Zyva n°26 mai/jun 2013
Zyva n°26 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Zyva

  • Format : (158 x 220) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : zoom sur Lao Experiment, Enlarge Your Monster, Kespar, Démon d'Or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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DISCUSSION Prochain concert : 02/06 ninkasi Kao/Lyon L aissez-nous vous présenter Fallaster : une patte bien à eux qui se ressent dans des morceaux exprimant la joie comme le malheur, avec une identité graphique à toute épreuve. Ces mecs savent tout faire et font tout eux-mêmes. Groupe de la grande famille Post-Hardcore, ils ont su s’imposer à Lyon et commencent à se faire une bonne place au soleil au niveau national ; ils ont notamment dans les pattes une date avec Finch au Trabendo de Paris, ainsi qu’une tournée de 15 dates pour présenter leur dernier album. ZYVA a rencontré Anthony et Antoine, respectivement chanteur et guitariste de la formation, dans les locaux d’Emodays. ZYVA : Bon alors, les gars, concrètement, d’où vient votre nom ? Peut-on y trouver un quelconque rapport avec le phalanstère de Fourier ? Anthony : Waouh, de quoi tu nous parles là ? (rires) non, en fait c’est un néologisme. On a cherché deux mots qu’on aimait bien, on les a assemblés, on a essayé des combinaisons différentes, et au final on a trouvé ça. Au début, ça devait être Asterfall, parce que c’est vrai que Fallaster ça ne veut pas dire grand chose... Mais au final, on a retourné les deux mots parce qu’on trouvait que ça faisait trop Métal. On s’est aussi aperçus que le Fallaster, c’était une plante, un genre de géranium qui pousse aux États-unis... Z. : Vous avez enregistré votre dernier album à montréal l’été dernier. Pourquoi ne pas l’avoir enregistré en France ? Anthony : Évidemment, il y a de bons producteurs en France, de bons réalisateurs, des gens qui savent faire sonner, mais c’est tout de même assez rare. notre son est issu d’une scène très récente, très neuve, et les personnes qui savent le faire sonner comme il faut ne sont pas toujours au top. En France, on a plein de super ingé-son, mais ce qu’ils font correspondait moins à ce qu’on voulait. On était déjà en contact avec Luc Tellier qui habite à Montréal, avec qui on avait enregistré Save Me, qui est un titre qui est sorti juste avant l’album, et il l’avait aussi déjà mixé. quand on lui a demandé pour l’album, il nous a dit « Let’s go les guys ! » avec son accent québécois. Au début, on voulait juste enregistrer en France et faire mixer là-bas, et puis au final on y est allé pour tout faire. Ça nous a permis de nous souder, de tout faire ensemble pendant une période. Local Emodays 22/03/2013 Par Léa. FALLASTER L’indépendance ou la mort www.zyvamusic.com | 6 Z. : Vous habitiez ensemble à montréal ? Anthony : Ouais ! On avait loué un appart-maison, ils appellent ça des trois-demis là-bas... il y avait trois chambres. C’était une aventure qu’on avait envie de vivre ensemble. Être en contact directement avec un réalisateur, c’est très important, même si on avait fait des pré-productions, des maquettes très abouties. il a quand même fait pas mal de modifications, notamment au niveau des refrains. Z. : Vous avez fait une apparition dans myrock il n’y a pas si longtemps. qu’est ce que ça vous fait d’être dans les pages de l’un des magazines de Rock les plus vendus ? Anthony : En fait, on a déjà été dans Rock One et Rock Sound. Antoine, via son ancien groupe, les Slugs, y a aussi été. il a même fait la couverture du sample. C’est dur à dire, mais on a vraiment besoin de ce genre de reconnaissance. Antoine : Après tous les efforts qu’on a fournis pour l’album, c’est le genre de détails qui fait du bien. Anthony : On a aussi fait l’objet de beaucoup de chroniques sur plein de webzines français et étrangers, avec Fuse entre autres. il y a des petites choses comme ça qui se débloquent. Après, on n’est pas au courant de tout, mais je sais qu’il y a des radios indé qui nous diffusent un peu et ça, c’est vachement bien, on est super contents. Z. : quel a été votre plus gros challenge depuis que vous avez monté Fallaster ? Antoine : Supporter le batteur ! (rires) Anthony : Moi, je dirais l’album ! Avant qu’Antoine et
