20 Minutes France n°3621ES9 23 avr 2021
20 Minutes France n°3621ES9 23 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3621ES9 de 23 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 13

  • Taille du fichier PDF : 2,1 Mo

  • Dans ce numéro : Wejdene s'est habituée au succès.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ACTUALITÉ Mémoire Dans un livre, Karine Sicard Bouvatier décrit la rencontre d’ados et d’anciens déportés La météo en France te Lz - 5C 0,e Jz se 1Z LI I. 61 Inr deeeim1.111 11. Pli -.1 oaiew Ce rêve bleu, un monde fabuleux est dans les cieux Très bel après-midi, au ciel bleu. Sur le tiers nord du territoire, le vent d’est maintient des températures proches des normales de saison. En se dirigeant vers le Sud-Ouest, on peut parler de chaleur, avec des températures atteignant les 25 °C. $11ddV -B3M-Al ai sae/91) M enln suo ! sIA9id 10100'011341I11IVH5V1 2 Vendredi 23 avril 2021 « Il s’est noué un lien familial entre eux » Pendant deux ans et demi, Karine Sicard Bouvatier, autrice et photographe, a organisé des rencontres entre des rescapés des camps durant la Seconde Guerre mondiale et des adolescents. Des moments immortalisés dans son livre, Déportés, leur ultime transmission (éd. La Martinière). A l’occasion de la Journée nationale du souvenir des victimes de la déportation, dimanche, elle revient sur ce fil tissé entre deux générations. Comment est venue cette idée ? En 2018, j’ai rencontré Yves Bokshorn, déporté à Mauthausen, et Pierre Gascon, déporté à Buchenwald. Mes enfants avaient à peu près l’âge qu’ils avaient au moment de leur déportation. Je me suis dit qu’il restait en France peu de rescapés des camps [une cinquantaine en 2018] et que nos enfants seraient la dernière génération à pouvoir les rencontrer. Il fallait faire vite, car ils avaient entre 92 et 98 ans. Sur les vingt-cinq déportés que j’ai rencontrés, sept sont désormais décédés. Vingt-trois d’entre eux avaient été déportés parce qu’ils étaient Juifs, et deux parce qu’ils étaient résistants. H. Bouvatier K. Sicard Bouvatier Alexandre a eu l’occasion de rencontrer Milo Adoner, déporté à l’âge de 17 ans. Avaient-ils tous déjà témoigné ? Pas tous. Mais même pour ceux qui avaient déjà raconté moult fois leur histoire, en parler restait très douloureux. Leur mémoire était restée très précise  : ils se souvenaient très bien des dates, évoquaient les sensations de froid, de coups, de souffrance, de faim… Les rares gestes de solidarité reçus de la part d’autres déportés étaient aussi restés très ancrés. Pour beaucoup de rescapés, parler de leur histoire à leurs propres enfants a été très difficile, voire impossible. Était-ce le cas pour eux ? Oui. Elie Buzyn m’a dit qu’en parler à ses enfants, c’était comme leur injecter une seringue de poison. Il ne voulait pas leur transmettre un traumatisme. C’était un peu moins compliqué d’en parler à des inconnus. « L’histoire des déportés n’a rien de communautaire, elle appartient à tous. » Vous avez choisi des jeunes de différentes origines sociales et de religions diverses. Pourquoi ? L’histoire des déportés n’a rien de communautaire, elle appartient à tous. Et chaque adolescent doit participer à la lutte contre l’antisémitisme, à son niveau. Moi-même, je suis protestante, et la Shoah m’a beaucoup hantée. L’exercice de mémoire est essentiel. Entrepreneurs, l’agglomération de Dax vous déroule le tapis rouge Economie Le département des Landes ne veut pas se laisser enfermer dans son image de carte postale. Pulseo, groupement d’intérêt public dont l’agglomération de Dax est l’actionnaire majoritaire, lance son appel à projets « A point nommé », pour attirer de jeunes entreprises