rencontre improbable entre une grande actrice populaire et l’un des membres de HAHN-NEBINGER-ORBAN/ABACA



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