Direct Soir n°102 2 fév 2007
Direct Soir n°102 2 fév 2007
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°102 de 2 fév 2007

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : Direct Soir S.A.

  • Format : (210 x 280) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : Fabrice Luchini le beau parleur

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Directsoir t Vendredi 2 février 2007 8 ACTU FRANCE EN BREF Le beau-père « probablement hors de cause » v Le beau-père du petit Julien, un ouvrier de 43 ans qui s’est suicidé mercredi à l’issue de sa garde à vue, est « probablement hors de cause », a déclaré hier Jean-Pierre Nahon, le procureur de la République de Valence. Le petit garçon de 3 ans qui a disparu lundi du domicile familial de Bourg-lès-Valence (Drôme) était encore activement recherché vendredi matin. Campagne de « mauvaise qualité » v Selon un sondage OpinionWay pour le Figaro-LCI, deux Français sur trois pensent que la campagne présidentielle est de faible niveau. 43% n’incriminent aucun des candidats, mais un tiers des personnes interrogées pensent que « Nicolas Sarkozy est plutôt responsable, contre 24% pour Ségolène Royal. 51% des socialistes ne regrettent pas d’avoir désigné Ségolène Royal, alors que Nicolas Sarkozy est plébiscité à 73% à l’UMP. Réouverture du musée Fabre à Montpellier v Le musée montpelliérain consacré à la peinture et la sculpture du XIV siècle à nos jours rouvre demain après quatre ans et demi de travaux. Plus grand et plus lumineux, le nouveau musée Fabre compte plus d’un millier de peintures, 150 sculptures et 4500 dessins. Exonérations patronales en hausse v Selon l’Agence centrale des organismes de sécurité sociale (Acoss), les exonérations de cotisations patronales ont atteint 21,1 milliards d’euros en 2005, soit une hausse de 4,7% sur un an. Les allégements consentis pour aider à la création d’emplois et aux 35 heures pourraient expliquer cette nouvelle accélération. PEINE DE MORT/Un congrès pour l’abolition universelle Depuis hier et jusqu’au 3 février, le 3 e congrès mondial contre la peine de mort se déroule à la Cité internationale universitaire de Paris (14 e). Des centaines de visiteurs, 125 intervenants, professeurs, avocats, procureurs venus du monde entier sont attendus avec 64 pays représentés. Tout au long de cette manifestation, tables rondes, débats, focus sur l’actualité et ateliers se succèdent. Des tee-shirts, des livrets reproduisant un texte de Victor Hugo sur la peine de mort assorti d’une préface de Robert Badinter sont distribués. « Le sens de notre combat : convaincre de nouveaux citoyens des raisons de l’abolition », déclare Michel Taube, porte-parole de l’association Ensemble contre la peine de mort (ECPM), organisateur du congrès. Pour lui, « c’est Le rendez-vous de la communauté des abolitionnistes du monde entier. Il permet aussi la promotion internationale de l’action en faveur de l’abolition universelle et contribue à sensibiliser plus largement l’opinion publique ». Le congrès mondial se tient à l’heure où la France s’apprête à réviser la Constitution afin d’y insérer un article abolitionniste.Autre signe encourageant, selon Michel Taube, « 25 ans après l’abolition en France, une majorité de Français est enfin hostile au rétablissement de la peine de mort », se réjouit-il. Maître Antoine Alexiev, « avocat sans frontières » et défenseur des infirmières bulgares condamnées à mort en Libye, se montre moins optimiste. Il estime, déçu, qu’« on a beaucoup de mal à mobiliser l’opinion SÉGOLÈNE ROYAL/Dernier round participatif h Le dernier débat participatif en présence de Ségolène Royal s’est tenu hier soir à Grenoble sur le thème de la jeunesse. Un an après les manifestations anti-CPE, 4 000 personnes se sont rassemblées pour aborder les questions d’éducation et écouter la conclusion de la candidate socialiste. Souvent décriée parce que jugée « trop lente » pour contre-attaquer la campagne de Nicolas Sarkozy, cette phase de « discussion avec les Français » arrive à son terme. Des réunions seront organisées demain dans les régions et les départements pour « mettre en forme les remontées qui vont nourrir les propositions de la candidate », indique son entourage. Le compte rendu national, suivi de l’annonce du programme, sera dévoilé le 11 février. A cette date, les sections et comités Désirs d’avenir auront lancé « 5000 débats participatifs en France et dans des communautés françaises de l’étranger ». pour faire bouger les choses pour les infirmières bulgares ». Cet avocat, qui en 1981 alors qu’il était étudiant en droit