[94] Val de Marne n°320 février 2015
[94] Val de Marne n°320 février 2015
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°320 de février 2015

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Conseil Général du Val-de-Marne

  • Format : (230 x 285) mm

  • Nombre de pages : 56

  • Taille du fichier PDF : 17,8 Mo

  • Dans ce numéro : élections départementales.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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52 DÉCOUVERTE BOUGER EN VAL-DE-MARNE FAUNE SAUVAGE Aux petits soins des ANIMAUX Maisons-Alfort. Le Centre d’accueil de la faune sauvage est un service clinique qui accueille les animaux blessés, malades ou très jeunes. C’est aussi un lieu où étudiants, stagiaires et bénévoles bénéficient d’un enseignement dédié à la faune sauvage. Tara, la chouette hulotte essaie d’impressionner en claquant du bec. Mais son plumage duveteux ne trompe pas. Ce n’est qu’un bébé. « Elle a toujours faim. On lui donne à manger à l’aide d’une pince », explique Cécile Le Barzic, assistante hospitalière au Centre d’accueil de la faune sauvage (CEDAF). Situé dans l’enceinte de l’école vétérinaire d’Alfort, le CEDAF accueille depuis 1987 les oiseaux et petits mammifères sauvages en détresse. Ils sont recueillis à 95% par les particuliers (mais aussi par les pompiers, la fourrière ou les services municipaux). « On ne peut garder les animaux que dans la perspective de les relâcher, explique Cécile Le Barzic. Dans la nature, seuls 25% des animaux sauvages atteignent l’âge d’un an. Nous leur donnons une deuxième chance. » En 2014, le CEDAF a reçu plus de 2 300 pensionnaires. Une évolution exponentielle au regard des 200 animaux recueillis en 2001 et des 800 en 2010. C’est le premier centre de sauvegarde d’Île-de-France. En ce mois de janvier, le CEDAF compte près d’une centaine de pensionnaires. Dans l’infirmerie, Premiers soins pour ce hérisson à l’infirmerie du CEDAF. où les bénévoles procèdent à un examen clinique complet et aux premiers soins, un hérisson est maintenu sous assistance respiratoire dans une couveuse. Il a une broncho-pneumonie. Dès que son état s’améliorera, il ira rejoindre ses congénères dans une pièce dédiée aux soins et traitements des petits mammifères. Le 1er centre de formation aux soins à la faune sauvage Les pensionnaires sont pris en charge par une équipe de plus de 150 personnes sur l’année, encadrées par des enseignants spécialisés dans la faune sauvage. « Dès la création du centre, nous avons voulu en faire une structure d’enseignement, se souvient Jean-François Courreau, fondateur du
« Seuls 25% des animaux sauvages atteignent l’âge d’un an. Nous leur donnons une deuxième chance. » Cécile Le Barzic, vétérinaire. CEDAF. Car le cursus obligatoire ne forme pas les vétérinaires à l’entretien et aux soins à la faune sauvage. » Bénévoles, stagiaires et étudiants vétérinaires bénéficient de la formation dispensée par le CEDAF qui est le 1er centre français de formation aux soins à la faune sauvage. « Les étudiants assurent des gardes mais on les incite aussi à s’investir dans la clinique – par la collecte de médicaments, de nourriture, de litière… – et à adhérer à l’association Faune Alfort », précise Pascal Arné, enseignant chercheur et coresponsable bénévole du centre. L’association Faune Alfort a été créée début 2014 pour soutenir le centre qui a besoin de Jeune chouette hulotte en détresse recueillie par le centre d’accueil. En 2013, le CEDAF a donné une 2 e chance à plus de 2 300 animaux sauvages. dons, de subventions et de renforts de bénévoles pour vivre (l’ENVA héberge le CEDAF mais ne le finance pas). « On va garder Tara jusqu’à ce qu’elle ait revêtu son plumage d’adulte et puisse voler et se nourrir par elle-même », indique Cécile. Elle rejoindra bientôt l’une des volières à l’extérieur où les oiseaux accomplissent leur phase de réhabilitation à la vie sauvage. « On leur offre la possibilité de se remuscler ou pour les plus jeunes d’apprendre à se déplacer dans leur environnement », explique l’assistante hospitalière. Au total, la chouette passera près de deux mois dans le centre. Le temps pour l’équipe de s’attacher à la petite boule de plumes. Et de vivre des moments déchirants lors de la séparation ? « Il n’y a rien de plus beau que de les remettre à la liberté, avoue Cécile. C’est magique de les voir s’envoler ! » SABRINA COSTANZO/PHOTOS : M. LUMBROSO POUR EN SAVOIR PLUS : www.facebook.com/cedaffaunealfort. Pour devenir mécène, adhérent ou bénévole : contactcedaf@gmail.com. DÉCOUVERTE BOUGER EN VAL-DE-MARNE Une fois soignés, les oiseaux se réhabituent à la vie sauvage dans la volière du CEDAF. UN ACCUEIL 365 JOURS PAR AN Lorsque l’on découvre un animal en détresse, il faut l’attraper à l’aide d’une serviette et le saisir en plaquant ses mains sur ses flancs. Si c’est un oiseau, il faut le placer dans un carton percé de trous, et si c’est un mammifère, dans une boîte de transport pour chien ou chat. Pour le garder avant de l’apporter à un centre de sauvegarde de la faune sauvage, il faut le mettre dans une pièce tiède et calme, sans le nourrir mais en lui proposant de l’eau. Au CEDAF, le dépôt des animaux s’effectue dans un local prévu à cet effet. Les animaux doivent y être transférés dans les boîtes de transport à chien et chat présentes sur place. Il est impératif de remplir un dossier clinique, exigé par la réglementation, renseignant sur les circonstances de la découverte, l’administration éventuelle de nourriture et de soins. L’équipe de garde passe régulièrement relever les animaux. En été, la fréquence est de deux fois par heure car il peut y avoir jusqu’à trente entrées par jour. Les oiseaux représentent 85% des entrées. Douze espèces communes constituent 75% des entrées (pigeon biset, martinet noir, hérisson d’Europe, pigeon ramier, merle, pie…) et une cinquantaine d’espèces est recensée sur une année. Les deux tiers des entrées ont lieu de mai à août. Les jeunes animaux en perdition représentent 40% des entrées. Ils nécessitent plus de soins d’élevage et des séjours plus longs car ils restent jusqu’à leur phase d’émancipation. Les adultes souffrent surtout de fractures (27%) et de plaies (24%). LE MAGAZINE DU CONSEIL GÉNÉRAL N°320 FÉVRIER 2015 53



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