Direct Soir n°120 9 mar 2007
Direct Soir n°120 9 mar 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°120 de 9 mar 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 24

  • Taille du fichier PDF : 1,8 Mo

  • Dans ce numéro : Demain soir les victoires de la musique

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 9 mars 2007 6 EXCLUSIVITÉ INTERVIEW XAVIER BERTRAND Ministre de la Santé et des Solidarités « Une totale liberté d’expression » A un mois et demi du premier tour de l’élection présidentielle, Xavier Bertrand, ministre de la Santé et des Solidarités et porte-parole de Nicolas Sarkozy, livre ses impressions sur la campagne à « DirectSoir ». Après une montée en puissance, assiste-t-on à une stagnation dans la campagne des grands candidats ? Dans la campagne de Ségolène Royal, oui, mais je n’ai vraiment pas ce sentiment dans celle de Nicolas Sarkozy : regardez les intentions de vote et les sondages. Une campagne c’est très long. Nous avons réussi à montrer que nous sommes les seuls à avoir un vrai projet de société, avec une colonne vertébrale : la valeur travail. Les idées que défend Nicolas Sarkozy sont au cœur de la campagne présidentielle, au cœur des préoccupations des Français. Il a voulu que la campagne présidentielle soit aussi une campagne de terrain qui sera menée jusqu’au bout avec des idées fortes. Quels sont les effets de la systématisation des sondages ? Il ne faut pas se fier aux seuls sondages. Il faut aussi se fier à ses convictions. Nicolas Sarkozy a la conviction qu’il faut réconcilier les Français avec la politique. L’important, c’est de bien considérer les sondages pour ce qu’ils sont. C’est un thermomètre à un moment donné, pas un baromètre de ce qui va se passer. Ils donnent des tendances, et jusqu’ici ils placent Nicolas Sarkozy en tête des indices de confiance. Concernant la fermeté des intentions de vote, celle-ci est très volatile pour François Bayrou. Repères F.ACHDOU/URBA IMAGES Comment analysez-vous la montée de François Bayrou ? Il va être confronté à une épreuve de vérité et il va devoir répondre précisément aux questions des Français. Pour l’instant, les questions ont porté sur son positionnement. Il a été flou. Il va falloir en terminer avec une posture de généralités. Sur le pouvoir d’achat, que propose François Bayrou ? Rien. Sur la sécurité ? Rien de sérieux. Sur la santé ? Rien ou si peu. Il va être confronté à une exigence de réponses solides et précises, à commencer par la façon dont il compte gouverner. Aujourd’hui, personne ne le sait, même pas lui. F.PERRY/AFP PHOTO E. GRÉGOIRE/GAMMA En cas de victoire, que doit-on attendre des 100 premiers jours de Nicolas Sarkozy à l’Elysée ? De l’action. L’idée est que les choses changent dès le début. Dès l’été, nous voulons mettre en place un train de réformes, avec des mesures concrètes : une loi de service minimum dans les transports publics, le vote à bulletin secret au bout de huit jours de grève, le contrat de travail unique, la démocratie sociale et un sujet prioritaire pour nous : l’égalité des salaires entre les hommes et les femmes. Un paquet fiscal viendra aussi avec la défiscalisation des heures supplémentaires, la déductibilité des intérêts d’emprunts immobiliers, et la suppression des droits de succession pour neuf familles françaises sur dix. Sitôt l’élection passée, il faudra faire ce que l’on a dit. Quels sont les prochains grands rendezvous de la campagne de Nicolas Sarkozy ? Quand démissionnera-t-il du ministère de l’Intérieur ? Il l’a dit : il quittera le gouvernement le 23 mars, qui est la date de début de la période de réserve pour les membres du gouvernement. Pour les prochains grands moments, il a voulu, le 18 mars, honorer un rendez-vous fort avec les jeunes. Il va continuer les meetings illustrant des thèmes précis. Et la santé va tenir une place importante dans les semaines à venir. Quel bilan tirez-vous de votre expérience de porte-parole et quels sont vos projets pour l’année prochaine ? Je pense qu’aujourd’hui, quand on dit vraiment Nous sommes les seuls à avoir un vrai projet de société avec, comme colonne vertébrale, la valeur travail Les parrainages Airbus Fuite des jeunes cerveaux Xavier Bertrand explique que Nicolas Sarkozy veut combattre les idées extrêmes dans le cadre de la campagne. Mais s’il faut que tous les courants soient représentés, pour autant, il n’y aura pas de consignes à l’UMP. « Les maires UMP adhèrent au projet de