Arte Magazine n°2020-37 5 sep 2020
Arte Magazine n°2020-37 5 sep 2020
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2020-37 de 5 sep 2020

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : les Indes galantes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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dimanche 6 septembre ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 5 AU 11 SEPTEMBRE 2020 14 20.10 Vox pop Présenté par Nora Hamadi, le magazine des débats qui agitent l’Europe fait sa rentrée avec une nouvelle formule. L’émission se concentre désormais sur un seul sujet afin de mieux en approfondir les contours et creuser les comparaisons qu’il suscite entre pays européens. Un module de trois minutes, le « Prolog », pose en images les enjeux du débat, et est suivi d’une enquête dans un pays d’Europe et d’un multiplex animé par Nora Hamadi, qui donne la parole à deux invités de nationalités différentes, ainsi qu’à un ou plusieurs correspondants. Police  : la violence d’État est-elle légitime ? Début juin, 20 000 personnes manifestaient à Londres contre les violences policières, autant à Paris et 5 000 à Amsterdam. La mort de George Floyd aux États-Unis semble avoir ravivé le souvenir des violentes répressions de mouvements sociaux en Europe. En France, en 2019, les tirs de lanceurs de balles de défense ont enregistré une hausse de 200% et les interventions violentes ont augmenté de 80% en 2018 à Londres. Vox pop a enquêté en Allemagne, où les violences policières sont largement sousestimées. Mais pour les gouvernants, le reconnaître, c’est aussi risquer de jeter des policiers aigris dans les rangs des nationalistes de l’AfD. Que choisir entre alimenter l’extrême droite ou maintenir l’éteignoir sur la réalité et se couper de la population ? Nora Hamadi ouvre le débat avec le criminologue néerlandais Dorian Schaap et l’ancien officier de police judiciaire française Christophe Korell, mais également avec la correspondante de Vox pop en Suède, Julia Skott. Magazine présenté par Nora Hamadi (France, 2020, 28mn) - Coproduction  : ARTE France, Magnéto Presse PAULINE BALLET 20.55 Cinéma Soirée Jane Fonda La poursuite impitoyable La cavale d’un détenu accusé à tort. Dominé par l’interprétation de Marlon Brando, un puissant réquisitoire contre le racisme, qui n’a rien perdu de sa force. 1966, RENEWED 1994 HORIZON MANAGEMENT, INC. ALL RIGHTS RESERVED Dans une bourgade conservatrice du Texas, Bubber Reeves, accusé à tort d’un délit, s’évade du pénitencier avec un complice, lequel vole une voiture après avoir tué son conducteur. Une cavale qui déchaîne les passions, les habitants redoutant le retour de Bubber, l’enfant du pays. Le shérif Calder s’emploie, quant à lui, à protéger le fuyard d’un lynchage annoncé... À BOUT DE SOUFFLE Tourné par Arthur Penndans les années 1960 avant l’emblématique Bonnie and Clyde, alors que le sud des États-Unis restait obstinément sourd au mouvement des droits civiques, La poursuite impitoyable met en scène une communauté blanche décadente, en proie aux démons de la corruption, de l’alcoolisme et du racisme. Entre Val Rogers, le magnat local sans foi ni loi qui prétend jouer les philanthropes, ou cette autre famille de notables, dont les membres s’en prennent violemment aux Noirs par désœuvrement, le cinéaste dépeint une bourgeoisie américaine à bout de souffle. Même ses enfants – la génération Happy Days – se révèlent monstrueux, en particulier lors de la scène chaotique du lynchage collectif, certainement l’une des plus saisissantes du film. En shérif justicier, roué de coups pour avoir voulu défendre le fuyard, Marlon Brando, le visage tuméfié, y montre une fois encore toute la démesure de son talent et de son jeu physique. Une manière aussi, à travers lui, de mettre l’Amérique face à sa (mauvaise) conscience. (The chase) Film d’Arthur Penn(États-Unis, 1966, 2h07mn, VF/VOSTF) - Scénario  : Horton Foote, Lillian Hellman - Avec  : Marlon Brando (le shérif Calder), Jane Fonda (Anna Reeves), Robert Redford (Bubber Reeves), E. G. Marshall (Val Rogers), Angie Dickinson (Ruby Calder), Emily Stewart (Janice Rule), Miriam Hopkins (Madame Reeves) - Production  : Horizon Pictures, Columbia Pictures Corporation (R. du 14/12/2014)
