Arte Magazine n°2021-17 24 avr 2021
Arte Magazine n°2021-17 24 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-17 de 24 avr 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 1,7 Mo

  • Dans ce numéro : les visages oubliés de Palmyre.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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dimanche 25 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 AVRIL 2021 14 20.55 Cinéma Jackie Après l’assassinat de son mari à Dallas, Jackie Kennedy bataille pour défendre son héritage. Par Pablo Larraín, une habile réflexion sur le pouvoir de l’image, servie par une Natalie Portman au sommet. STEPHANIE BRANCHU Jackie Kennedy reçoit chez elle un journaliste auquel elle a décidé d’accorder une interview. Il y a quelques jours, le 22 novembre 1963, John F. Kennedy a été abattu à Dallas. Jackie se tenait aux côtés de son mari, dans la décapotable du cortège officiel, lorsqu’une balle lui a fracassé le crâne. Retenant son chagrin, la veuve du président des États-Unis, mère de leurs deux jeunes enfants, se remémore le temps où elle était encore la First Lady de l’Amérique. À son interlocuteur, elle raconte comment elle s’est investie pour médiatiser leur vie, faire souffler un vent nouveau sur la présidence, et perpétuer, en dépit des mensonges, leur image de couple glamour. Comment, aussi, elle a dû batailler pour organiser ses funérailles nationales, et quelle énergie elle est désormais prête à déployer pour que l’héritage de son époux lui survive... SUR TOUS LES FRONTS Du tailleur rose au voile de crêpe noir, du jour du drame au temps du deuil, Jackie Kennedy transcende la figure de la douleur. Lucide et vaillante malgré le choc de la perte, l’ancienne première dame est sur ses gardes, mais aussi sur tous les fronts  : elle tient tête à la famille de son mari, s’oppose aux services de sécurité, bouscule le protocole d’une institution marquée par l’assassinat de plusieurs de ses présidents. Se souvenant que la veuve de Lincoln dut vendre un à un tous ses meubles pour survivre, Jackie met elle-même en carton les jouets de ses enfants, pressée de laisser place nette à Lyndon B. Johnson, le nouvel occupant de la Maison-Blanche. Première production américaine du Chilien Pablo Larraín (Neruda, El Club), Jackie, au-delà de l’interprétation sans failles de Natalie Portman, nommée aux Oscars pour sa composition, esquisse une habile réflexion sur la force de l’image et la fragilité du pouvoir. Lire page 4 Meilleur scénario (Noah Oppenheim), Mostra de Venise 2016 – Meilleurs costumes (Madeline Fontaine), Bafta Awards 2017 Film de Pablo Larraín (États-Unis, 2016, 1h36mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Noah Oppenheim - Avec  : Natalie Portman (Jackie Kennedy), Peter Sarsgaard (Bobby Kennedy), John Hurt (le prêtre), Billy Crudup (le journaliste), Greta Gerwig (Nancy Tuckerman), Caspar Phillipson (John F. Kennedy), Max Casella (Jack Valenti) - Production  : Fox Searchlight Pictures, LD Entertainment, Protozoa Pictures, TSG Entertainment 1/5 I
PIERRE ZUCCA 22.35 Bernadette Lafont Et Dieu créa la femme libre Un portrait sensible de Bernadette Lafont, disparue en 2013, comédienne aux choix audacieux, égérie de la Nouvelle Vague et du féminisme, dotée d’un immense appétit de vivre. Dès ses premiers pas au cinéma, elle épate par sa liberté, son insolence et son sex-appeal. Les réalisateurs de la Nouvelle Vague (François Truffaut et Claude Chabrol) la consacrent en radieuse pin-up. Sans comprendre leur goût du noir et blanc et des tournages en extérieur, la jeune Nîmoise, qui rêvait plutôt de la magie des studios hollywoodiens, se plie à l’exercice avec ardeur. Mais il ne faut pas se fier à son irrésistible naturel, qui affleure même quand elle imite BB, son idole. Bernadette Lafont doit son allure sportive à un effort de maintien, auquel l’ex-danseuse, élevée dans les sévères Cévennes protestantes, ne renonce que sur le tard pour jouer dans Paulette une mamie dealeuse aux formes un brin relâchées. L’INSTINCT PLUS QUE L’IMPRÉSARIO Au fil des années 1960, Bernadette Lafont s’affirme comme une actrice audacieuse et une égérie féministe réglant son compte au machisme (Les stances à Sophie de Moshé Mizrahi). Curieuse et volontiers excentrique (jusqu’à adopter de délirantes tenues), elle fait preuve d’une totale liberté, suivant son instinct plutôt que son imprésario, lorsqu’on lui propose le désormais mythique La maman et la putain. Porté par la voix gouailleuse de la comédienne – avec laquelle la réalisatrice s’est entretenue peu avant son décès en 2013 –, ce portrait tout en sensibilité emprunte de lumineux chemins de traverse au cœur des Cévennes, pour capter l’appétit de vivre de son modèle, son caractère bien trempé mais pudique et son tempérament méridional à la fois chaleureux et austère. Des entretiens complices avec, entre autres, ses petites-filles ou Bulle Ogier, l’amie de toujours, avec qui elle a partagé des films et le chagrin de perdre un enfant (sa fille Pauline, disparue en 1988), ponctuent des archives où jaillissent sa beauté solaire et son franc-parler. Documentaire d’Esther Hoffenberg (France, 2016, 1h05mn) - Coproduction  : ARTE France, Lapsus, INA (R. du 18/6/2018) 2/5 I 23.40 Hannelore Elsner Actrice sinon rien Retour sur la longue et prolifique carrière de Hannelore Elsner, actrice allemande d’exception récemment disparue. Connue des spectateurs français pour son rôle dans la série policière Commissaire Léa Sommer, la comédienne allemande Hannelore Elsner, décédée en avril 2019 à l’âge de 76 ans, fut une figure incontournable du cinéma d’outre-Rhin, très appréciée du public pour sa chaleur, son humour et sa liberté. Sabine Lidl lui consacre un émouvant portrait, passant en revue un demi-siècle de carrière. Elle convoque les témoignages de celles et ceux qui ont côtoyé la comédienne et travaillé avec elle  : l’acteur germano-suisse Mario Adorf (auquel ARTE a également consacré un portrait) et les réalisateurs Doris Dörrie (Cherry Blossoms et merveilleux démons), Edgar Reitz ou encore Oskar Roehler, qui lui offrit en 2000 l’un de ses plus beaux rôles dans L’insaisissable, le bouleversant portrait d’une écrivaine déchue, très remarqué dans les festivals internationaux. Documentaire de Sabine Lidl (Allemagne, 2020, 1h) DOMINIK ELSTNER 16/7 dimanche 25 avril ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 24 AU 30 AVRIL 2021 15



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