se demandait pourquoi Robert Badinter voulait abolir la peine de mort, s’avère aujourd’hui un militant acharné se battant pour une abolition mondiale. D’après lui, « ce combat est un choix de société qui fait partie de nos valeurs ». Ce rendez-vous est aussi très important pour lui car, « c’est grâce à ce genre de débat mondial que l’on fait avancer les mentalités », ajoute-t-il. Ceux qui souhaitent rallier ce combat participeront demain à une marche citoyenne en faveur de l’abolition universelle. Le cortège devrait partir à 14h place de la Bastille. POLICE/La PJ fête ses 100 ans h A la Belle Epoque, sous la III e République, le grand banditisme fait rage. « Les Apaches », la « Caravane à Pépère », ou encore « les bandits d’Hazebrouck » sont des noms de gangs dont la seule évocation suffit à glacer le sang. Face à cette criminalité grandissante, Georges Clemenceau, le président du Conseil surnommé « le Tigre », décide d’agir. Il fonde en 1907 le Contrôle général des services de recherches judiciaires, placé sous l’autorité d’un commissaire. C’est l’acte de naissance de la police judiciaire. Douze brigades composées chacune d’une dizaine d’inspecteurs sont rapidement mises en place. Les hommes sont formés à différentes techniques de combat comme la savate (ancêtre de la boxe). Ils sont en outre les premiers à utiliser le système Bertillon, une méthode d’identification basée sur les mensurations et utilisée en France jusqu’en 1970. Ces brigades mobiles seront très vite baptisées « Brigades du Tigre » en hommage au président du Conseil. Hier, les 7000 fonctionnaires de la PJ ont soufflé la centième bougie de cette branche de la JULIEN SOLONEL,RÉMI FOUGÈRES,DAPHNÉ DEGUINES,LAURE DEGOUY,XAVIER FORNEROD,MARION SOUZEAU,ALEXANDRA MONTALDIER,VALÉRIE ZOYDO,RENAUD CHARLES Philippe Douste-Blazy, Danielle Mitterrand et Robert Badinter, hier à l’ouverture du congrès. Repère En 2005, 2148 personnes ont été exécutées dans 22 pays. 94% des exécutions sont recensées en Chine, en Iran, en Arabie Saoudite et aux Etats- Unis. Depuis le 2 e congrès mondial en 2004, le Sénégal, le Mexique, le Liberia ont aboli la peine de mort. police lors d’un grand gala au Paradis Latin. En 2006, elle a enquêté sur plus de 30500 crimes et délits et permis l’arrestation de 23600 auteurs présumés. Les outils ont évolué, mais selon les experts, la méthode reste la même : « Ce qui n’a pas changé depuis les premières affaires des Brigades du Tigre, c’est l’enquête sur le terrain », explique Claude Cancès, ancien directeur de la PJ de 1993 à 1996, aujourd’hui retraité. « Les moyens ont évolué. Les tests ADN, par exemple, ont fait l’effet d’une révolution dans les enquêtes criminelles. Mais rien ne remplacera jamais la bonne vieille enquête de terrain. » Officiers de police judiciaire lors d’une cérémonie. C. SIMON/AFP DENIS/REA
www.directsoir.net ENVIRONNEMENT/Pour une ONU de l’écologie Jacques Chirac a ouvert ce matin à l’Elysée la réunion internationale « Citoyens de la Terre », première conférence du genre pour une gouvernance écologique mondiale. Alors que le Groupe intergouvernemental d’experts sur l’évolution du climat (GIEC) vient de rendre ses conclusions sur le réchauffement climatique (voir article ci-contre), le Président français a ouvert Citoyens de la Terre, la première conférence pour une gouvernance écologique mondiale qui fait figure de point d’orgue d’une semaine au chevet de la planète. Une initiative souhaitée par Jacques Chirac, qui devrait être le dernier grand rendez-vous de sa présidence et renforcer sa stature internationale. « Créons l’Organisation des Nations unies pour l’environnement, conscience écologique du monde, lieu privilégié de notre action commune pour les générations futures », avait déclaré le président de la République à l’Assemblée générale des Nations unies à New York, le 19 septembre dernier. C’est dans cet objectif que responsables politiques, scientifiques et chefs d’entreprise d’une soixantaine de pays se retrouvent à Paris. Après l’ouverture officielle ce matin des Citoyens de la Terre par le chef de l’Etat, six ateliers – dérèglement climatique, biodiversité, pollution, eau, croissance écologique, gouvernance internationale – se déroulent au Centre de conférences internationales de l’avenue Kléber (16 e). Les résultats de ces travaux seront présentés demain matin à l’Elysée au moment de la clôture de la conférence. Parmi les invités, sont attendus l’économiste de la Banque mondiale, Nicholas Stern, l’astrophysicien québécois Hubert Reeves, la navigatrice britannique Ellen MacArthur, ainsi que de