Direct Soir n°141 25 avr 2007
Direct Soir n°141 25 avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°141 de 25 avr 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2,3 Mo

  • Dans ce numéro : Hillary Clinton une femme à la Maison Blanche ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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DR Directsoir N°141/Mercredi 25 avril 2007 14 CULTURE DANSE « Volver a Sevilla » Ce soir, la célèbre danseuse et chorégraphe de flamenco María Pagés revient avec un nouveau spectacle au théâtre de Chaillot. Cinq soirées mettront à l’honneur la ville de Séville, inspiratrice de cette création. Les danseuses tapent fort des pieds. La lumière des néons fait ressortir les gros pois orange de leurs chaussures. Le bruit de leur pas emplit la salle peu à peu. Nous voici à Séville. Elaboré avec son mari José María Sánchez, le nouveau spectacle de María Pagés, Volver a Sevilla, permet à la chorégraphe de faire passer, à travers danse et musique, tout ce que lui inspire sa ville natale. Sur scène, elle réunit chanteurs, danseurs et musiciens. Les femmes virevoltent autour des hommes. Puis les danseurs, de noir vêtus, entourent de loin María Pagés d’une large étoffe rouge figurant ainsi une arène. Prise au FESTIVAL piège, la danseuse taurine montre sa rage et les cornes pour se débattre. Des textes populaires ou signés par Federico Garcia Lorca et Antonio Machado conteront la capitale de l’Andalousie, la mystérieuse, l’inspiratrice ; la ville où grandit la danseuse. Volver a Sevilla est un hymne à la Séville de son enfance avec ses grandes figures reconnaissables – l’Alcazar, le chant d’Alameda, la corrida – qui ont forgé la femme et l’artiste. Volver a Sevilla. Théâtre national de Chaillot. 1, place du Trocadéro, Paris 16e. Tél. : 01 53 65 30 00. Jusqu’au 29 avril. Mythos fait parler Rennes ■ Avec la 11 e édition de Mythos, le festival des arts de la parole, Rennes vit cette semaine au rythme des contes, des slams, du théâtre et de la chanson. 70 artistes se réunissent autour d’un même plaisir : celui de raconter. Parmi les invités cette année, Abd Al Malik, Arno ou Adrienne Pauly, qui côtoient TOP DES TOPS DR 1 The Queen Fox Pathé Europa Le s’habille diable en Prada Fox Pathé Europa EXPO ARTS Comprendre le Japon à travers ses peintures ■ La célèbre Académie des beauxarts du Japon présente aujourd’hui une exposition exceptionnelle consacrée au Nihonga – littéralement peinture japonaise – à Paris. Réalisées à l’aide d’une peinture à base de poudre de pierre semiprécieuses sur des grands paravents, les 32 œuvres exposées mettent en lumière l’âme de cet art traditionnel : symbolisme, quête de la réalité et spiritualité. L’âme actuelle du Japon. Etonnants peintres Inten Espace des arts, Mitsukoshi- Etoile, 3, rue de Tilsit, Paris 8e. Jusqu’au 23 juin. Tél. : 01 44 09 11 11. Portrait de Michèle Morgan, Toshuo Matsuo. de nombreux artistes amoureux des mots. Les spectacles se tiennent dans différents lieux de la ville : place du Parlement, jardin du Thabor, théâtres, bars, bibliothèques, universités. Mythos, jusqu’au 28 avril. Renseignements : www.festival-mythos.com 2 3 4 5 Une qui dérange vérité d’Al Gore Paramount Pictures Nausicaa (film d’animation) Buena Vista Little Miss Sunshine Fox Pathé Europa jkle jkle jkle jkle jkle Meilleures ventes de films en DVD A peine sorti en DVD, le film de Stephen Frears caracole en tête du top après avoir été primé à Hollywood (Oscar de la meilleure actrice pour Helen Mirren) et à Venise. Le réalisateur a voulu mettre en exergue le contraste entre la réaction du peuple et l’indifférence de la reine à la mort de la princesse Diana. Légende : (e) nouvelle entrée - Source : DR Le retour des blondes THÉÂTRE ■ Suite au succès rencontré avec leur première pièce, La cage aux blondes, Marie Payen et Aurélie Petit récidivent. Dans La cage aux blondes 2, les deux femmes tentent de faire partager les angoisses et les tensions des comédiens et des spectateurs dans l’attente d’une représentation. Armées d’une boîte à rythmes, d’une guitare électrique et de trésors d’invention, les comédiennes se lancent dans une performance déjantée. La cage aux blondes 2, du 25 avril au 2 juin Théâtre national de Chaillot, 1, place du Trocadéro Paris 16e. Tél. : 01 53 65 30 00 BD « Persepolis » : un seul volume et un long métrage ■ Marjane Satrapi s’est fait connaître par la série Persepolis, bandes dessinées qui abordent l’histoire de son enfance iranienne sous le régime islamiste. Aussi pertinente dans le graphisme que dans la scénarisation, son œuvre est aujourd’hui éditée en un seul volume. A relire avant la sortie de son adaptation au cinéma prévue pour la fin juin 2007. Persepolis monovolume, Marjane Satrapi, L’association, 32 €. L’ASSOCIATION C. PETIT
