Zut ! n°5 mar/avr/mai 2010
Zut ! n°5 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Chic Médias

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 93,0 Mo

  • Dans ce numéro : chronique au pays des sex toys.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 80 - 81  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
80 81
Texte Nicolas Querci//Photo Anémone du Roy de Blicquy Patricia Barber Auteur-compositeur-interprète jazz Quelques heures avant le concert, Patricia Barber répète seule au piano. « J’aimerais pouvoir répéter plus souvent comme ça. Hélas, ce n’est pas toujours possible. C’est le désastre de ma vie. » Les gens usent d’infinies précautions avec elle. Forcément, leur inquiétude nous gagne un peu. Patricia Barber se laisse photographier avec une certaine réticence. « Je dois monter me maquiller. On a toujours l’air tellement horrible à l’extérieur. » Elle a surtout l’air épuisé. « Après un concert, je suis tellement lessivée que je m’écroule de fatigue dans mon lit. » Ce soir, elle jouera d’autres morceaux que la veille, pour ne pas décevoir ceux qui viendraient les deux soirs. Ses chansons et aussi des standards du jazz. « Les gens veulent entendre des chansons qu’ils connaissent. Ça ne me gêne pas. Il y a tellement de manières différentes de jouer ces chansons. Mais ils veulent aussi entendre les miennes. Ils me le disent. Ils me disent lesquelles. » Contrairement à beaucoup de chanteuses jazz, elle zut ! 80 attache un soin particulier à ses textes. « Je lis beaucoup de poésie. J’essaye de trouver de nouvelles formes, d’expérimenter. J’essaye de trouver de nouvelles rimes, de nouveaux rythmes. » C’est une perfectionniste, jusqu’au bout des doigts. « J’aimerais continuer d’améliorer mon jeu, de faire entrer des sonorités plus variées. Quand je suis chez moi, il n’y a pas un jour où je ne touche pas un piano. Ici, c’est un peu différent. On passe beaucoup de temps dans les transports. Les jours où je ne joue pas sont une véritable souffrance. » Patricia Barber est assise sur le bord de la scène, un verre de whisky posé à côté d’elle. La salle est vide. Ce soir-là comme la veille, elle sera comble. Propos recueillis à la salle du Cheval Blanc, à Schiltigheim, le 16 mars The Cole Porter Mix, Blue Note
Texte Nicolas Léger//Photo Pascal Bastien JAMES ELLROY Maître du polar américain, surnommé « Le Dog » Petites lunettes rondes vissées sur le nez, pull noir en cachemire, Ellroy a tout du WASP bien dans sa peau : « Hi, I’m James Ellroy » salue t-il la main tendue. Pourtant, il revient de loin et se plaît à le rappeler : « Je passais mon temps à boire, me droguer, à rentrer dans des apparts vides et à me masturber. J’étais un clodo. » Il évoque ce sujet à la fois avec dérision et gravité. Tout comme il se plaint du gouffre financier que sont ses divorces : « encore un divorce et je vis dans un carton à Strasbourg ! » Mais essayez de connaître ses goûts en littérature, en cinéma ou en musique et vous aurez affaire à une huître : « Je ne lis pas, ne vais pas au cinéma. » Plus c’est gros, plus ça passe. Non, ses références sont des secrets qu’il garde jalousement. S’il est là, c’est pour vendre son bouquin : il fait le « job » avec brio. Reste que cet homme fascine, tant son regard semble habité par des ténèbres auxquelles nous n’aurons pas accès, si ce n’est dans ses écrits, entre les lignes. Quand on J ÎINL ES: ! - E LLRQ JN oRLD 0" usa -1"11 1 111 -191110P4111, 11r 1 ICë : I.'FIltf "11ii -xxi Rfrii lui apporte enfin le sacro-saint livre d’or du restaurant, Ellroy jette un regard amusé aux signatures de ses prédécesseurs… et dessine un pitbullaux dents acérées et aux bijoux de famille protubérants. Le message est clair : Ellroy en a ; il est le « Dog », toujours prêt à mordre dans la chair rose et pouponne du politiquement correct. Propos recueillis le 16 janvier au restaurant Zuem Strissel, à l’occasion de la rencontre à La Librairie Kléber Underworld U.S.A, Editions Rivages 81 zut !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 1Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 2-3Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 4-5Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 6-7Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 8-9Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 10-11Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 12-13Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 14-15Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 16-17Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 18-19Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 20-21Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 22-23Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 24-25Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 26-27Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 28-29Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 30-31Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 32-33Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 34-35Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 36-37Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 38-39Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 40-41Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 42-43Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 44-45Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 46-47Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 48-49Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 50-51Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 52-53Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 54-55Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 56-57Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 58-59Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 60-61Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 62-63Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 64-65Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 66-67Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 68-69Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 70-71Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 72-73Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 74-75Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 76-77Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 78-79Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 80-81Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 82-83Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 84-85Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 86-87Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 88-89Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 90-91Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 92-93Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 94-95Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 96-97Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 98-99Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 100-101Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 102-103Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 104-105Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 106-107Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 108-109Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 110-111Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 112-113Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 114-115Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 116-117Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 118-119Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 120-121Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 122-123Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 124-125Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 126-127Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 128-129Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 130-131Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 132-133Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 134-135Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 136-137Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 138-139Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 140-141Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 142-143Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 144-145Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 146-147Zut ! numéro 5 mar/avr/mai 2010 Page 148