Direct Soir n°137 3 avr 2007
Direct Soir n°137 3 avr 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°137 de 3 avr 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Rania de Jordanie son combat pour l'enfance

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Directsoir t Mardi 3 avril 2007 4 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW ANNE PARILLAUD Retour sur les plateaux A l’occasion de la sortie du dernier film d’Eric Civanyan « Demandez la permission aux enfants », Anne Parillaud évoque sa vision de la famille. Pouvez-vous nous présenter votre famille dans le film ? Je joue une journaliste de mode dont le mari, David (Pierre Cassignard), est dentiste. Nous avons deux filles de 10 et 12 ans. Chez nous, c’est l’homme qui gère tout, aussi bien la famille que sa carrière. Dans ce contexte, je suis un peu la troisième grande fille de la famille. J’ai gardé une certaine complicité avec mes filles. Mon personnage est lunaire, je suis ailleurs, dans ma bulle, dans mon monde. Ce n’est pas une fuite en avant, mais j’ai une autre approche de la vie. Vous avez trois enfants dans la vie, avezvous rencontré ce type de problèmes ? Comme tout parent, j’estime mes enfants extrêmement bien éduqués. Moi-même, je suis issue d’une famille très disciplinée, très sévère, voire autoritaire. J’ai appliqué un certain nombre de ces règles. Au lieu de transmettre avec intelligence et humanité des valeurs et des références, mes parents nous ont imposé leur approche. C’est vrai que ce type d’éducation favorise les rébellions, les refoulements par rapport à l’autorité. Les générations suivantes ont pris le contre-pied en voulant faire exister l’enfant, être à son écoute, faire attention à lui. Nous sommes un peu dans une période transitoire où il faut trouver l’équilibre entre trop et pas assez. Pouvez-vous nous parler des enfants du film et surtout de vos filles ? Mes deux filles, je les ai trouvées formidables. L’aînée est brillante, elle a deux ans d’avance, parle trois langues et suit sa scolarité à l’école internationale. Elle était d’une gentillesse et d’une souplesse incroyable. La petite est dans Comme tout parent, j’estime mes enfants extrêmement bien éduqués Repères DR/PROD DB ADEL PRODUCTION DR/PROD DB (PHOTO CAMBOULIVE)/GAUMONT la compétition sportive et a tourné le film pendant ses congés. Jouer avec des enfants, ce n’est pas toujours facile. On découvre que certains sont complètement sous l’influence parentale. Sur ce tournage, ce n’était pas le cas. Ils ont vraiment joué le jeu. Entre les scènes, ils restaient avec nous et nous considéraient comme leurs parents. Un autre cas de famille est illustré avec les Michelet de Varagnes ? Cette famille illustre bien l’hypocrisie qui existe chez certains aristocrates. L’essentiel est de sauver les apparences. Les parents qui se voilent consciemment ou inconsciemment la face pour ne pas voir la réalité de leur enfant. Dans ce type de famille seule l’apparence compte, donner l’illusion que tout va bien. Les enfants en souffrent et font leurs coups en douce. V. BRYNNER/CORBIS SYGMA Avez-vous pu improviser ? Dès l’écriture, le scénario était très ajusté au vocabulaire, au langage de l’enfance. Ces derniers s’y sont glissés et les parents également. C’était très précis, rien n’a été changé ou rajouté. Vous retrouvez-vous enfant dans l’une des scènes ? Je suis issue d’une fratrie, j’ai une sœur aînée et un petit frère et j’en ai gardé un certain traumatisme. La scène de dispute entre mes deux filles qui désirent la place du milieu dans la voiture par exemple.Aujourd’hui, si je suis à l’arrière je veux être au milieu. Je me revois dans cette scène au même âge. Quel est votre meilleur souvenir sur ce tournage ? C’est un souvenir global. J’ai vraiment découvert une jubilation et un réel plaisir en arrivant chaque matin sur le plateau avec les enfants. Alain Delon « Nikita » Hollywood Alain Delon révèle la jeune comédienne Anne Parillaud en l’engageant sur deux films qu’il réalise : Pour la peau d’un flic (1981) (d’après le livre de Jean-Patrick Manchette) et Le battant (1983) (d’après André Caroff). Pour ces deux films, qui rencontreront un beau succès public, l’acteur lui donne la réplique. PROPOS RECUEILLIS PAR LAURIE CHOLEWA Pierre Cassignard et Anne Parillaud dans Demandez la permission aux enfants. En 1990, c’est la consécration grâce à Nikita, rôle que le cinéaste Luc Besson, son compagnon à l’époque, écrivit pour elle. Nikita fut le premier film français à dépasser la barre des 5 millions de dollars de recettes aux Etats-Unis. Ce rôle d’agent secret lui vaut le césar de la meilleure actrice en 1991. PROFIL 1977 : Premier rôle dans le film Un amour de sable de Christian Lara. 1981 : Alain Delon lui offre un rôle Pour la peau d’un flic, qu’il a écrit. Elle jouera aussi dans Le battant (1983), également réalisé par le comédien. 1990 : Elle incarne Nikita dans le film éponyme de son conjoint de l’époque, Luc Besson et obtient en 1991 le césar de la meilleure actrice. 1992 : Premier rôle aux Etats-Unis, dans le film Innocent Blood de John Landis. 2005 : Epouse le compositeur français Jean-Michel Jarre. En 1992, Anne Parillaud tourne dans le film d’épouvante de John Landis, Innocent Blood. Elle y incarne Marie, une jeune femme vampire, qui sévit dans les milieux mafieux pour apaiser ses appétits. Une expérience qu’Anne renouvelle quelques années plus tard en interprétant la reine Anne d’Autriche dans L’homme au masque de fer. PROD DB/LES FILMS MANUEL MAAZ
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