20 Minutes France n°3621ES6 20 avr 2021
20 Minutes France n°3621ES6 20 avr 2021
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3621ES6 de 20 avr 2021

  • Périodicité : quotidien

  • Editeur : 20 Minutes France

  • Format : (230 x 305) mm

  • Nombre de pages : 13

  • Taille du fichier PDF : 2 Mo

  • Dans ce numéro : une Superligue à renverser.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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ACTUALITÉ aR Jiiime, LL 9L 91 6L SL 41 SI S1 54 fL del& SL SIldef-93M-Al fflilleppenvi suoppid 11051:013KINIVH 5V-1 Wizteire7'2 Mardi 20 avril 2021 « Les journées sont devenues longues » Covid-19 « 20 Minutes » est allé à la rencontre de quatre adolescents vivant en Haute-Vienne Mardi, ils tapent dans un ballon sous un ciel lumineux. Amandine, Léa, Noah et Maïa sont en vacances. Mais, confinement oblige, les quatre adolescents n’ont pas eu droit au dépaysement. D’ailleurs, depuis le début de la crise sanitaire, leurs vacances, c’est souvent dans leur village qu’ils les ont passées  : à Magnac-Bourg (Haute-Vienne), où vivent 1 117 âmes. Un petit havre de paix situé à 33 km de Limoges, mais qui est devenu un peu trop calme pour ces adolescents. « Avant, je trouvais ça pénible d’aller en cours. Maintenant, ça me manque. » Amandine, lycéenne en 2 de A l’âge où la vie sociale est cruciale, l’annonce du troisième confinement a été vécue comme un coup de massue  : « Ça a été difficile à accepter, confie Maïa. Mes vacances à l’île d’Oléron sont tombées à l’eau. » Pour elle comme pour Léa et Noah, plus question non plus d’aller au collège dans la commune voisine. Et le retour n’est pas prévu avant le 3 mai, au mieux. Une perspective qui désole Léa, en 5 e  : « Le fait de ne pas voir mes potes est difficile », susurre-t-elle. D. Bancaud/20 Minutes A Magnac-Bourg, non loin de Limoges, la crise sanitaire a privé les jeunes de rencontres et de sorties. Une situation qu’Amandine, élève en 2 de à Limoges, connaît bien, puisque son lycée n’accueillait les élèves qu’une semaine sur deux depuis octobre pour respecter les consignes sanitaires  : « Avant, je trouvais ça pénible d’aller en cours. Maintenant, ça me manque. » Maïa s’est habituée aux renoncements  : « J’ai toujours des entraînements de foot, mais tous les tournois ont été annulés », déplore-t-elle. Finies aussi les séances de piscine le samedi à Limoges pour Amandine  : « Depuis octobre, elle est fermée. Ma semaine est devenue comme un week-end. La majorité du Une douce journée entre nuages et éclaircies Les cumulus se multiplient dans un ciel qui, progressivement, devient menaçant. Un petit risque d’averses existe dans de nombreuses régions, où la masse d’air est radoucie par rapport aux jours précédents. temps, je suis sur les écrans. Je sais que j’y passe trop de temps, mais je n’ai rien d’autre à faire. Les journées sont devenues longues. » Un changement d’emploi du temps qui finit par laisser des traces  : « A force, on tourne en rond », résume Maïa. « J’ai changé depuis un an, je vois les choses plus tristement, regrette Amandine. J’ai l’impression d’être spectatrice de ma vie. J’ai manqué plein de choses. Par exemple, en juin, on ne s’est pas dit au revoir correctement avec mes copains du collège alors qu’on n’allait pas se revoir. » Delphine Bancaud 1.