A Nous Paris n°628 2 déc 2013
A Nous Paris n°628 2 déc 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°628 de 2 déc 2013

  • Périodicité : hebdomadaire

  • Editeur : A Nous Paris SAS

  • Format : (235 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 13,5 Mo

  • Dans ce numéro : Agnès Obel, la discrète.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 38 - 39  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
38 39
sons 38 affaires culturelles Agnes Obel, une rivière de diamants Photo Alex Brüel Flagstad La pianiste et chanteuse Agnes Obel est une fille secrète, perfectionniste qui, en voyage, lit Henry Miller et médite sa belle musique automnale où marivaudent piano et violon. Nous l’avions découverte en 2010 grâce à une merveilleuse chanson, Riverside, et à un excellent premier album, Philharmonics, vendu à quelque 500 000 exemplaires. Son nouveau disque Aventine connaît aussi le succès. Rencontre avec la plus féerique des pop singers, installée à Berlin. Travailler sur le deuxième album après le succès de votre coup de maître, Philharmonics, n’a pas été trop difficile ? A.O. : Ce premier album a mis beaucoup de temps à sortir. J’ai dû me montrer patiente. Alors, j’ai commencé à travailler sur de nouvelles chansons. J’ai fait une longue tournée, et j’en suis revenue avec plein d’idées. La pression pour moi aura été plus intérieure qu’extérieure. Je me la mets moi-même. Je crée exactement la musique que je veux. Pourquoi avez-vous choisi Berlin ? Je m’y suis installée il y a quelques années avec mon compagnon photographe qui travaille dans le cinéma d’animation. Nous avons choisi cette ville étrange parce qu’elle offre beaucoup d’espace et que la vie y est bon marché. J’ai un appartement assez grand où j’ai pu mettre mes deux pianos et claviers. J’ai enregistré mon deuxième disque Aventine dans mon home studio, une petite pièce que j’ai louée en 2012, tout en bois, du sol au plafond. Là, je peux obtenir le son que je veux, et aussi la concentration idéale. Je suis seule, parfois la violoncelliste allemande Anne Müller vient me rejoindre pour quelques séances. Je l’ai rencontrée il y a quatre ans grâce à un ami qui m’a parlé d’elle. Je ne l’avais jamais entendue jouer. Mais j’avais besoin d’une violoncelliste capable de chanter. Et j’aime son émotion, ses idées. Elle m’accompagne sur scène. Votre musique est souvent qualifiée de minimaliste. Je ne pense pas être si minimaliste que ça. J’ai
Texte : Stéphane Koechlin envie de trouver le meilleur son. J’utilise aussi parfois une double basse. Et puis, je suis ouverte, J’aime la guitare électrique, le folk et le blues. Comment avez-vous commencé ? J’ai appris le piano enfant, j’ai fait partie des orchestres de l’école. J’avais 12 ans quand ma famille a quitté la localité de Gentofte et s’est installée à Copenhague. Mon père collectionnait, achetait et vendait toutes sortes d’instruments. Puis il a fait d’autres boulots à droite et à gauche, des affaires, un restaurant… Il jouait de la guitare, écoutait plein de guitaristes de jazz. Ma mère, juriste, jouait de la musique classique au piano. Quels grands compositeurs écoutiez-vous ? Debussy, Bach… Je peux toujours jouer ces compositions classiques. J’ai eu le temps récemment de bien me mettre en tête Folk Dances de Bela Bartok. Nina Simone, de formation classique, regrettait de ne pas être une grande concertiste. Elle avait honte de jouer du jazz. N’êtes-vous pas frustrée de faire de la pop ? Je ne suis pas comme Nina Simone. Ce qui m’intéresse, c’est de jouer mes chansons. Le classique est une part de moi car j’ai grandi dans cet environnement, mais il intervient de manière accidentelle dans ma musique. Parfois, j’essaie même de m’en éloigner. J’ai plus envie d’aller vers les folk songs que vers le classique. 02/12/13 A NOUS 39 affaires culturelles Vous aimez ce pionnier du rock, Roy Orbison, ce qui peut paraître assez surprenant. Le cinéaste David Lynch a utilisé sa musique dans Blue Velvet. J’aime la conversation entre les films et la musique. Les images donnent une nouvelle dimension à l’œuvre de Roy Orbison, dont le côté langoureux me plaît. Vous êtes attirée par le cinéma. Vous avez joué, à 12 ans, dans un court-métrage du réalisateur Thomas Vinterberg, auteur du cultissime Festen. Rêvez-vous d’être actrice ? Pour ce court-métrage, Le garçon qui marchait à reculons, Thomas Vinterberg avait surtout choisi mon frère Holger qui avait les cheveux noirs. Comme les miens étaient très clairs, Thomas s’est dit que le contraste pouvait donner quelque chose. Bon, ça collait moyennement car nous étions censés être des camarades de classe, il faisait plus jeune que son âge et moi, plus vieille. Ma contribution fut brève. J’adore le cinéma, je viens de voir The Master de Paul Thomas Anderson. Je ne sais pas trop de quoi parle le film, mais il est très beau. Je ne peux pas expliquer pourquoi… Je ne rêve pas d’être actrice. Je préfère la musique. En revanche, composer pour le cinéma m’intéresse.Les 2 et 4 décembre au Trianon, 80, bd de Rochechouart, 18e. M o Anvers. Tél. : 01 44 92 78 00. Le 14 avril 2014 à 20 h au Grand Rex, 1, bd Poissonnière, 2e. M o Bonne Nouvelle. Places : de 35,30 à 46,30 €. Photo Alex Brüel Flagstad affaires culturelles CITÉ DE L’ARCHITECTURE & DU PATRIMOINE PALAIS DE CHAILLOT - 1 PLACE DU TROCADÉRO PARIS 16 e - MÉTRO TROCADÉRO NOCTURNE EXCEPTIONELLE LE JEUDI PAGES DE GAUCHE ET DROITE : THÉÂTRE DES FOLIES-BERGÈRE, BAS-RELIEF DE LA FAÇADE D’ENTRÉE (REPRÉSENTANT LA DANSEUSE ANITA BARCA). MAURICE PICAUD DIT "PICO", 1928. PHOTO : BÉRANGÈRE LOMONT. DESIGN : GUILLAUME LEBIGRE CAPA 2013



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :