Arte Magazine n°2019-17 20 avr 2019
Arte Magazine n°2019-17 20 avr 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2019-17 de 20 avr 2019

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,7 Mo

  • Dans ce numéro : libre Colette.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 AVRIL 2019 8 Samedi 20 avril à 20.50 Documentaire Equus Une histoire de chevaux et d’hommes Lire page 11 En replay jusqu’au 19 mai 2019 Disponible dès le 19 avril sur arte.tv Champion de l’évolution Contrairement au crocodile ou à la chauve-souris, le cheval a connu en cinquante millions d’années une évolution spectaculaire. Son ancêtre, un petit herbivore forestier proche du renard par l’aspect, consacrait une grande part de son énergie à se dissimuler pour échapper aux prédateurs au sein de la dense forêt tropicale qui recouvrait l’Europe. Par la suite, la modification du climat a entraîné l’apparition de prairies sans fin, qui nécessitaient de courir vite pour survivre. L’équidé y a gagné de nouveaux atouts, comme ses yeux énormes, qui voient venir le danger de loin, sa tête allongée et ses molaires nombreuses, qui lui permettent de brouter beaucoup avec rapidité. Mais c’est au bout de ses pattes que réside le changement le plus surprenant  : son sabot résulte en effet du doigt médian de son lointain aïeul. Secrets d’athlète Quand le cheval pose l’une de ses jambes antérieures au sol, tendons et ligaments se durcissent. Quand il rebondit, sa jambe est projetée en avant, non par le muscle, mais par l’énergie élastique emmagasinée dans les tissus, à la manière d’une catapulte. Sans cette élasticité, il lui faudrait environ 45 kilos de muscles sur ses membres inférieurs pour se déplacer. Une fois lancé, il ajuste sa respiration sur sa foulée  : expirant quand ses membres inférieurs En parcourant le monde et le temps, le documentaire Equus explore la relation nouée depuis cinq mille ans entre les chevaux et les hommes, pour dresser le portrait d’un animal aux surprenantes ressources. Petit précis d’hippologie. Cheval gagnant touchent le sol, il ne peut inspirer qu’une fois en l’air. Ainsi, plus son allure est vive, moins il a le temps de respirer, mais son organisme, pour s’adapter à la course, lui permet de puiser jusqu’à l’extrême limite l’oxygène contenu dans son sang. Animal social Sur l’île de Sable, au large de la Nouvelle-Écosse, des colons ont abandonné derrière eux, en 1738, des chevaux domestiques qui ont survécu sans l’aide de l’homme. Ils sont redevenus sauvages, mais l’absence de prédateur sur l’île leur a fait peu à peu perdre leur instinct de fuite. Capables de percevoir leurs émotions mutuelles, les chevaux, livrés à euxmêmes, tendent à s’organiser en communauté. Mais cet être particulièrement sociable parvient également à déchiffrer les expressions humaines. C’est l’une des raisons pour lesquelles l’homme est parvenu au fil du temps à domestiquer l’animal, qu’il avait commencé par chasser, pour en faire un allié décisif. Ainsi des nomades yamna qui, voici cinq mille ans, ont parcouru à dos de cheval les steppes infinies de l’Asie. Margaux Gluntz TAGLICHT MEDIA
UNITED ARTISTS/COLLECTION CHRISTOPHE L Symbole de l’Amérique reaganienne, l’acteur est indissolublement associé aux personnages de Rocky Balboa et John Rambo, qui lui ont apporté la gloire mais l’ont rendu prisonnier de sa propre image. À son corps défendant ? Si Sylvester Stallone s’est imposé dans la mémoire collective comme un conquérant avalant des volées de marches au son d’une musique triomphale, sa trajectoire, même une fois la célébrité acquise, n’a rien eu d’un long fleuve tranquille. Son abondante filmographie atteste au contraire du peu de latitude dont il a disposé pour échapper à la présence envahissante de Rocky Balboa et à celle de John Rambo. Grâce, ou à cause d’eux, il est l’un des rares acteurs à se confondre non pas avec un rôle, mais avec deux. La majorité de ses incartades se soldant par des échecs plus ou moins cuisants au fil des décennies, entre comédies poussives (Arrête ou ma mère va tirer) et drames ambitieux, mais incompris (F.I.S.T.), il leur est resté fidèle, par choix et par contrainte. Comme si ce corps disproportionné n’avait su se rendre réellement crédible ou désiré qu’en incarnant tour à tour ces deux figures dissemblables, le boxeur Sylvester Stallone et ses doubles prolétaire des quartiers pauvres de Philadelphie et le guérillero invincible jusqu’à l’absurde, l’une ou l’autre venant régulièrement remettre à flots une carrière plusieurs fois ensablée. HERCULE ET SISYPHE Derrière son physique de dieu grec gonflé à l’hélium, l’acteur serait-il moins Hercule que Sisyphe, éternellement condamné à porter le poids de son succès et les tourments de Rocky et Rambo ? Ce ne sont pas moins de six films, dont certains dispensables, qui ont vu Rocky Balboa remonter sur le ring – et même huit en comptant deux séries dérivées (spin-off). Le personnage, né du talent méconnu de Stallone pour le scénario, totalise ainsi quarantetrois années de service. John Rambo, lui, aura traversé trente-sept ans d’histoire américaine sans jamais cesser de marmonner que « c’était pas [sa] guerre ». Tour à tour victime expiatoire de la mauvaise conscience de son pays et va-t-en-guerre aux pectoraux luisants, le vétéran du Viêtnam vient d’ailleurs de rempiler pour un cinquième et ultime volet, qui sortira en septembre prochain. Rambo  : Last Blood pourrait s’avérer, pour le désormais septuagénaire, l’épisode de trop dans des adieux répétitifs. Mais ce retour ménage aussi une dernière rencontre avec le second de ses doubles, pour clore un chapitre aussi controversé qu’essentiel du cinéma américain. Augustin Faure Vendredi 26 avril à 22.30 Documentaire Stallone, profession héros Lire page 25 ARTE MAG N°17. LE PROGRAMME DU 20 AU 26 AVRIL 2019 En replay jusqu’au 2 mai 9



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