Zyva n°26 mai/jun 2013
Zyva n°26 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Zyva

  • Format : (158 x 220) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : zoom sur Lao Experiment, Enlarge Your Monster, Kespar, Démon d'Or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Z. : Tes contacts ne t’ont vraiment pas aidé ? Anthony : Alors, je vais te dire la vérité. La tournée par exemple, c’est Antoine qui l’a bookée. il l’a bookée comme il a booké la tournée de son ancien groupe avec les Slugs. Antoine : C’est toujours la même chose, ce n’est que du temps, de la persévérance et des coups de fil. Anthony : Au niveau du label, moi je n’ai aucun contact. J’ai fait ça en tant que chanteur du groupe. Antoine : On s’est juste sorti les doigts. (Rires) Z. : Le public des associations comme Emodays, ou encore OrageRock, est un public très spécifique à Lyon, très particulier. Est-ce que vous pensez que votre très bonne connaissance et votre excellente intégration dans ce public vous a permis de mieux le cibler, d’adapter votre musique à ce type de public ? Ou, au contraire, avez-vous décidé de faire votre truc perso et de le balancer au public en leur disant « vous aimez ou pas, en tout cas c’est nous » ? Anthony : C’est vrai qu’on est, comme d’autres gens, un peu plus conscients de ce qui se fait en ce moment. Mais après, on n’est jamais sûrs de rien et personne ne sait ce qui fonctionne. Souvent, on me dit que Fallaster fait de la musique qui « fonctionne ». Je pense qu’il n’y a pas de genre musical qui fonctionne. D’une, on est en France donc il n’y a pas de tubes dans ce genre de musique en France ; et de deux, ce n’est pas une attitude ni un genre musical qui fonctionne, c’est une identité. un groupe qui a une vraie identité comme Fall Out Boy, qui soit à la fois visuelle et dans le timbre de la voix, c’est ce qui a fait que ça a pris. Bullet For My Valentine, Metallica, c’est pareil ! C’est pas un genre qui fait que ; c’est l’identité qui marche : les gens ont besoin de sincérité. Ensuite, c’est vrai que les gens nous disent qu’on change souvent de style, moi j’ai toujours eu l’impression de faire toujours le même genre sans jamais y arriver. Je sais que je me dévalorise en disant ça, mais là on a vraiment réussi à faire ce qu’on voulait, enfin. Certes, avant il y avait des sonorités plus pop-punk, mais j’avais 20 ans à l’époque, et là j’en ai 29. Z. : C’est vrai qu’on reconnaît toujours votre patte, mais certains morceaux comme Save Me ont des tonalités beaucoup plus électro post-punk que votre dernier album, dont les mélodies sont plutôt mélancoliques. Anthony : Je comprends totalement, seulement c’est un délire ! J’en suis très fier, c’est le plus tubesque de nos singles, mais ça a vraiment été un délire. notre guitariste de l’époque est arrivé avec un son du genre « mmts mmts » (il imite les bruits des beats électro,ndlr) et il me dit « viens, on le met ». Et moi je lui dis qu’il est fou ! il a commencé à l’ajouter à la pré-prod et on a trouvé que ça claquait, du coup on l’a mis. On s’est dit que de toute façon on n’avait rien à perdre, c’est pas comme si on avait 100.000 fans et que la maison de disques nous disait de « Je pense qu’il n’y a pas de genre musical qui fonctionne. On est en France donc il n’y a pas de tubes dans ce genre de musique en France. » www.zyvamusic.com | 8 faire gaffe à ce qu’on faisait. nous, on s’en fout, on a fait ça pour le plaisir et on continue à faire ça pour le plaisir. Les gens ont beau dire le contraire, ce qu’on a fait est totalement intemporel. Z. : Vous êtes très connectés sur les réseaux sociaux et vous communiquez beaucoup via le web de façon générale. Est-ce que vous pensez qu’il est totalement indispensable de se développer via le web de nos jours, quels que soient le genre de musique et le public visé ? Anthony : Ça dépend vraiment du public que tu cibles à mon avis. C’est vrai que si tu fais du classique, tu toucheras un peu moins de personnes. Z. : Et au niveau des groupes pour les jeunes, de la musique plus moderne ? Antoine : Pour ma part, je pense que oui, on est obligé d’exister sur internet pour exister tout court. J’ai même l’impression que pour un individu, pour exister, s’il n’a pas Facebook, c’est tendu... Tout passe par internet, que ce soit la promotion, ou la sortie du single... Ce ne sont plus des singles cartons qui seront sur les îlots à la FnAC qui vont marcher, ça va être la visibilité sur le web. Anthony : Et en plus de ça, c’est un média qui est quasiment gratuit et c’est vrai que pour des groupes comme nous, qui sommes complètement indépendants et complètement auto-produits avec notre argent personnel, c’est bien, parce que c’est gratuit. internet est le principal média consacré aux musiques underground. Bon, à Lyon on a ZyVA quand même (rires) ! Titre d’un artiste ou d’un groupe qui pourrait vous représenter vous ou votre musique : Guns N’Roses – Knockin’On Heaven’s Door The Offspring – Come out and play On pensait à Lynyrd Skynyrd, mais ils sont pas un peu nazis eux ? Des rednecks morts, c’est pas le top... On a deux chansons fétiches : Knockin’On Heaven’s Door des Guns, et Come Out And Play de The Offspring. Offspring a toujours été le groupe préféré d’Antoine, et les Guns est le groupe préféré d’Anthony et d’Aurélien, notre bassiste. Knockin’On Heaven’s Door des Guns est la première chanson avec laquelle Aurélien et Anthony ont répété, c’est le genre de chanson qui donne envie de faire de la musique quand on est gamin. Disclosing Label : Emodays www.fallaster.com
www.zyvamusic.com | 9 Mister Modo & ugly Mac Beer feat. Liqid (45T EP) soundcloud.com/liqid



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