Zut ! n°5 mar/avr/mai 2010
Zut ! n°5 mar/avr/mai 2010
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°5 de mar/avr/mai 2010

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Chic Médias

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 148

  • Taille du fichier PDF : 93,0 Mo

  • Dans ce numéro : chronique au pays des sex toys.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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Texte Emmanuel Abela//Photo Christophe Urbain Sandrine Bonnaire Actrice et réalisatrice D’emblée, à la lecture de l’ouvrage Le soleil me trace la route que publie Sandrine Bonnaire, nous sommes surpris par l’extrême décontraction avec laquelle elle s’entretient avec ses interviewers pour nous formuler des choses parfois d’une extrême gravité. « J’ai choisi Tiffy Morgue et Jean-Yves Gaillac parce que je les connais depuis 27 ans. Ils venaient m’interviewer souvent, et nous sommes devenus amis. Ils ont beaucoup compté parce qu’ils ont écrit un papier dans Libération dans lequel j’ai parlé de mon père. L’article est paru le 6 avril 1986, le jour où il est décédé avec le journal entre ses bras. Ils ont été les messagers de ma déclaration. » Elle évoque son père, mais aussi Maurice Pialat, figure déterminante qu’elle décrit comme désirable. « Oui, c’était à la fois trouble et clair. C’était un homme extrêmement séduisant. J’étais adolescente, mais déjà un peu femme. C’est le peintre amoureux de son modèle et le modèle fasciné par le peintre. Ce trouble était très assumé, mais zut ! 76 Le soleil me trace la route, Stock Pialat s’est attribué le rôle du père ; les limites étaient fixées... » Elle nous évoque leur séparation pendant onze années, après le refus de l’actrice d’interpréter le rôle de la fille du docteur Gachet dans Van Gogh. « Nous avons perdu du temps, mais nous nous sommes finalement retrouvés. Nous avons pu nous dire les choses et rattraper ce silence qui durait depuis trop longtemps. » On l’interroge sur ces passages qui viennent ponctuer l’ouvrage, enrichis visuellement par la présence d’un arbre dont la vision décline progressivement. « Cet arbre, ce sont les trois hommes aimés, mon père, William Hurt, père de mon premier enfant et donc père lui aussi, et Pialat. L’idée est venue de le remettre plusieurs fois et de le flouter afin de représenter le père, les racines, la famille, les enfants. La mémoire s’estompe, mais si l’arbre s’éloigne, il n’en reste pas moins là ! » Propos recueillis à l’Hôtel de la Cathédrale, à l’occasion de la rencontre à la Librairie Kléber le 12 mars
Texte Nicolas Querci//Photo Nathalie Savey - Cinémas Star et Star Saint-Exupéry Claire Denis & Christophe Lambert Venus promouvoir White Material, la réalisatrice Claire Denis et Christophe Lambert patientent en silence au bar avec un thé pour la première, Coca light et cigarette light pour le second. L’ambiance était légèrement moins détendue sur le tournage du film, au Cameroun : « Tout devient toujours très compliqué au Cameroun, nous apprend Claire Denis. Mais quelles que soient les conditions, on se dit qu’il faut y arriver. On n’a pas le choix. Tout le monde s’inquiète quand on prend du retard. Mais on a toujours eu une très grande confiance, dès le début. » S’ils se connaissent depuis longtemps, l’envie de travailler ensemble ne s’est concrétisée qu’à l’occasion de ce film. « Claire m’a exposé l’idée en quelques minutes. Elle m’a donné une toute petite base. J’ai été immédiatement séduit. » Il pose le cendrier sur une autre table, pour n’incommoder personne. Dans White Material, il abandonne l’idée de convaincre Maria (Isabelle Huppert) de quitter leur plantation de café, ce à quoi elle s’oppose, malgré la guerre civile. « Je ne me prépare pas pour un rôle. ça peut être dangereux White Material CINÉASTE et ACTEUR de trop se préparer. Je ne suis pas quelqu’un qui analyse beaucoup les choses. Je préfère laisser de la place à la spontanéité, à la liberté. » Claire Denis souscrit : « Christophe est un acteur délicat, fin, posé. Je ne prépare pas les films très en amont avec les acteurs. On parle plus du personnage quand on choisit les costumes qu’en l’analysant. Il ne faut pas enfermer un comédien dans une vision de son personnage, alors qu’il en a peut-être une autre. » Le temps presse et on vient les chercher. Claire Denis insiste pour aller « faire une bise à son ami Jean-Luc Nancy » avant le début de la projection publique. Christophe Lambert signe des autographes aux gagnants d’un concours radio, avant de s’esquiver, discrètement, derrière ses lunettes fumées. Propos recueillis à l’Hôtel Régent Petite France à l’occasion de l’avant-première du film White Material au Star Saint-Exupéry 77 zut !



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