Zyva n°26 mai/jun 2013
Zyva n°26 mai/jun 2013
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°26 de mai/jun 2013

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Zyva

  • Format : (158 x 220) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 18 Mo

  • Dans ce numéro : zoom sur Lao Experiment, Enlarge Your Monster, Kespar, Démon d'Or.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Chroniques d’albums JAMES BLAKE | OVERGROWN | Label : Republic Records C’est avec un album sans nom qu’en 2011, James Blake faisait son entrée dans la sphère électronique. Avec ses 21-22 ans à tout casser, sa voix de cristal avait posé un univers pas tout à fait froid, ni même mélancolique, mais plein de volupté et de délicatesse. De poésie. Fort de cette première production acclamée, le Londonien était impatiemment attendu, une seule question au bout des lèvres : s’agissait-il d’un premier essai unique, ou du début d’une référence ? un peu des deux, pourra-t-on penser. Car dès ses débuts, la barre avait été placée haut (on pense à sa reprise du Limit To Your Love de Feist). « Overgrown » commence donc par son titre éponyme, paisible, qui progressivement gagne en force, mais sans nul débordement. Puis vient le ténébreux et mesuré I Am Sold, témoignage du talent de l’Anglais à nous transporter dans des limbes lointains. De sa voix absente, il laisse sur Take A Fall For Me, la place au flow de RZA, ses doigts apaisés sur les touches du piano. Premier extrait dévoilé, Retrograde est le point d’orgue de l’album : spatial, intemporel. Mais c’est sur Our Love Comes Back et ses douces complaintes que se conclut l’opus. une décision judicieuse. « Overgrown » est une ode au songe, tout comme son prédécesseur. Même recette, mêmes ingrédients : une voix troublante, un piano finement maîtrisé, des slows suaves, des notes électriques. quelque part, le jeune Londonien poursuit l’originalité qui est la sienne. Et on ne pouvait, ou ne voulait, en demander plus. Blast THE BLACK ANGELS |THE INDIGO MEADOW | Label : Blue Horizon Ventures WOODKID | THE GOLDEN AGE | Label : Green United Music Cela fait bien longtemps que la populace se pâme sur l’extraordinaire Iron ou encense Run Boy Run. Donc bien évidemment, quand le premier album du garçon des bois sort enfin, la prudence est de mise. Le mec est un clippeur qui sort d’une école d’art, et si personne ne s’attend à du Sonic youth, on en voit déjà faire machine arrière devant la monumentale dose de passages orchestraux bien épiques. Car un peu comme Rob Dougan et Mark Ronson à leur époque, yoannLemoine fait du guilty pleasure en puissance, en parfaite connaissance de cause. On pourrait se plaindre d’une sortie parfaitement marketée qui va faire le bonheur des publicitaires et des demeurés qui font des montages sur youtube. Mais pour le reste, c’est un torrent de sons, un déferlement de violons larmoyants, de flûtes enchantées, de tambours martiaux, de chœurs qui dégoulinent, avec des douzaines de références cinématographiques, de la tristesse en canette, des batailles intergalactiques, du Funk avec des cloches d’église et une voix plutôt agréable, ce qui ne gâche rien. Ça déborde tellement de tous les côtés qu’on se demande d’ailleurs comment il a fait rentrer ces 14 morceaux dans un seul album. « The golden Age » est prétentieux comme il faut, grandiloquent, baroque, presque vulgaire, mais touchant. L’album évite de faire preuve de (fausse) modestie. un sentiment salutaire dans un début d’année un brin dépressif où seul pouvait nous sauver un jeune Lyonnais avec un orchestre. A noter qu’il sera le 8 juin aux nuits de Fourvière avec l’Opéra national de Lyon (mais c’est déjà complet). Thomas A l’heure où l’on voit nos idoles de jeunesse se noyer lamentablement dans les bas-fonds d’un chaudron de soupe (The Strokes, les frères gallagher, Muse, …), quelques irréductibles insoumis arrivent encore aujourd’hui à prouver que le temps n’est pas une fatalité et que l’on peut encore enfiler les albums comme des perles, tout en gardant une constante qualitative. Certes, les Black Angels n’ont qu’une petite dizaine d’années d’ancienneté, mais déja cinq albums au compteur, de quoi faire un bilan pas dégueu. Sur « indigo Meadow », les Texans prennent un virage pop qui, s’il n’est pas vraiment radical (mais plutot prévisible), apporte son lot de nouveautés. Plus fédérateur que les premiers opus du groupe (« Directions To See A ghost », « Phosphene Dream » ) et dans la continuité du dernier du nom (« Phosgene nightmare »), « indigo Meadow » est plus condensé que ses prédecesseurs, privilégiant les mélodies succintes et accrocheuses (Holland, Don’t Play With Guns) aux envolées instrumentales expérimentales. La patte psychédélique s’etiole peu à peu et laissse place à un rock plus immédiat (You’re Mine, The Day) aux constructions mélodiques simplistes, mais efficaces. Enfin (et c’est assez rare pour le souligner), ce cinquième album ne souffre d’aucun creux et parvient sans mal à capter notre attention sur les treize pistes qui le composent. Les fans de la première heure regretteront sûrement cette évolution, mais force est de constater que s’il n’est pas immanquable, cet album reste plutôt bon. Barth www.zyvamusic.com | 21



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