BILL RAY/THE LIFE PICTURE COLLECTION/GETTY IMAGES 23.05 Soirée Jane Fonda Citizen Jane L’Amérique selon Fonda Un portrait haut en couleur de l’actrice Jane Fonda, en résonance avec l’histoire récente des États- Unis, ses rêves et ses désillusions. Comment se faire une place dans le cœur du public, lorsqu’on est la fille d’une star d’Hollywood ? À l’aube de sa carrière, la jeune Jane Fonda étudie à l’Actors Studio, la méthode la plus éloignée du jeu de son père, acteur populaire par excellence. Très vite, le mannequinat qu’elle pratique pour payer les cours lui fournit l’opportunité d’un premier film, mais dans la posture d’une pom-pom girl, fantasme sexuel offert à l’appétit du spectateur masculin. Dans un extrait de Sois belle et tais-toi, le documentaire de Delphine Seyrig, l’actrice raconte les tentatives du réalisateur et du producteur pour lui faire subir de la chirurgie esthétique et briser sa mâchoire, de manière à creuser ses joues. Pendant dix ans, elle portera à l’écran faux seins et faux cils. Son interprétation de prostituée vagabonde durant la Grande Dépression dans La rue chaude d’Edward Dmytryk lui permettra enfin de tourner la page de rôles creux où elle ne trouve pas son compte. La guerre du Viêtnam, qui fait douter l’Amérique d’ellemême, atteint Jane Fonda à Paris, où l’opposition est vive après les traumatismes de l’Indochine et de la guerre d’Algérie. Lorsque l’actrice réapparaît dans l’univers médiatique, elle est transfigurée. La star modelée par les fantasmes des salles obscures se révèle en activiste habitée, le rôle d’une vie qui ne la quittera plus. DE TOUS LES COMBATS Féministe, prêtresse de la reconquête du corps comme symbole émancipateur, militante antinucléaire, virulente opposante à la guerre du Viêtnam, symbole de la nouvelle gauche américaine théorisée par son ex-mari Tom Hayden...  : au-delà de la fantastique carrière cinématographique de Jane Fonda, les combats politiques de l’actrice ont épousé les convulsions d’un ogre américain traumatisé par sa propre autodestruction, des années 1960 à nos jours. Au travers de nombre d’extraits d’interviews où l’actrice se livre dans un français impeccable, Florence Platarets brosse le portrait édifiant d’une femme engagée, et de tous les combats, qui n’a jamais hésité à mettre son pays natal face à ses propres contradictions. Lire page 7 Documentaire de Florence Platarets (France, 2020, 52mn) - Coproduction  : ARTE France, Agat Films et Cie 30/8 4/11 0.00 Les Indes galantes Moments choisis LITTLE SHAO - ONP Mis en scène par Clément Cogitore, l’opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau conjugue danses urbaines et grandes voix lyriques. Un spectacle événement. La déesse Hébé invite la jeunesse à aller jouir de l’amour au-delà des mers. Mais Bellone, déesse de la guerre, les détourne des plaisirs du vaste monde en leur promettant de glorieux combats. Faite prisonnière par des pirates, la belle Émilie est devenue l’esclave du pacha Osman, dont elle repousse les avances, son cœur restant fidèle à Valère, son bien-aimé. Quand une tempête rejette providentiellement Valère aux pieds d’Émilie sur le rivage, les deux amants s’étreignent. Osman surprend leurs retrouvailles... ESSENCE ET ESPRIT Pour son très festif opéra- ballet, Rameau imagine une œuvre de plus de trois heures, dans laquelle chaque pièce (un prologue et quatre entrées) vise à produire de l’enchantement, et où les parties dansées tiennent un rôle essentiel. S’emparant de cette œuvre phare du siècle des Lumières, Clément Cogitore (Braguino) conjugue les danses urbaines et le baroque en réunissant de vibrantes chorégraphies de krump, réglées par Bintou Dembélé, et un plateau de grandes voix lyriques, notamment celles de Sabine Devieilhe, Julie Fuchs, Jodie Devos et Florian Sempey. Cette version télévisuelle ne se veut pas un best of des meilleurs airs ou danses du spectacle présenté à l’Opéra Bastille en 2019, mais un film resserré afin d’en transmettre l’essence. Un parti pris que Rameau n’aurait sans doute pas désavoué, Les Indes galantes n’ayant été, depuis sa création, en 1735, que très rarement présenté sur scène dans son intégralité. Lire page 6 Opéra-ballet de Jean-Philippe Rameau (France, 2019, 1h51mn) - Livret  : Louis Fuzelier - Mise en scène  : Clément Cogitore - Chorégraphie  : Bintou Dembélé - Direction musicale  : Leonardo García Alarcón - Avec  : Sabine Devieilhe (Hébé), Julie Fuchs (Émilie), Florian Sempey (Bellone), Mathias Vidal (Valère), Alexandre Duhamel (Huascar), Jodie Devos (L’Amour), Edwin Crossley-Mercer (Osman), l’orchestre Cappella Mediterranea, le Chœur de chambre de Namur, la Maîtrise des Hauts-de-Seine, le Chœur d’enfants de l’Opéra national de Paris, les danseurs de la compagnie Rualité Réalisation  : François-René Martin Coproduction  : ARTE France, Opéra national de Paris, Telmondis, Mezzo, avec la soutien de la Fondation Orange 30/8 31/8/2021 dimanche 6 septembre ARTE MAG N°37. LE PROGRAMME DU 5 AU 11 SEPTEMBRE 2020 15



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