Arte Magazine n°2016-43 22 oct 2016
Arte Magazine n°2016-43 22 oct 2016
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°2016-43 de 22 oct 2016

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : Arte France

  • Format : (210 x 270) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 2,4 Mo

  • Dans ce numéro : no pasaran !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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OCTOBRE 24 LUNDI KINOWELT GMBH 20.55 CINÉMA LA TAUPE En pleine guerre froide, un traître se cacherait à la tête du renseignement britannique. En «préretraite», l’agent Smiley est rappelé pour mener l’enquête. Une adaptation magistrale d’un palpitant roman de John le Carré. Au début des années 1970, Control, le patron du «Cirque» (surnom des renseignements britanniques), envoie l’agent Jim Prideaux en mission à Budapest. Il doit organiser le rapatriement d’un général qui veut passer à l’Ouest. Mais l’opération dégénère en fusillade. Remerciés, Control et son bras droit Smiley se retrouvent en préretraite. Le premier meurt peu après à l’hôpital. Le second se morfond en silence, d’autant que sa femme l’a quitté. Mais le ministre des Affaires étrangères le convoque. Une vieille idée de Control, qui passait alors pour de la paranoïa, a resurgi  : une taupe se cacherait dans les plus hautes sphères du Cirque. Smiley est chargé d’élucider l’affaire… VIOLENCE FEUTRÉE Tomas Alfredson a choisi d’adapter l’un des romans d’espionnage les plus haletants et les plus subtils de John le Carré  : le premier tome de la trilogie de Karla. Celle-ci raconte le fascinant duel au sommet, au plus fort de la guerre froide, entre deux surdoués du renseignement, le britannique Smiley et son homologue soviétique Karla. Avec quelques incursions mémorables à Budapest, Paris ou Istanbul, ce premier volet se concentre sur les services secrets anglais, forteresse bureaucratique filmée comme un décor de thriller, où les agents empilent les identités et les faux-semblants. À l’image de son héros Smiley, toujours impassible malgré une sensibilité extrême, et que Gary Oldman interprète magistralement, le film est un concentré de dissimulation, de retenue et de violence feutrée. Élaborés avec un soin maniaque, les décors ouatés, dans des tons gris et sépia, jouent à plein leur rôle d’étouffoir, rendant encore plus palpables les moments de tension ou d’émotion. Cet alliage de réalisme et de romanesque se retrouve dans chaque personnage, campé avec talent par une belle brochette d’acteurs. Une adaptation qui allie sens du suspense et du détail, à la façon d’un vrai espion. Prix Alexandre Korda du meilleur film anglais, Bafta Awards 2012 Lire aussi page 9 (Tinker tailor soldier spy) Film de Tomas Alfredson (France/Grande-Bretagne/Allemagne, 2011, 1h59mn, VF/VOSTF) Scénario  : Bridget O’Connor, Peter Straughan, d’après le roman éponyme de John le Carré – Avec  : Gary Oldman (George Smiley), Colin Firth (Bill Haydon), Tom Hardy (Ricki Tarr), Benedict Cumberbatch (Peter Guillam), John Hurt (Control), Mark Strong (Jim Prideaux), Toby Jones (Percy Alleline) – Image  : Hoyte Van Hoytema – Musique  : Alberto Iglesias – Montage  : Dino Jonsäter – Production  : Studiocanal, Karla Films, Paradis Films, Kinowelt Filmproduktion, Working Title Films 16 N°43 – Semaine du 22 au 28 octobre 2016 – ARTE Magazine CYCLE JOHN LE CARRÉ The constant gardener, dimanche 23 octobre à 20.45 La taupe, lundi 24 octobre à 20.55 L’espion qui venait du froid, lundi 24 octobre à 22.55
