Arte Magazine n°2019-25 15 jun 2019
Arte Magazine n°2019-25 15 jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-25 de 15 jun 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,2 Mo

  • Dans ce numéro : les bâtisseurs de Guédelon.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ARTE MAG N°25. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 JUIN 2019 6 Le Moyen Âge à ciel ouvert Nicolas Faucherre ARTE fête les JNA Partenaire des Journées nationales de l’archéologie depuis dix ans, la chaîne accompagne la manifestation par une programmation spéciale. Samedi 15 juin Les mondes perdus (1-3) à 11.00 Enquêtes archéologiques à 13.45 Ötzi, la renaissance de l’homme des glaces à 14.40 Le char chinois, à l’origine du premier empire à 15.30 Guédelon 2  : une aventure médiévale à 20.50 Neandertal – Le mystère de la grotte de Bruniquel à 22.25 Dimanche 16 juin Guédelon  : renaissance d’un château médiéval à 14.30 Comment avez-vous imaginé le projet de Guédelon ? Nicolas Faucherre  : En 1995, en étudiant le château de Saint-Fargeau, dans l’Yonne, nous avons découvert avec le castellologue Christian Corvisier que les murs, datant du XV e siècle, avaient « absorbé » un édifice fortifié du XIII e siècle en grès ferrugineux. Face à l’impossibilité de mettre au jour ces vestiges, l’idée a germé de construire un château fort de cette époque dans une carrière voisine, acquise par le propriétaire de Saint-Fargeau, Michel Guyot. L’édification de Guédelon a débuté en juin 1997. Nous voulions appliquer les principes de renouveau de l’architecture militaire initiés par Philippe Auguste, par exemple avec des donjons circulaires remplaçant les tours quadrangulaires. Nous avons aussi ajusté les ambitions du projet à la réalité d’un petit seigneur local du milieu du XIII e siècle, Jean de Toucy, qui accompagna tout de même Saint Louis en Palestine. Quelles sont les spécificités du chantier ? Nous souhaitions que le site soit ouvert au public, sans pour autant imaginer qu’il allait susciter un tel engouement et accueillir 300 000 visiteurs par an ! Il devait aussi reconstituer la réalité d’un chantier médiéval avec ses cadences, ses problèmes de transport, de levage, etc. Guédelon est ainsi devenu un formidable pari d’archéologie expérimentale en même temps qu’une véritable aventure humaine. Excellent tailleur de pierre et maçon, Florian Renucci, Pour la deuxième fois, ARTE explore l’extraordinaire chantier du château médiéval de Guédelon, dans l’Yonne, présenté ici par l’archéologue Nicolas Faucherre, spécialiste de la fortification et membre du comité scientifique du projet. le maître d’œuvre, a rassemblé les meilleurs artisans issus des Compagnons du devoir et du tour de France. En expérimentant sans cesse, les « œuvriers » de Guédelon, terme médiéval pour qualifier les bâtisseurs d’une œuvre, parviennent à retrouver des procédés employés par leurs prédécesseurs. Ils ont ainsi redécouvert dans ses savoir-faire, sa relation au geste, à l’outil et à la matière travaillée un artisanat disparu. Cette réinvention permanente est fascinante. Dans cinq ans, le château terminé sera-t-il ouvert au public ? La question n’est pas encore tranchée, car c’est avant tout le chantier qui donne son sens à l’édifice. Les œuvriers ont d’ailleurs intérêt à ce qu’il se termine le plus tard possible, pour continuer à expérimenter et à faire vivre Guédelon. Propos recueillis par Laure Naimski Samedi 15 juin à 20.50 Documentaire Guédelon 2  : une aventure médiévale Lire page 11 En replay jusqu’au 13 août LION TÉLÉVISION/D.R.
AURIMAGES Éternel bandana autour du cou, regard triste et bouche tombante, voix distinguée, il a des airs de Droopy intello, d’ancien cow-boy devenu dandy. Son allure, qui fait écho à sa drôle de carrière, semble nous dire  : « Et alors ? » Peter Bogdanovich, 80 ans bientôt, et figure comme eux du Nouvel Hollywood, n’a pas eu la rage poétique d’un Scorsese, la démesure d’un Coppola, la brillante arrogance d’un De Palma ; il ne recherchait pas l’émotion spectaculaire comme Steven Spielberg ; ses hauts et ses bas n’ont jamais atteint l’ampleur de ceux de Michael Cimino. Amoureux du cinéma, ce critique devenu cinéaste a bel et bien trouvé la grâce, mais seulement pour un temps. PASSEUR Il est propulsé sur le devant de la scène en 1971 par ce que les Américains appellent « an instant classic », un « classique immédiat »  : La dernière séance. Ce film, son troisième, est suivi de près par deux succès publics (On s’fait la valise, docteur ? et La barbe à papa). Le voici consacré parmi les têtes d’affiche d’une génération qui s’emploie à réinventer le Peter Bogdanovich L’art de la nostalgie cinéma américain. Puis sa gloire prend fin. Un soupçon d’orgueil mal placé, des choix commercialement peu judicieux, un ou deux bides non mérités, un événement tragique dans sa vie personnelle (l’assassinat en 1980 de sa fiancée Dorothy Stratten, rencontrée sur le tournage de Et tout le monde riait)… Jusqu’aux années 2000, où il se rappelle surtout au souvenir du public par ses apparitions d’acteur (voir son savoureux personnage de psy avide de ragots dans la série Les Soprano), Peter Bogdanovich ne suscite plus qu’indifférence ou, au mieux, estime polie. Bon an, mal an, il n’a pourtant jamais cessé de travailler, entre autres à une œuvre critique devenue incontournable. Dans les années 1960, il a en effet été l’un des premiers aux États-Unis à s’adresser aux cinéastes qu’il admirait comme à d’authentiques artistes  : Welles, Ford, Hawks, Lang, Hitchcock… Ces conversations avec les grands du « vieil » Hollywood ont donné naissance à des livres restés des références, mais ce culte fervent des anciens l’a peut-être isolé de ses contemporains. Car pour lui, ce système que d’autres ont voulu mettre à terre a permis au Cinéphile éclairé, critique célèbre puis cinéaste passé du succès à la disgrâce, Peter Bogdanovich est une figure atypique du Nouvel Hollywood. On redécouvre ses meilleurs films, sublimés par la douce saveur des classiques. cinéma de s’épanouir dans sa forme la plus magique. Plutôt que révolté, il s’est voulu passeur. Sa vision, cependant, n’idéalise en rien le passé  : elle a la modernité de son époque, mais il en émane une forme de douceur mélancolique qui rattache toujours ses films à quelque chose de révolu. Adieu drolatique et élégiaque à l’adolescence dans une bourgade perdue des années 1950, La dernière séance en est l’expression la plus accomplie. Jonathan Lennuyeux-Comnène Lundi 17 juin à 20.55 Films La dernière séance suivi de Jack le magnifique Lire page 17 Jack le magnifique est en replay jusqu’au 23 juin 7ARTE MAG N°25. LE PROGRAMME DU 15 AU 21 JUIN 2019



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