Nicolas Sarkozy et veulent lui réserver leur parrainage », précise-t-il. PROPOS RECUEILLIS PAR SAMUEL ROUSSEAU AVEC ALEXANDRE GIRAUD « La question, c’est la volonté, la compétence et l’expérience. Ce n’est pas celui qui a sauvé Alstom qui va rester les bras ballants ». Xavier Bertrand souligne l’importance de recomposer l’actionnariat pour le mettre au service d’un vrai projet industriel intégré. « L’Etat, qui est au capital, doit assumer ses responsabilités. » N.TAVERNIER/REA Avec Nicolas Sarkozy, lors d’un déplacement dans la Somme. les choses, qu’on assume les choix, les Français le sentent.Avec un candidat qui ne pratique pas la langue de bois, les porte-parole en font autant. Cela permet de garder les pieds sur terre. Enfin, avec Rachida Dati (autre porteparole de Nicolas Sarkozy,ndlr), Nicolas Sarkozy nous laisse une totale liberté d’expression et une totale liberté de lui faire des propositions. Porte-parole, ça marche dans les deux sens. Pour ce qui est de mes projets dans un an, c’est d’abord réussir les premiers pas de mes enfants. Dans le registre politique, je n’ai jamais fait de plan de carrière et jusqu’ici, cela m’a plutôt porté chance, alors il n’est pas question que je change mes habitudes. En tant qu’élu local, je sais que dans un an, les Français voteront pour les élections municipales : j’aimerais continuer à bénéficier de la confiance des Saint-Quentinois, en tant que maire adjoint de ma ville. « L’exil n’est pas une fatalité, il est possible d’inverser la tendance ». Revalorisation des bourses doctorantes, statuts des jeunes chercheurs, bouclier fiscal à 50%, accès à la propriété pour les jeunes. Nicolas Sarkozy proposera un contrat d’autonomie. « On veut montrer aujourd’hui que ceux qui réussissent et qui veulent réussir ont leur place en France », ajoute Xavier Bertrand.
www.directsoir.net JACQUES CHIRAC/Dimanche, 20h : « le moment solennel » h C’est par une allocution télévisée que Jacques Chirac s’adressera aux Français et fera part de ses intentions pour l’élection présidentielle. Ira, ira pas : le suspense prendra fin dimanche à 20h. La France attend la décision du chef de l’Etat. « Ce sera un moment fort de l’histoire politique », a observé Jean-Pierre Raffarin. Le Président, qui n’a jamais évoqué clairement son choix, avait déclaré qu’il se prononcerait sur une éventuelle cinquième candidature à l’Elysée dans le courant du premier trimestre 2007. Cette annonce est maintenant programmée. « Nous approchons d’un moment solennel. La décision qu’il prendra sera la bonne », déclare ce matin Dominique de Villepin dans les colonnes du Parisien. Une réponse positive redistribuerait les cartes à une semaine de la date limite des dépôts des signatures. Mais l’annonce de dimanche devra très probablement signer la fin de douze années passées à la tête du pays. Si Jacques Chirac renonce à se représenter, une question se posera : le chef de l’Etat apportera-t-il son soutien à Nicolas Sarkozy, le candidat UMP ? Le ministre de l’Intérieur a dit hier soir connaître les intentions du Président, les deux hommes s’étant rencontrés cette semaine. Il y a peu de chances que Jacques Chirac se prononce après-demain, l’intervention étant jugée trop formelle par son entourage. Traditionnellement utilisée pour les vœux du Jacques Chirac dans son bureau de l’Elysée. 31 décembre, l’allocution télévisée de 20h s’adresse au plus grand nombre de Français, ne laissant pas la place aux questions partisanes. En attendant, le Président était à Bruxelles hier et aujourd’hui, pour ce qui est apparu aux yeux de tous comme le dernier conseil européen de son mandat. F. PUGNET/TF1 FRANCE EN BREF Lyon-Saint-Exupéry ouvre son capital v L’aéroport de Lyon-Saint- Exupéry revêt, depuis aujourd’hui, le statut de société anonyme. Géré jusqu’à présent par la chambre de commerce et d’industrie de Lyon, son capital sera progressivement ouvert aux investisseurs privés, qui pourront devenir majoritaires à partir de 2013. Vinci et Veolia sont déjà sur les rangs. Expulsions locatives : manifestation dimanche v A quelques jours de la fin de la trêve hivernale, fixée au 15mars, une trentaine d’associations de défense des mal-logés, des chômeurs et des précaires appellent à manifester dimanche à Paris pour demander au gouvernement son prolongement. Le rendez-vous est fixé à 15h place de la République. CAROLE TOLILA,ALEXANDRE BOUDET, RENAUD CHARLES



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