Zyva n°26 mai/jun 2013
Zyva n°26 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Zyva

  • Format : (158 x 220) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : zoom sur Lao Experiment, Enlarge Your Monster, Kespar, Démon d'Or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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« Les réseaux sociaux pour nous ça reste un outil comme on a un ampli par exemple. » de l’Amour. malgré des textes parfois crus et violents, il y a comme une volonté d’espoir qui est complètement folle. F : Alors oui, pour les réseaux sociaux, c’est des outils qu’on connaît parce qu’on les a toujours un peu connus, on a grandi avec, se serait comme dire « vous maitrisez votre instrument ? » Bah ouais on a appris à faire de la guitare (rires) ! C’est une question qui revient souvent, les réseaux sociaux et tout ça, pour nous ça reste un outil comme on a un ampli par exemple, c’est des outils dont on a besoin, on sait s’en servir et ça fait longtemps qu’on s’en sert. Par rapport à ce que tu disais sur l’espoir, c’est vrai aussi et c’est cool que tu le dises parce que parfois les gens disent « Fauve c’est un peu dépressif ». Z : Je ne suis pas sûr que dépressif soit le bon mot… F : C’est vrai qu’il y a des constats qui sont durs. il n’y a pas de fiction dans Fauve, la manière d’aborder les choses chez nous, c’est un peu comme si tu parlais à ton pote quoi, c’est une conversation à la fois dans le fond et dans la forme en fait. On est complètement sincères, on ne fait pas dans la fiction. C’est un peu comme la forme de ton interview, on parle comme on parle dans la vraie vie (rires). Z : Exact ! (rires) F : En fait il y a toujours une part d’espoir dans tous les titres... dans la plupart des titres en tous cas, et on le veut, c’est important pour nous. C’est une notion de résistance tu vois ? On a monté Fauve parce qu’on en avait marre de nos vies, pas ternes non plus, mais de la www.zyvamusic.com | 30 routine un peu lourde de la vie de tous les jours, d’aller au bureau... On a monté Fauve pour faire autre chose, pour rendre notre quotidien un peu plus exaltant. C’est une vraie notion de résistance pour nous, et puis dans les textes, se dire bah voilà sur certains sujets pas facile on va s’en sortir, sans donner de leçon non plus, parce qu’on n’a pas toutes les solutions, on n’est pas des génies non plus, on n’a pas la science infuse. Mais en tout cas ouais, un vrai truc de résistance, vraiment c’est tout sauf de la résignation. Mais c’est vraiment bien que tu poses cette question parce que parfois on se dit « merde le journaliste là, il a vraiment rien compris ! » Z : Et pour pousser la réflexion à fond, on en parlait avec un collègue (Fouapa), il y a comme un hymne à l’espoir. Et je pense que c’est cet espoir là qui touche les gens. F : nous on parle vraiment de ce qu’on connaît, après si les gens se reconnaissent dedans c’est super. On prétend pas parler pour tout le monde et on s’attend pas à être porte parole de qui que ce soit. On parle pour nous déjà, si des gens s’y retrouvent c’est cool, mais le coté hymne c’est un peu « universel », très transversal. On aurait du mal à l’assumer, parce qu’on ne sait pas comment vivent les gens, on n’est pas en mission ! (rires). Donc on parle de ce qu’on connaît, si les gens s’y reconnaissent c’est super, à la limite on peut dire que oui, on fait des trucs qui peuvent parler à des gens qui nous ressemblent et c’est cool ! Z : Pour revenir à Bourges (ils jouent dans quelques heures au moment de notre coup de fil), vous y allez dans quel état d’esprit ? Est ce que justement, à force de promo, vous y allez à contre cœur parce que vous savez qu’il faut le faire, que vous allez être
