Direct Soir n°141 25 avr 2007
Direct Soir n°141 25 avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°141 de 25 avr 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Hillary Clinton une femme à la Maison Blanche ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir N°141/mercredi 25 avril 2007 6 EN COUVERTURE Hillary Clinton Peut-elle succéder à Bill ? CANDIDATE POUR 2008 HILLARY CLINTON, SOUS LE PORTRAIT DE GEORGE WASHINGTON, BRIGUE LE POSTE SUPRÊME : LA PRÉSIDENCE DES ETATS-UNIS, EN 2008. APRÈS HUIT ANS DE GEORGE W. BUSH, ELLE SUCCÉDERAIT À SON MARI, BILL CLINTON. O. DOULIERY/ABACA
C. SCHOUSBOE www.directsoir.net Il est plus que probable qu’Hillary Clinton a suivi de près, malgré le décalage horaire, les résultats du premier tour de l’élection présidentielle en France : pour la première fois, une femme se trouve en position d’être élue présidente de la République. Même si Hillary, avec sa prudence légendaire, n’avait accepté ou entamé aucun contact avec Ségolène Royal, le destin de la candidate l’a sans doute intéressée. D’autant que madame le sénateur de l’Etat de New York est engagée depuis le 20 janvier dernier dans la course à la Maison Blanche pour la présidentielle 2008 aux Etats-Unis : un vrai marathon, objectif ultime dans la vie de celle qui fut la première dame des Etats-Unis pendant huit ans comme épouse du 42 e Président, le charismatique Bill Clinton. Les derniers sondages la situaient nettement en tête devant les rivaux de son propre parti, les démocrates. Mais un nouveau sondage publié lundi la met à égalité avec Barack Obama. Les couteaux sont déjà tirés entre ces deux « rock stars » – la tout juste sexagénaire, pleine d’expérience et le sénateur de 46ans, le « Kennedy afro-américain » … Ceux qui l’ont approché (adversaires comme alliés) disent qu’il possède toutes les qualités requises : intelligence, charme. Il plaît aux femmes. Hillary Clinton plaît-elle autant ? Entre le visage impeccablement maquillé, la coupe de cheveux étudiée et refaite des douzaines de fois au fil des années, le sourire instantané et cette faculté typique des hommes ou femmes politiques américains d’aller au contact de l’électeur, de débuter le moindre discours par une blague ou une citation, la sensation et l’expression de force et d’intelligence qu’elle donne sans jamais se départir de sa féminité — entre cette allure, ce personnage, et la petite étudiante à binocles qui rencontra, un jour, sur le campus de la prestigieuse université de Yale, un garçon chevelu, débarqué de l’Arkansas qui s’appelait Clinton, quel chemin parcouru, quelle différence, quel contraste ! DÉBUTS PROMETTEURS Elle vient de loin, Hillary Rodham – d’une famille modeste de l’Illinois, au centre des Etats-Unis. Un père, fils d’ouvrier, devenu petit commerçant, comptant sou après sou, tellement près de ses dollars qu’il coupait le chauffage la nuit en plein hiver pour économiser quelque argent — mais ne manquait pas de se lever plus tôt que le reste de la famille et rallumer afin d’être sûr qu’on aurait chaud quand on se réveillerait. Une mère, fille de pompier, à l’enfance difficile, trimballée à travers les Etats-Unis à l’âge de 8 ans, avec sa petite sœur de 3 ans, afin d’être confiée aux soins d’une grand-mère, puisque ses parents, trop jeunes, se sentaient incapables de l’élever. De telles EN COUVERTURE 7 A bientôt 60 ans, l’ancienne « First Lady » des Etats-Unis espère retrouver la Maison Blanche, quittée en 2001. Mais, cette fois, comme Présidente. Premier débat demain, en Caroline du Sud, face à plusieurs adversaires, dont son principal challenger : Barack Obama. par Philippe Labro Son slogan : « Il faut pratiquer la politique comme l’art de rendre possible ce qui semble impossible » Le sénateur démocrate Hillary Clinton au cours d’une conférence, le 20 février dernier à Miami. épreuves, un tel héritage avaient vite permis à Hillary d’acquérir un sens aigu de la justice et la certitude qu’aucun enfant ne doit être maltraité, que tout enfant mérite d’être aimé. A 14 ans, avec un groupe de lycéens de son âge, elle écoute, subjuguée, un discours de Martin Luther King. C’est la révélation politique. A peine arrivée au collège de Wellesley, elle est choisie comme porte-parole. Son slogan : « Il faut pratiquer la politique comme l’art de rendre possible ce qui apparaît comme impossible. » Persévérante, disciplinée, le goût de l’effort, une inclination pour les problèmes de justice, Hillary se retrouve à la faculté de droit de Yale. Diplômée, elle devient une des avocates les plus remarquées de Washington. De nombreux cabinets la sollicitent. Elle refuse tout pour suivre un homme appelé Bill Clinton jusque dans l’Arkansas. Ils s’étaient mariés en 1975, et leur fille unique, Chelsea, est née en 1980. Pourquoi, au début d’un parcours aussi prometteur, Hillary décide-telle de suivre Bill dans son Etat natal, l’Arkansas, l’une des régions les plus perdues et en retard des Etats- Unis ? Par amour, sans doute, mais aussi parce qu’avec sa prescience, son instinct, son ambition, Hillary a vu, avant tout le monde, que ce jeune sénateur, devenu gouverneur, pouvait, un jour, accéder à la Maison Blanche. Les années en Arkansas seront pleines — elle multiplie ses actions tout en continuant sa « Cette subtile façon de ne pas être trop femme tout en l’étant suffisamment » carrière dans une firme d’avocats. Mais l’épouse de Bill Clinton doit subir toutes sortes d’humiliations de la part d’un homme habité par une frénétique volonté de séduire, un goût à peine dissimulé pour les amours de passage et les « bimbos » dont il sollicite les faveurs autant qu’elles viennent le provoquer. On étouffe les mini-scandales. On fait taire les rumeurs. Hillary sait-elle ? Elle sera obligée de déclarer à la télévision qu’elle est solidaire de son mari alors qu’il est candidat à la nomination de son parti. UNE « FIRST LADY » ACTIVE Plus tard, lors d’un entretien avec la presse, Bill Clinton dont la stature continue de grandir et qui peut battre George Bush (père de l’actuel président) déclare à propos d’Hillary : « Si j’arrive à la Maison Blanche, vous en aurez deux pour le prix d’un. » Il triomphe. Elle est devenue la première dame, la « First Lady » qui ne va pas s’occuper simplement de redécorer les appartements de la Maison Blanche. Bill R.MAYER/SOUTH FLORIDA SUN-SENTINEL/MCT/ABACAPRESS



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