DR D.R. www.directsoir.net Clive Owen. CINÉMA « Next », une longueur d’avance Entre complot et spiritisme, Nicolas Cage et Julianne Moore sauront-ils déjouer la menace qui pèse sur Las Vegas ? Le temps joue pour eux. Las Vegas, la ville de tous les possibles : jeu, frime et paranormal. Lee Tamahori plante le décor de Next. Réalisateur à succès (A couteaux tirés, L’âme des guerriers…), le Néo-Zélandais signe une adaptation rocambolesque de la nouvelle de Philip K. Dick, L’homme doré. Aventures, cavalcades, fusillades, sentiments amoureux s’enchaînent à l’image des productions hollywoodiennes. Alors que la ville du jeu et des casinos est menacée par un groupe terroriste aux procédés radicaux, le FBI piétine. L’agent Callie Ferri (Julianne Moore), ne voit qu’une solution : contraindre Chris Johnson, un homme hors normes aux dons divinatoires, à collaborer. Dans ce rôle, Nicolas Cage est tenu d’utiliser DVD La fin d’une ère ■ En 2027, aucune naissance n’est enregistrée depuis dix-huit ans, et l’avenir de l’Homme semble inexorablement compromis. Les fils de l’homme, thriller futuriste d’Alfonso Cuaron, compile plans séquences et scènes d’action pour maintenir le spectateur dans un suspense haletant. Les fils de l’homme, d’Alfonso Cuaron, avec Clive Owen, Julianne Moore, Universal Pictures, 20 €. ses facultés à lire dans le futur. Deux minutes d’avance sur le présent suffiront-elles à contrer le complot ? Mais le futur n’apporte aucune certitude, et mille scénarios sont envisageables. Next, de Lee Tamahori. En salle. Très bien merci, avec Sandrine Kiberlain et Gilbert Melki D.R. Histoire de fous ★★★★★ « Très bien merci » décrit les absurdités d’un système administratif dont le citoyen ordinaire est la victime. Alex est comptable, il vit avec Béatrice et leur quotidien ressemble à celui de monsieur et madame Tout-le-monde. Sauf que le quadragénaire, interprété avec une féroce énergie par Gilbert Melki, va un jour assister à un contrôle d’identité. Choisissant de ne pas détourner les yeux et de ne pas passer son chemin, il est tutoyé, menotté et amené à passer sa première nuit en garde à vue. Il cherche à comprendre la raison d’un tel acharnement mais personne n’est réellement en mesure de le lui expliquer. Il sortira finalement du commissariat, mais direction cette fois l’hôpital psychiatrique, juste avant d’être licencié… Les conséquences de cette journée aux allures de cauchemar vont s’étirer sur de longs mois. Le deuxième long-métrage d’Emmanuelle Cuau est le récit d’un système implacable, où les personnages principaux se trouvent confrontés à une administration kafkaïenne et à des médecins CULTURE 15 CINÉMA qui posent des diagnostics sur des patients sans jamais les avoir reçus, car ils n’en ont pas le temps. Dans la peau de Béatrice, Sandrine Kiberlain, la femme qui partage le quotidien d’Alex depuis dix ans. Dans sa lutte pour ramener son mari à la maison, elle se heurte à des formulaires bidons, des réponses standards, et à des êtres humains qui se sont transformés en « fonctionnaires automates ». L’actrice joue tout en retenue. Elle est comme anesthésiée face à la violence et l’incohérence du système. En près de deux heures, Très bien merci dépeint une situation qui devient incontrôlable. Melki, tel un pantin baladé par la société et l’administration, en perd ses repères. Emmanuelle Cuau a su distiller tout au long du film un humour froid, et la situation prête parfois au rire tellement elle est absurde. Un rire pour alléger ce climat pesant qui n’a rien d’un épisode de science-fiction. C’est plutôt « un film de citoyenne », explique la réalisatrice. Où les fous ne sont pas ceux que l’on croit. Très bien merci, d’Emmanuelle Cuau. En salle.



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