vu par les programmateurs etc… ou alors vous y allez pour prendre votre pied et point barre ? F : Ah bah il n’y a aucun doute là dessus, on est complètement survoltés ! On trouve ça incroyable de pouvoir faire le Printemps de Bourges ! C’est un festival énorme ! il y a une structure de dingue, des équipes pour accueillir les gens… les gens sont adorables, on est vraiment traités comme des rois ! Tu sais, on n’a pas fait beaucoup de concerts, on est un petit groupe, c’est notre vrai premier festival très gros comme ça, on est ravis d’être là et on a envie d’être à la hauteur et montrer ce qu’on sait faire. Et puis surtout voilà, le truc des professionnels qui viennent pour voir un peu à quoi ça ressemble, ça à la limite on s’en fout. Enfin, ça fait toujours plaisir, s’il y a des gens qui peuvent nous aider et tout ça, développer le projet, on sera ravi... Mais il y aura aussi des vrais gens qui viennent, enfin, des gens qui aiment bien ce que l’on fait, j’espère. nous les concerts, on n’en a pas fait énormément depuis le début, et on a besoin d’en faire. Tu vois, au début de Fauve, on faisait beaucoup de concerts gratuits parce qu’on acceptait absolument tout et n’importe quoi, on avait besoin de jouer, de pratiquer, de rencontrer les gens ! Et ça continue dans cette logique là. Aujourd’hui on est à Bourges, y’a des pros dans la salle comme dans des concerts à Paris, mais y’a aussi le public et pour nous c’est aussi un concert comme un autre parce qu’on a besoin de donner la même chose et d’être à fond, et on va être à fond parce qu’on a envie ! Mais bon à la fois c’est un gros truc, c’est génial, on y va vraiment avec un état d’esprit super positif. On est comme des enfants ! Moi je suis venu au Printemps de Bourges en tant que public il y a trois ans, et aujourd’hui je suis de l’autre coté et c’est un peu un rêve de gosse, c’est classe, on est contents d’être là ! Z : C’est cool ! Y’a un truc qui me taraudait, c’est l’idée de « Corp » (car en vrai c’est FauveCorp) parce qu’il y a pas plus stigmatisant et en même temps c’est un peu le contre pied de ce que vous proposez ? F : En fait ça n’a rien à voir avec le coté corporation. Pour nous c’est un peu une blague, à la base on voulait trouver « Tu vois on voulait un truc genre l’ONU, les mecs de l’armée de la paix qui débarquent pour gérer le truc quoi... » un terme qui englobait non pas Fauve le groupe de musique qui monte sur scène, mais vraiment tout le collectif. On cherchait un terme et on n’arrivait pas à trouver, et tu vois on voulait un truc genre l’Onu, les mecs de l’armée de la paix qui débarquent pour gérer le truc quoi, tu vois (rires) et il y a un coté « esprit de corps » aussi, Fauve, un ensemble. Et du coup quand on a fait le truc on s’est dit « Ah ouais c’est un peu aussi « Corporate » ou « Corporation ». A la fois le coté « World Compagny » mais aussi le coté « corporation des artisans », qui bossent entre eux. C’est plus ça, plus dans le sens « Corporation de métiers ». Bon après on en joue un peu aussi, on est Fauve Corp, genre on est une grosse boîte quoi, on est une armée ! (rire) C’est plus une blague entre nous. Mais ouais il y a des gens qui ne le comprennent pas bien, qui se disent « c’est bizarre ils ont des valeurs qui sont complètement opposées à ça » mais ça n’a rien à voir en fait, c’est dans la tête (rires) ! Titre d’un artiste ou d’un groupe qui pourrait vous représentez vous ou votre musique : Gil Scott-heron - The revolution will not be televised « C’est vraiment du parler avec un son assez rap Old School on va dire et le message est intéressant, c’est bouge toi ! Tu vas pas apprendre le monde devant ta télé, il ne faut pas se laisser guider par ce qui se passe autour de nous il faut se bouger, enfin c’est comme ça que je l’ai comprise (rires). » Prochain concert : 29/05 Marché gare/Lyon/Complet ! 30/05 Festival Paroles et Musique/St-Etienne www.zyvamusic.com | 31 Blizzard (EP) Label : Fauve Corp http://fauvecorp.com



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