nombreuses personnalités politiques tels Alain Juppé, président du comité d’honneur, José Manuel Barroso, président de la Commission européenne ou encore Nicolas Hulot. La délégation française, forte d’une soixantaine de représentants, compte également le réalisateur Jean-Jacques Annaud, le photographe YannArthus- Bertrand, ainsi que de grands chefs d’entreprise. Pendant ces deux jours, l’une des priorités sera de dresser un constat commun des menaces qui pèsent sur l’environnement. Ces travaux utiliseront en particulier les dernières conclusions rendues ce matin par le Giec. Les autres objectifs sont de déterminer les actions prioritaires pour lutter contre ces menaces et agir à l’échelle mondiale. L’ambition des Citoyens de la Terre est donc de créer une mobilisation internationale. C’estdit « On n’est pas là pour renvoyer dos-à-dos la droite et la gauche. C’est évident que nous sommes dans le camp de la gauche. Aujourd’hui, cette dernière doit incarner de véritables valeurs antilibérales. » José Bové, précisant qu’il appellerait à voter Ségolène Royal au second tour. (RTL) « Créons l’Organisation des Nations unies pour l’environnement. » Les conclusions du GIEC, point de départ de la réunion internationale voulue par J. Chirac. A l’exemple de l’Organisation mondiale de la santé ou du commerce, Jacques Chirac, soutenu par de nombreuses personnalités,souhaite la création d’une instance internationale. Son rôle : la protection de l’environnement et le développement durable. « Il ne s’agit pas de partir de zéro, mais de s’appuyer sur ce qui existe », a précisé Alain Juppé. En effet cette Onue se substituerait, avec des pouvoirs et des compétences élargis, à l’actuel Programme des Nations unies pour l’environnement (PNUE). En lui attribuant son propre budget, des dispositions normatives et un président, elle permettrait une mobilisation et une action globales sur un enjeu désormais majeur. Mais la difficulté sera de réussir à convaincre tout le monde de l’intérêt de cette organisation. 150 participants issus des 60 pays représentés ont déjà répondu positivement. Mais les Etats-Unis et la Chine, principaux pays pollueurs, ne sont pas convaincus de l’intérêt de cette organisation. Répondront-ils à l’appel de Paris qui sera lancé à l’issue de cette conférence ? C’est là un des principaux défis de Citoyens de la Terre. « On m’engage pour jouer des choses sérieuses, comme La jeune fille et la mort ou Le village. Mais au fond, j’adore être une idiote. » Sigourney Weaver, actrice. (TéléObs) « C’est le plus gros vol que j’ai vécu dans ma carrière. Je crois que cela ne s’est jamais vu dans l’histoire du hand international. Il y a un seuil de tolérance mais on ne pensait pas que cela serait à ce point. » Jérôme Fernandez, défenseur de l’équipe de France de handball, après la demi-finale du mondial, perdue (32-31) face à l’Allemagne. (L’Equipe) F. AUGSTEIN/AP C. PLATIAU/REUTERS FRANCE RAPPORT DU GIEC/Les chiffres de référence hRéunis à Paris depuis une semaine, les 500 experts du Groupe intergouvernemental sur l’évolution du climat (GIEC), ont présenté ce matin leur « résumé à l’attention des décideurs ». Pour la première fois, l’estimation de la hausse des températures gagne en précision. Les experts l’évaluent de 1,8 à 4° C par rapport aux vingt dernières années. Conséquence directe, il est « très probable que les chaleurs extrêmes et les événements de fortes précipitations continueront de devenir plus fréquents ». Non moins inquiétant, le niveau des mers devrait s’élever de 18 à 59 centimètres d’ici à la fin du siècle. L’état des lieux dressé est inquiétant. Après un premier compte rendu du GIEC en 2001, les conclusions sont aujourd’hui plus précises, mais aussi beaucoup plus alarmistes. L’activité humaine est la première cause de « l’accroissement observé sur la température moyenne globale depuis le milieu du 20 e siècle ». Un réchauffement qui n’est pas près de cesser, et dont les effets seront considérables sur le long terme, puisqu’ils causeront de graves dérèglements climatiques, avec un réchauffement et une hausse du niveau des mers « pendant plus d’un millénaire ». D’ici à 2100 Hausse des températures : entre +1,8°C et +4°C Montée des eaux : entre +18cm et +59cm Dans les KIOSQUES Pour sa quatrième édition, Course au large retrace l’itinéraire d’une incroyable saison 2006 : tours du monde, transats, grands records et avancées technologiques… 116 pages et 150 photos pour revivre cette année d’exception. (7,50 €) Directsoir t Vendredi 2 février 2007 9



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