PARAMOUNT PICTURES 22.55 CINÉMA L’ESPION QUI VENAIT DU FROID Avec Richard Burton en agent secret britannique manipulé, une adaptation impeccable du roman qui rendit John le Carré célèbre, à l’apogée de la guerre froide. Pendant la guerre froide, un agent secret britannique, Leamas, se met en retraite après avoir été officiellement démis de ses fonctions. Les services secrets pilotés par Moscou le contactent. Leamas va alors passer le rideau de fer, apparemment prêt à fournir des renseignements sur les réseaux britanniques en RDA… Dans cette fidèle adaptation d’un des romans les plus connus de John le Carré (vendu à vingt millions d’exemplaires à travers le monde), l’un des plus poignants aussi, Richard Burton endosse à la perfection le rôle de l’espion manipulé autant par son pays que par les services secrets adverses. Au-delà du jeu de la star britannique, le suspense et la réalisation sobre renforcent l’ambiance crépusculaire dans laquelle se meuvent les soldats de l’ombre. Un magnifique film d’espionnage. Meilleurs film, acteur, photographie, décors, Bafta Awards 1967 – Golden Globe 1966 du meilleur second rôle masculin pour Oskar Werner Lire aussi page 9 CYCLE JOHN LE CARRÉ (The spy who came in from the cold) Film de Martin Ritt (Royaume-Uni, 1965,1h48mn, noir et blanc, VF/VOSTF) – Scénario  : Paul Dehn, Guy Trosper, d’après le roman éponyme de John le Carré Avec  : Richard Burton (Alec Leamas), Claire Bloom (Nan Perry),Oskar Werner (Fielder), Peter Van Eyck (Mundt) – Image  : Oswald Morris – Montage  : Anthony Harvey – Musique  : Sol Kaplan Production  : Paramount Pictures, Salem Films Limited – (R. du 9/11/2008) N°43 – Semaine du 22 au 28 octobre 2016 – ARTE Magazine ABRAMORAMA/HBO DOCUMENTARY FILMS 0.50 LA LUCARNE HEART OF A DOG Mêlant anecdotes intimes et réflexion sur le monde, un essai poétique de Laurie Anderson à l’esthétique raffinée, dédié à Lou Reed. L’amour, la mort… et sa chienne Lolabelle  : tout au long d’une carrière d’une densité rare, Laurie Anderson a souvent mêlé récit autobiographique et pensée philosophique. Heart of a dog s’inscrit dans la droite lignée d’un style éminemment personnel, dans lequel l’intime, qu’il soit anecdotique ou profond, voire douloureux, suscite une réflexion plus large sur le monde tel qu’il va. À partir de sa relation presque fusionnelle avec sa chienne Lolabelle, un «rat terrier» joueur et protecteur, la chanteuse et artiste multimédia compose un essai visuellement inventif où elle tisse souvenirs, fables et méditation poétique. Posée, émouvante, sa voix constitue le fil directeur d’un «filmsomme» aux techniques multiples  : séquences d’animation, films en super-huit de son enfance, vidéos retouchées ou extraits de textes très rythmés. UN FANTÔME Au fil d’une narration empruntant à la logique combinatoire des rêves, Laurie Anderson cherche les correspondances entre les hommes et la nature, relie ses souvenirs à l’histoire contemporaine ou confie sa perplexité face à une époque convertie au big data et à la surveillance généralisée. Elle greffe à ses textes les pensées de Kierkegaard, de David Foster Wallace ou des maîtres bouddhistes, soulignées par une musique inédite, qu’elle a elle-même composée. Le documentaire est dédié à Lou Reed, son époux décédé en 2013, qui apparaît, fantomatique, au détour d’une séquence tournée en privé. Avec Heart of a dog, la réalisatrice américaine livre une expérience aussi sensitive que spirituelle, un journal intime lisible par tous, qui évoque aussi les petits magazines qu’elle fabriquait, enfant, et distribuait à ses voisins. Prix Lina Mangiacapre, Mostra de Venise 2015 Lire aussi page 6 Documentaire de Laurie Anderson (États-Unis, 2015, 1h15mn) Production  : Canal Street Communications, en association avec ARTE France – La Lucarne OCTOBRE 24 LUNDI 17



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