Zut ! n°7 sep/oct/nov 2010
Zut ! n°7 sep/oct/nov 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°7 de sep/oct/nov 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Chic Médias

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 156

  • Taille du fichier PDF : 40,2 Mo

  • Dans ce numéro : au pays des tue-l'amour.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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Par Magali Barret//Gravure Henri Walliser Clovis Cornillac COMÉDIEN Enfant de la balle, Clovis Cornillac débute sa carrière sur les planches à 15 ans aux côtés de metteurs en scène aussi réputés que Peter Brook ou Alain Françon. Comédien au regard intense, acteurcaméléon au physique de boxeur, il s’impose aussi bien dans le cinéma d’auteur que dans les grosses productions commerciales. Pressée, je sors de chez moi en courant, je m’emmêle les pinceaux, casse un talon et arrive en clopinant. On me dirige vers le petit salon où m’attend Clovis, avec costume sombre et bottines noires très comme il faut, chemise spleen à boutons nacrés négligemment entrouverte… Avez vous déjà eu peur de ce métier ? Non, peut-être parce que je travaille beaucoup. Sur un plateau ou sur une scène, je me sens chez moi. [Il sourit, plante un regard doux et gris et continue,ndlr] Attention, je n’ai jamais pensé que j’étais un bon acteur. La seule chose que je sais, c’est que je suis à ma place. Êtes-vous autodidacte ? Je trouve qu’on apprend mieux au contact du réel. À mes débuts, il zut ! 80 3 fallait que je me débarrasse d’un lourd cheveu sur la langue. J’étais sur le point de jouer Britannicus en zozotant. J’ai réalisé que je me retrouverai en face de mille personnes à Nanterre en train de se foutre de moi. Donc, j’ai passé des nuits à me rééduquer, seul… Quand vous préparez un rôle, cherchez-vous à vous inspirer de personnages ou de références dans l’histoire du cinéma ? Non, parce que je ne fonctionne pas comme ça. Je ne sais pas travailler dans l’imitation. Je travaille avec un imaginaire constitué de tout ce que j’ai pu lire en littérature ou voir dans les peintures, sculptures et dans les films… Pourquoi enchaînez-vous les rôles ? Ma mère et ma grand-mère m’ont appris qu’on gagnait sa vie en travaillant et que cela voulait dire se lever le matin et y aller. Donc, ça me paraît normal d’enchaîner. Quand je reste plus de sept jours à ne rien faire, je culpabilise. En plus, j’adore mon métier… Propos recueillis le 28 juin à l’UGC Ciné-Cité lors de l’avantpremière de 600 Kilos d’or pur
1. iitj Par Nicolas Léger//Gravure Henri Walliser'°" Richard Bohringer le Kinski français Invité par la librairie Kléber, cette gueule du cinéma français est venue pour la lecture de Traîne pas trop sous la pluie, son dernier ouvrage. Voilà, le décor est planté. Reste à conter l’entrée fracassante du personnage. Un journaliste parlait d’« atmosphère électrique » lors de son entretien avec Klaus Kinski. La rencontre avec Bohringer nous a permis d’en faire l’expérience. L’homme n’aime pas les entretiens et cela se voit : il ne faudra lui parler du livre et rien que du livre. Soit. On taira donc notre projet de portrait. Ajoutez un regard bleu glaçant, des silences inquisiteurs et vous aurez le cauchemar du journaliste. Mais même sur le livre, hymne à la vie, évoquant, entre autres, ses amis perdus et ses chutes, il est difficile d’en apprendre beaucoup plus : « Tout est dans le livre ! Je ne veux rien ajouter d’extérieur. Tout se passe entre moi et le lecteur. » La main tremble et on remercie le ciel de prendre les propos à l’écrit, gagnant ainsi quelques secondes salvatrices avant la prochaine question. Deuxième essai : parlons poésie. « La poésie ne souffre pas de « pourquoi ? » », lance le bonhomme dont le visage (ô joie !) s’adoucit. Ça y est, la carapace de celui que l’on qualifie à longueur d’articles d’écorché vif, d’artiste maudit, est percée. Il évoquera Jack London, Cendrars, Rimbaud, ne s’expliquant pas pourquoi « les autres ont scindé la littérature en catégories artificielles ». Bohringer n’analyse pas ce qu’il fait, il fait. Un résumé de tout ça en guise de portrait ? Un homme à qui il ne faut jamais demander de se justifier mais parler de poésie. Ou encore : un homme qui n’a plus rien à prouver et ne demande qu’à rêver. Mais une question ou plutôt un mystère demeure : comment Bohringer a-t-il bien pu supporter les plateaux de Fogiel ? Propos recueillis le 22 septembre au restaurant Chez Yvonne Traîne pas trop sous la pluie, Flammarion 81 zut !



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