‘ gedeeil La météo en France En Bretagne, des véhicules inutilisés prêtés aux demandeurs d’emploi Solidarité Avec le recours massif au télétravail, bon nombre de voitures restent au garage ou au parking. En Bretagne, le conseil régional et ses 4 000 agents ne sont pas épargnés. Sollicitée par différentes structures, la collectivité a décidé d’en prêter quelques-unes. Dans les Côtes-d’Armor, l’emploi n’est pas concentré et l’habitat est éclaté. « Quand on n’a pas de voiture, c’est un vrai handicap », estime Laurent Quefferus, directeur de la mission locale de Guingamp. Alors, quand il a croisé le président de région début 2021, il lui a rappelé qu’un grand nombre de voitures de service dormaient sur les parkings des antennes du conseil régional. Et il a obtenu le prêt de quatre voitures  : « Si ça marche bien, on aimerait développer Des liens « renforcés » Si le tableau des derniers mois n’est pas des plus colorés, il comporte aussi des zones lumineuses. « Cette période a renforcé mes liens avec les amis du village, puisque je ne pouvais pas aller voir ceux qui habitent plus loin », souligne Noah. Et chacun d’eux a le sentiment d’avoir mûri, à l’image de Maïa  : « Cette période m’aura appris la patience. » un système de location pour aider un maximum de jeunes. La forme reste à définir, mais c’est en bonne voie. » « Une voiture, ça coûte cher » Vendredi, la mission locale de Lannion (Côtes-d’Armor), où le dispositif est aussi en place, a reçu la visite de la ministre chargée de l’Egalité des chances, Elisabeth Moreno, au sujet de ce dispositif, baptisé « En route vers l’emploi ». Elle s’est montrée très intéressée par l’initiative. « Une voiture, ça coûte cher, explique Lilandra, bretonne de 20 ans à qui sa mission locale a proposé une voiture pour 2 € par jour. Si on nous en prête une pendant quelques mois, ça peut nous permettre de travailler pour économiser. Cette idée, je la trouve super. » A Rennes, Camille Allain
ACTUALITÉ Un variant sous surveillance Covid-19 Le nombre de contaminations explose actuellement en Inde Qualifié de « double mutant » et accusé d’être à l’origine d’une nouvelle vague de contaminations dans le sous-continent, le variant indien du coronavirus a tout pour inquiéter les citoyens européens. Le Royaume-Uni a interdit lundi l’entrée des voyageurs depuis ce pays, à l’exception de ses résidents. Les chiffres sont vertigineux  : plus de 273 000 personnes ont été contaminées en vingt-quatre heures lundi en Inde. Si les experts recommandent de ne pas prendre le problème à la légère, ils invitent à ne pas céder à la panique. Trop peu d’informations D’abord, il n’est pas dit que ce variant déferle sur l’Europe, car « tous les virus ne franchissent pas les frontières, assure Benjamin Davido, médecin infectiologue à l’hôpital Raymond-Poincaré de Garches [Hauts-de-Seine]. Chez nous, le variant britannique est très implanté et nous protège dans une certaine mesure des autres variants. » Si les experts invitent à ne pas céder au vent de panique, c’est aussi parce que trop peu d’informations sont disponibles pour le moment sur ce nouveau variant. « Il a l’air d’être particulièrement contagieux, mais les études ne disent pas si sa forme est plus grave que les autres », lance Catherine Hill, épidémiologiste. L’inquiétude pourrait davantage venir de l’absence d’informations sur l’efficacité des vaccins face aux variants. « Beaucoup de personnes en Inde qui avaient eu le Covid-19 l’ont de Une nécessité de « couper tous les robinets » Face à une deuxième vague qui menace de submerger les hôpitaux, la capitale indienne, New Delhi, est confinée depuis lundi. Ce nouveau mutant rappelle qu’il devient nécessaire de se préoccuper des pays démunis ou émergents pour « couper tous les robinets »  : « Nous n’y arriverons pas en adoptant chacun nos propres politiques », estime Benjamin Davido. En Inde, la vaccination va s’élargir à tous les adultes à partir du 1er mai. Une photo de l’ombre au sol martien de l’hélicoptère Ingenuity, lundi. P.Kumar Verma/Pacific Press/Shutterstock/Sipa Handout/Nasa/JPL-Caltech/AFP Plus de 273 000 personnes ont été contaminées lundi, en Inde. nouveau attrapé », détaille Benjamin Davido. Ce phénomène de réinfection est rare avec le