Arte Magazine n°2021-14 3 avr 2021
Arte Magazine n°2021-14 3 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2021-14 de 3 avr 2021

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,0 Mo

  • Dans ce numéro : les chemins du sacré.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°14. LE PROGRAMME DU 3 AU 9 AVRIL 2021 8 Dans Baghdad Central, thriller nerveux dans l’Irak post-Saddam occupé par la coalition, l’acteur palestinien Waleed Zuaiter (Homeland et le film Omar, primé à Cannes, qu’il a aussi produit) crève l’écran en flic solitaire et père aimant. Entretien. Un flic dans le bourbier irakien Jeudi 8 avril à 20.55 Série Baghdad Central (1-3) Lire page 22 MM 1/4 7/5 Qu’est-ce qui vous a séduit dans la série Baghdad Central ? Waleed Zuaiter  : Quand le rôle de Khafaji m’a été proposé, j’ai d’abord pensé refuser. Je venais de perdre mon père et je n’avais aucune envie d’incarner encore un de ces archétypes arabes des productions occidentales. Encouragé par ma femme et mon agent, j’ai malgré tout passé l’audition et aussitôt été touché par l’écriture, riche et profonde, du projet  : une beauté qui incite chacun à élever le niveau de sa performance, comme le héros dépasse la simple survie pour se transcender. Au travers de ces personnages irakiens, chacun devrait pouvoir se reconnaître. C’est une série sur l’appartenance, la peur et la perte de la famille, de la maison, du pays... Qui est Muhsin Kadr al-Khafaji, le policier que vous incarnez ? Inspecteur dans les services secrets sous le régime de Saddam, il a été rétrogradé après l’invasion de l’Irak par les forces de la coalition. Hier policier contraint d’obéir pour survivre, il est hanté par son passé. C’est sans doute le personnage le plus complexe que j’ai eu à jouer. Lorsque la série s’en empare, Khafaji est au plus bas, mais il surmonte les épreuves par et pour l’amour de sa famille, sentiment qui va entrer en conflit avec l’attachement qu’il éprouve pour son pays. Ses qualités résonnent avec les valeurs dans lesquelles mes parents m’ont élevé  : courage, intégrité, loyauté et confiance. Quand l’Autorité de la coalition cherche à le recruter, il accepte sans illusions afin que sa fille Mrouj, atteinte d’une maladie des reins, soit prise en charge dans la « zone verte », même si, paradoxalement, c’est elle qui prend soin de lui. Khafaji voit aussi dans cette collaboration un moyen de recueillir des informations sur la disparition de son aînée, en rupture avec lui. Rongé par la douleur de la perte de sa femme et de son fils, il n’a pu jusque-là être assez présent pour ses filles. Quels souvenirs personnels gardezvous de cette période ? Palestinienne, ma famille a connu la guerre et la pauvreté, avant de devoir injustement s’exiler. Né à Sacramento, j’ai grandi au Koweït, de 5 à 19 ans. Retourné aux États- Unis pour l’université, je suis revenu au Koweït pour les fiançailles de mon frère, à la veille de l’invasion du pays par Saddam Hussein en 1990. La frontière avec l’Arabie saoudite a alors été fermée et mes parents, ma grand-mère de 93 ans et moi avons dû passer par la Jordanie  : un périple qui nous a pris trois jours. C’est à ce moment-là que j’ai perdu mon innocence et commencé, je crois, à devenir adulte. Propos extraits du dossier de presse de Channel Four SIFE EL AMINE
KOBA FILMS Onze ans après l’explosion en plein vol d’Oasis, l’enfant terrible de Manchester tutoie à nouveau les sommets, entre influences éternelles et contradictions intimes. Récit d’un retour gagnant, en marge d’un documentaire électrisant. Vendredi 9 avril à 22.35 Liam Gallagher  : As it Was Le plus grand comeback de l’histoire du rock’n’roll Lire page 25 MM 2/4 7/6 Liam Gallagher Lonesome rock star Pour tout fan d’Oasis, la date du 28 août 2009 est à marquer d’une pierre blanche (tombale). Têtes d’affiche de Rock en Seine, les frères Liam et Noel Gallagher y explosaient en plein vol suite à une énième empoignade, laissant les organisateurs désemparés annoncer à plus de 30 000 festivaliers chauffés à blanc l’annulation du concert et la fin du groupe le plus populaire de sa génération. Pour Liam, chanteur et rock star capable de tous les excès, remonter la pente s’annonçait plus ardu que pour son aîné, auteur-compositeur des plus grands titres d’Oasis. Tête brûlée, la star privée de public a mis du temps à revenir à la musique après le crash. Près de douze ans plus tard, pourtant, c’est le cadet qui culmine au sommet des charts avec ses deux albums solo (As it Was et Why Me ? Why Not). Débarrassé de son grand frère, à quoi ressemble le nouveau Liam Gallagher ? LE CADEAU DE NOEL Moins de cordes, plus de guitares  : l’influence majeure de Liam, déjà souveraine au temps d’Oasis, prend sa source à Liverpool. Les Beatles, référence absolue et quasi exclusive des frères Gallagher, ont vu leurs biens partagés lors de la rupture. À Noel, la veine romantique, avec cordes et instrumentations complexes, à Liam, les guitares acérées, en droite ligne d’une palanquée de groupes britanniques ayant pris racine au pied de l’arbre Lennon, de The Verve à Blur (ex-ennemis jurés d’Oasis) en passant par Arctic Monkeys ou Franz Ferdinand. Un rock tranchant, à la sensibilité punk inspirée des Sex Pistols, qui va comme un gant (de cuir) au chanteur. Le divorce entre les deux styles est-il total pour autant ? Pas complètement, et le paradoxe résume la complexité de la relation fraternelle. Ils ne se supportent plus, ne se sont pas adressé la parole depuis plus de dix ans, mais l’oreille avertie reconnaîtra, dans certains titres de Liam, la « patte » de Noel, après plus de deux décennies passées à sillonner ensemble la planète rock. Dernière influence, et non des moindres  : Debbie Gwyther, désormais compagne et manager du chanteur assagi. On ne saurait mieux expliquer que Paul, le troisième frère Gallagher, l’importance capitale de la jeune femme après l’échec de Beady Eye, le groupe créé par Liam dans la foulée d’Oasis et tombé aux oubliettes  : « Debbie a dû le convaincre de lever son cul, de prendre sa guitare et d’écrire des chansons. » François Pieretti ARTE MAG N°14. LE PROGRAMME DU 3 AU 9 AVRIL 2021 9



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