innovantes. « Dax, ce n’est pas que le thermalisme et les vacances deux mois dans l’année, c’est aussi pouvoir monter sa start-up dans de très bonnes conditions », fait valoir Txomin Ansotegui, directeur de Pulseo. Incubateur, technopole et pépinière, Pulseo va sélectionner en ligne, jusqu’au 31 mai, une demi-douzaine de projets qui bénéficieront d’un accompagnement. Les trois premiers seront aussi aidés Les adolescents se sont-ils identifiés aux déportés, et réciproquement ? En écoutant ces témoignages de nos aînés, ils se sont mis à leur place. Gaston, 11 ans, qui a rencontré Léon Placek, a écrit après leur rencontre  : « Il avait mon âge, comment aurais-je fait ? » Beaucoup de jeunes étaient très impressionnés et peu diserts. Ils étaient fascinés par le courage de ces personnes qui sont revenues de si loin. Ils ont compris qu’il faut être attentif à la détresse humaine et porter la lutte contre l’antisémitisme. L’effet miroir a aussi joué chez les rescapés des camps, qui, en regardant l’adolescent en face d’eux, se sont revus au même âge, lorsque cette tragédie s’est abattue sur eux. Vos photos dévoilent des gestes de tendresse entre ados et anciens déportés. Comment l’expliquer ? Il s’est noué comme un lien familial entre eux. La plupart des enfants ont écrit un mot de remerciement après leur rencontre. Mais ils ne sont pas forcément restés en contact régulier, car chacun est reparti dans sa vie. Reste que les adolescents ont été très marqués. Ils en ont parlé à leurs proches et s’en souviendront toute leur vie. Les rescapés des camps ont adressé des conseils aux jeunes, dont celui de développer une conscience politique… Ils leur ont recommandé d’être attentifs à la marche du monde, de veiller sur la démocratie, de s’opposer aux propos d’exclusion, afin de rester toujours vigilants face au risque de tragédie. Propos recueillis par Delphine Bancaud financièrement, avec une enveloppe globale de 20 000 € . Pulseo est à la recherche de projets qui répondent à des enjeux sociétaux (mobilités plus propres, transitions agroalimentaires, transition écologique, économies d’énergie, lien social, santé, etc.). On connaîtra la liste des projets retenus le 30 juin. Le contexte semble très favorable à ce type d’appel à projets  : au fil des confinements, l’envie de nature se fait sentir. « On est sur un territoire où, avec les moyens d’aujourd’hui, on peut travailler, y compris dans le numérique, pointe Txomin Ansotegui. On a le très haut débit, on a des infrastructures fortes mais on a aussi une qualité de vie extraordinaire. » A Bordeaux, Elsa Provenzano
P. Whitson/ESA/Nasa/AFP ACTUALITÉ ISS Avec la mission Alpha, l’astronaute français aura l’occasion d’étoffer son CV Nous y sommes ! Avec un jour de retard en raison d’une météo défavorable, Thomas Pesquet décollera, avec trois coéquipiers, ce vendredi, depuis Cap Canaveral, en Floride, à bord de la capsule Crew Dragon de SpaceX. Direction la Station spatiale internationale (ISS) pour la mission Alpha. Avec ce vol, l’astronaute deviendra le Français ayant passé le plus de temps dans l’espace. Et même le premier à prendre le commandement de l’ISS, prévu le dernier mois de sa mission. Il reviendra sur Terre – en principe vers la fin octobre – avec un solide CV. Capital pour la suite. Car si l’ISS est en ce moment la seule destination possible pour les astronautes, l’horizon devrait vite s’élargir. Les vols habités vers Mars sont une perspective lointaine, mais ça bouge du côté de la Lune. Artemis et Gateway Christophe Chaffardon, directeur éducation et médiation scientifique à la Cité de l’espace de Toulouse, distingue deux programmes initiés par la Nasa. « Artemis, qui ambitionne d’amener un