Covid-19. Il deviendrait problématique s’il se généralisait avec les variants, « car cela fait penser qu’il peut se produire la même chose avec le vaccin ». Le médecin invite à surveiller une éventuelle explosion des réinfections, signe d’un « échappement immunitaire ». Enfin, les experts invitent à ne pas superposer la situation des pays européens sur celle d’autres pays. « L’Inde est un pays avec des conditions d’hygiène et d’accès aux soins différentes [de celles que nous connaissons en Europe], avec une grande densité de population », relativise Benjamin Davido, invitant à la prudence. Marie de Fournas « C’est la première fois qu’un engin volant motorisé va sur Mars » Sciences Un vol historique. Lundi, le minihélicoptère de la Nasa Ingenuity s’est élevé au-dessus de la planète rouge. L’exploit a été suivi par Pernelle Bernardi, ingénieure au Laboratoire d’études spatiales et d’instrumentation en astrophysique du CNRS. En quoi cette mission est-elle inédite ? C’est la première fois qu’un engin volant motorisé va sur Mars. La pression atmosphérique y est 100 fois moins dense que sur Terre. Pour qu’un hélicoptère puisse s’élever dans l’air martien, il faut adapter les pales de ce dernier et les faire tourner beaucoup plus vite. Cela fait partie des grandes difficultés techniques à résoudre. Quelles données la mission pourraitelle apporter aux chercheurs ? Il n’y aura pas de données à but scientifique, sauf l’exploitation des images si l’hélicoptère arrive à se déplacer. Aujourd’hui, il devait juste décoller à 3 m de hauteur, tourner et se reposer. Si la mission réussit, cela sera une grande avancée pour l’exploration de Mars, car Ingenuity peut se déplacer vite et plus loin que le rover Perseverance. Propos recueillis par M. de Fournas 3 Mardi 20 avril 2021 Thomas Pesquet s’attend à un séjour « difficile » Espace Paré au décollage. Souriant et calme, Thomas Pesquet s’est présenté devant les journalistes, lundi après-midi, pour une ultime conférence de presse avant le décollage prévu jeudi, peu après midi, depuis Cap Canaveral, en Floride. L’astronaute français retourne donc six mois dans l’ISS, laboratoire en apesanteur à 400 km au-dessus de la Terre. Cette mission présente une nouveauté pour son lancement  : Thomas Pesquet ne décollera pas à bord d’un lanceur russe Soyouz, comme pour sa première mission, mais avec le vaisseau Crew Dragon 2 de SpaceX. Thomas Pesquet appréhende-t-il ce séjour ? « Pour un premier voyage, on part à l’aventure, on sait que ça va être difficile parce qu’on vous l’a dit et qu’on l’imagine, répond-il. Mais on ne sait pas à quel point, qu’est-ce qui exactement va être difficile et quand. La deuxième fois, si. » Plus d’une centaine d’expériences scientifiques l’attendent à bord de l’ISS. Surtout, Thomas Pesquet prendra le commandement de la station pendant plusieurs semaines, vers la fin de sa mission. Fabrice Pouliquennnru secondes Alexeï Navalny à l’hôpital. La Russie a fait hospitaliser lundi Alexeï Navalny, en grève de la faim, tout en jugeant son état satisfaisant. La santé de l’opposant russe a été au programme lundi d’une réunion des ministres des Affaires étrangères des Vingt-Sept. Libération des policiers pakistanais pris en otage. Onze policiers pris en otage par des militants du parti islamiste radical Tehreek-e-Labbaik (TLP) ont été libérés à l’issue de négociations au Pakistan. Le Premier ministre pakistanais a appelé lundi le TLP, à l’origine d’une campagne antifrançaise, à revenir au calme. LE CHIFFRE 1 500 € C’est le montant de l’amende encourue par les voyageurs en provenance du Brésil, d’Argentine, du Chili et d’Afrique du Sud en cas de non-respect de la quarantaine imposée à leur arrivée en France. Gouvernement



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