Zyva n°28 sep/oct 2013
Zyva n°28 sep/oct 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°28 de sep/oct 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Zyva

  • Format : (148 x 210) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 30 Mo

  • Dans ce numéro : le Seapunk... mais qu'est-ce que c'est ?

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DISCUSSION Aux Eurockéennes, 05/07/2013 Par Nicolas Gil/Photos live : Kymmo AIRBOURNE Quelque peu portés disparus après leur deuxième album « No Guts. No Glory. », les fils spirituels d’AC/DC ont fait un retour fracassant cette année avec l’excellent « Black Dog Barking ». Zyva a profité du passage du groupe par les Eurockéennes pour aller taper la discut’au guitariste David « Roadsy » Roads, histoire de dépoussiérer notre accent australien et de s’offrir une virée old school dans un Rock comme on n’en fait plus assez. Zyva : Comment ça va ? David Roads : Super, on s’éclate sur la tournée jusqu’ici, tout va bien ! Z : La dernière fois qu’on vous a vu ici c’était en 2010, ça vous fait plaisir de revenir jouer eux Eurocks ? D. R. : Oui, bien sûr ! Je crois que c’est le quatrième festival qu’on fait en France cet été, et jusqu’ici ça s’est super bien passé. Z. : Le public français est assez rock’n’roll pour vous ? D. R. : (Rires) Ça oui ! En fait la France est un des pays où on préfère jouer, le public est toujours chaud, il y a chaque fois une ambiance incroyable. C’est très important pour nous.•.. www.zyvamusic.com | 30 Z. : Vous aviez un peu disparu des radars ces deux dernières années, c’était pour mieux vous concentrer sur l’écriture du nouvel album ? D. R. : Principalement, oui. On est retourné à Melbourne courant 2011 pour commencer à écrire « Black Dog Barking », on s’est posé tranquillement en studio. On aurait du être sur les routes l’été dernier, mais notre maison de disques Roadrunner Records a été rachetée par Warner et les choses se sont compliquées. Heureusement, tout a fini par s’arranger pour nous, on a trouvé un nouveau studio fin 2012 et on a pu terminer l’album. Au final, on n’a pas vraiment vu le temps passer je pense… Z. : Justement, avec tous ces contretemps, vous avez quand même pu faire l’album que vous vouliez ? D. R. : Complètement, oui. On a enregistré avec un producteur canadien qui s’appelle Brian Howes, qui a fait un boulot fantastique. On tenait vraiment à revenir au style de « Runnin’Wild » (leur premier album,ndlr), d’où ce format très direct, avec seulement 10 pistes mais très percutantes. Et travailler avec Brian Howes a vraiment été bénéfique pour nous, il était un peu le cinquième membre du groupe, il nous a permis d’arriver à ce qu’on voulait. On songe très sérieusement à bosser de nouveau avec lui dans le futur. Z. : Tu dis ça parce que c’est le troisième producteur
différent auquel vous faites appel en trois albums ? D. R. : Oui, exactement ! On a toujours voulu trouver un producteur fixe comme avaient Def Leppard ou AC/DC avec Mutt Lange, mais ce n’était pas le cas jusqu’ici. Une fois que tu as trouvé le bon, tu as envie de travailler avec lui le plus longtemps possible, et j’espère qu’on pourra faire ça avec Brian, parce qu’on bosse vraiment bien ensemble. « On avait a peine fini la tournee qu’il fallait déjà retourner en studio. » Z. : Tu as mentionné tout à l’heure votre volonté de rester dans un Hard Rock pur et dur, très direct. Vous n’avez jamais eu envie d’essayer de nouvelles choses avec votre son, d’explorer de nouveaux territoires ? D. R. : Non, pas vraiment. Tu sais, tous les groupes avec lesquels on a grandi, les grands groupes du passé, ils ne l’ont jamais fait. C’est un style de musique qui n’a pas besoin d’être changé. C’est mieux de s’en tenir aux bases. Prends Motörhead, par exemple. Ils n’ont jamais changé de style durant toute leur carrière, ils font juste ce qu’ils savent faire, et ils le font bien. Nous, c’est pareil. On ne fera jamais une chanson acoustique (rires) ! Z. : On a quand même la sensation que ce nouvel album est plus abouti, plus complet. C’est aussi ton sentiment ? D. R. : Oui, c’est ce qu’on voulait faire. Tu sais, sur l’album précédent on a cherché à prendre quelques risques, avec des chansons comme Blonde, Bad and Beautiful ou Bottom of the Well, qui ne nous ressemblaient pas vraiment. Du coup, on a vraiment tenu à revenir aux fondamentaux, à ce qu’on faisait sur « Runnin’Wild », à savoir dix pistes Rock vraiment excitantes. Donc on a profité du temps qu’on avait pour déterrer de vieilles idées, revenir sur des chansons qu’on avait enregistré il y a des années, des riffs qu’on avait laissé de côté ; et de mixer tout ça avec des idées nouvelles. Pour le deuxième album, on a un peu tout fait dans la précipitation, on avait à peine fini la tournée qu’il fallait déjà retourner en studio. Pour « Black Dog Barking », on a pu prendre notre temps, et faire les choses comme il faut. Vraiment revenir au bon vieux temps du Rock’n’Roll. Z. : Tu dis ça avec un air de nostalgie, tu trouves que le Rock est trop aseptisé de nos jours, trop propre ? D. R. : Un peu, oui. Il n’y a pas beaucoup de groupes qui font ce qu’on fait, c’est-à-dire vivre vraiment ce dont on parle dans nos chansons. Beaucoup de nos titres sont inspirés par ce qu’on expérimente en tournée, parce que c’est un style de vie difficile. On adore boire et faire la fête, passer du bon temps, et c’est ce dont on parle dans nos chansons. Ce n’est pas franchement politique ni même profond (rires). Z. : Effectivement, c’est assez rare aujourd’hui ! D. R. : Ouais, t’as raison ! C’est sûr que dans les années 60, 70, 80, il y avait plein de groupes qui étaient comme ça. On est ‘old school’, mais on le vit à notre manière, au 21 e siècle. Je pense que les choses sont très différentes, à cause de la technologie et de la façon dont l’industrie de la musique fonctionne, mais on a la chance de pouvoir vivre et faire les choses comme on l’entend. Z. : D’ailleurs, pourquoi avoir choisi ce titre pour le nouvel album, « Black Dog Barking » (littéralement « Chien noir qui aboie »,ndlr) ? D. R. : C’est une idée de John (O’Keeffe, chanteur et guitariste lead) il a différentes significations pour nous. L’une d’elles est liée aux hauts et aux bas qu’on a pu traverser tout au long de notre carrière, à ces moments difficiles où tu as un peu l’impression d’être un « chien noir », d’être maudit. C’est une expression qu’on a toujours utilisé www.zyvamusic.com | 31



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