équipage sur le sol lunaire d’ici à 2024, puis de déboucher sur l’organisation de missions régulières sur notre satellite naturel, commence-t-il. Et Gateway, la future station spatiale lunaire, dont l’assemblage commencera en 2024. » Sa mise en service est annoncée pour 2027. Gateway servirait alors de base avancée pour les astronautes des vols Artemis en route vers la Lune. Si Gateway ne sera pas habitée en permanence, la Nasa y prévoit tout de même des séjours réguliers sur des périodes courtes (un mois) et avec jusqu’à quatre astronautes à bord. « On sait déjà que trois de nos astronautes passeront à bord de Gateway dans la décennie qui vient, explique Hervé Stevenin, responsable de l’entraînement aux activités extravéhiculaires au Centre européen des astronautes à Cologne (Allemagne) et qui entraîne Thomas Pesquet. Et si les premiers vols vers la Lune se feront sans les Européens, il n’est pas impossible 3 Vendredi 23 avril 2021 Première sortie dans l’espace de Thomas Pesquet, le 13 janvier 2017, lors de son séjour dans la Station spatiale internationale (ISS). Objectif Lune pour Thomas Pesquet ? La capsule Crew Dragon 2 de SpaceX sur la fusée Falcon 9. J. Kowsky/Nasa/AFP Deux navettes, deux ambiances Crew Dragon ou Soyouz ? Les différences sont nombreuses entre les deux vaisseaux spatiaux qui desservent la Station spatiale internationale (ISS). Le vaisseau russe est devenu une référence avec pas moins de 143 vols spatiaux au compteur. A côté, SpaceX fait figure de jouvenceau avec les trois vols orbitaux de sa navette Crew Dragon, dont deux avec équipage. Dans la capsule Soyouz, on est encore à l’ère des boutons et du tout manuel quand SpaceX utilise des écrans tactiles. « Le Soyouz comprend deux volumes, a détaillé, mardi, Thomas Pesquet. Le public ne s’en rend pas compte vu que les photos des décollages sont toujours prises du poste de pilotage. Mais il y a, juste au-dessus, un volume d’habitation où l’on peut manger, dormir… Le Crew Dragon ne comprend qu’un seul volume, mais plus spacieux, alors ça ne change pas grand-chose au final. » Le Crew Dragon perd du terrain sur le temps de voyage. Pour atteindre l’orbite terrestre, il faut, à chaque lancement, mettre huit longues minutes où ça secoue. Si le vaisseau spatial russe rallie l’ISS en six heures en moyenne, SpaceX en met quatre fois plus. Thomas Pesquet et ses acolytes s’arrimeront à la station samedi midi, vingt-quatre heures après leur départ de Floride. A Toulouse, Béatrice Colin qu’on puisse décrocher une place dans les dix années à venir. » Des opportunités en or pour Thomas Pesquet ? Il rêve en tout cas de la Lune, comme il le confiait à 20 Minutes en juin 2019. Mais les places sont chères et âprement négociées, les agences spatiales doivent contribuer aux programmes. Le Français n’est pas assuré d’obtenir une place. Une certitude  : au regard de l’expérience demandée, ces vols vers Gateway et la Lune seront destinés à la génération d’astronautes que l’Agence spatiale européenne a recrutée en 2009 – dont fait partie Thomas Pesquet. Fabrice Pouliquen Vidéo Portrait de l’astronaute français de 43 ans Atterrir vs amerrir Tout le monde a en mémoire la capsule Soyouz qui se pose avec son grand parachute sur les steppes vierges du Kazakhstan. C’est l’atterrissage immuable depuis plus de cinquante ans, près du cosmodrome de Baïkonour. Avec SpaceX, l’entrée dans l’atmosphère est la même pour les astronautes. Mais c’est en mer qu’ils retrouvent la Terre. En août, la capsule Crew Dragon, avec à son bord Douglas Hurley et Robert Behnken, a plongé dans le golfe du Mexique, avant d’être récupérée par un bateau.



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