Vincent Hil « C’est vrai qu’on a mis du temps à se trouver et à faire exactement ce qu’on voulait depuis des années, mais on y est arrivé. » Xavier, les deux guitaristes, ne nous rejoignent, on était avec un autre guitariste qui s’appelait nicolas. C’est vrai qu’on a mis du temps à se trouver et à faire exactement ce qu’on voulait depuis des années, mais on y est arrivé. Pendant deux ans, on a bossé à raison de deux répétitions par semaine. Mais au-delà de ça, il a fallu réfléchir à ce qu’on voulait faire, trouver une certaine cohérence. Ça a été deux ans hyper intenses où on s’est posé un milliard de questions, et moralement, c’est compliqué. Z. : C’est votre premier album ? Anthony : non, c’est le deuxième ! il y a aussi eu un EP, mais on ne communique pas trop sur le premier album parce que, même si moi je l’aime encore, c’était pas vraiment ce qu’on voulait faire, c’était plus pop-punk. On communique surtout sur le dernier album et sur l’EP. La création de cet album, c’était un peu comme se marier ! Partir à Montréal aussi c’était compliqué, il a fallu prévoir énormément de choses, comme la douane par exemple. Z. : Vous commencez à avoir une communauté de fans assez importante, surtout sur Lyon. Ça marche aussi bien dans les autres villes ? Antoine : Ça dépend franchement des villes, il y en a où ça marche pas mal, comme Paris ou Montpellier. Anthony : A Lyon, on a fait 400 personnes, mais on n’était pas tout seuls. A Paris, on a fait un petit 250, et pour les autres villes ça variait entre 30 et 150. On a tourné tous les jours de la semaine, donc c’est vrai que le dimanche et le lundi il y a un peu moins de monde. nous, on reste très contents de jouer, même devant 20 ou 10 personnes. C’est impressionnant, mais c’est génial de le faire. On est même descendu de la scène. Tours, c’était la ville où il y avait le moins de monde, on est allé au contact du public, on était contents. Tu vois vachement plus leurs réactions comme ça. Z. : Nous ce qu’on a retenu, c’est que votre mur Facebook est rempli de mots d’amour de vos fans ! Antoine : C’est l’avantage avec ce style qui n’est encore pas très commun, ni très populaire : notre public n’est pas très large, mais le fait qu’il soit spécialisé fait qu’il nous aime beaucoup. Je préfère les groupes qui ne sont pas des groupes-poubelles qu’on aime trois ans puis qu’on jette. Anthony : Je pense que ce sont des gens qui aiment profondément cette musique-là et qui ne sont pas là par un effet de mode. ils sont fidèles. On est tellement peu à faire ce genre-là en France et on est tellement spécialisés dans un genre qu’au final, ceux qui aiment vraiment ce genre-là sont là. Antoine : Ce sont des gens qui écoutent la musique et qui l’entendent pas, c’est ça la différence. Z. : Anthony, tu présides également l’association Emodays qui a pour but d’organiser des concerts et soirées autour du hardcore, post-punk, pop punk... Tu trouves ça compliqué de te donner à fond dans deux activités différentes ? Anthony : On m’a souvent dit « Anthony, t’arriveras jamais à faire les deux. » C’est une connerie. C’est la plus grosse connerie qu’on m’ait jamais dite, je crois (rires). Ça crée certaines jalousies, on me dit souvent « toi, t’arrives à faire ceci ou cela ». Oui, peut-être que j’y arrive, mais c’est parce que j’ai donné toute ma vie à cette scène-là. il n’y a personne qui nous aide, tout l’album c’est Diy, Do it yourself. On a tout fait nous-mêmes. Le clip, on l’a fait nous-même ; l’album, on l’a quasiment fait nous-mêmes parce que le réalisateur s’est rendu compte qu’on avait fait beaucoup de choses ; les photos, on les faits nous-même ; les graphismes, on les as faits quasiment nous-même aussi... Z. : Au final tu n’as plus une minute à toi si tu dois tout gérer, non ? Anthony : non, enfin... Fallaster, on aimerait bien donner ça à quelqu’un avec Antoine, c’est vrai que pour l’instant on le fait par défaut. Pour ce qui est de la gestion du temps, c’est un tout petit peu compliqué, mais pas tant que ça parce qu’au final, ce sont deux choses qui se ressemblent un peu. On est des passionnés, en fait. C’est bizarre que les gens soient jaloux de ça. Tout ce que je fais dans Fallaster, ça n’a rien à voir avec Emodays. Je fais ça sur mon temps libre comme n’importe quel groupe le ferait. Antoine : De toute manière, même si tu l’avais fait grâce à Emodays, tous les contacts et pistons que tu t’es fait, tu te les es faits seul, donc ça revient au même. Anthony : Exactement ! C’est clair, net et précis : on ne m’a jamais aidé, que ce soit avec Emodays, avec Fallaster... Enfin si, on nous a aidés en nous mettant sur des dates et compagnie, mais on n’a jamais eu de manager, on n’a jamais eu de label... www.zyvamusic.com | 7



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