Zut ! n°3 sep/oct/nov 2009
Zut ! n°3 sep/oct/nov 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°3 de sep/oct/nov 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Chic Médias

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 33,3 Mo

  • Dans ce numéro : le coup du lapin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 66 - 67  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
66 67
Au Revoir Simone On est sous le charme d’Au Revoir Simone depuis les débuts. On a pu assister ainsi à l’évolution artistique du trio féminin de Brooklyn, qui l’a conduit de la pop minimale à quelque chose de plus franchement new wave. Mais inutile d’évoquer les années 80 à la ravissante Annie Hart, « Nous utilisons des synthés, voilà la seule chose qui nous rapproche de tous ces groupes. On nous attribue sans doute certaines de ces influences parce que nous développons une sensibilité mélancolique voisine. » Mais la source est à chercher ailleurs, et pourquoi pas du côté du duo Air. « Oui, nous sommes de grandes fans. » La rencontre a eu lieu. « Nicolas [Godin] et Jean- Benoît [Dunckel] nous ont appris tant de choses, ils expriment une telle générosité. Nous sommes fascinées par ce qu’ils apportent sur scène à leur public. » Une influence française, pour un trio qui zut ! 66 FLASH Par Emmanuel Abela//Photo Christophe Urbain rencontre un succès grandissant en France. « Vraiment ? Je découvre ça ! », s’étonne-t-elle avec une pointe de fierté. Assurément, le public en France est séduit, l’accueil à Ososphère témoigne de la relation intime qui s’installe. « Si c’est le cas, c’est important pour nous. La France a toujours accordé une importance particulière aux artistes féminines qu’elle situe à l’égal des hommes. Si vous portez une robe ici, vous ne serez pas déconsidérées pour autant. Nous serions ravies d’être acceptées, comme faisant partie de l’histoire artistique de ce pays. » Propos recueillis le 25 septembre, quartier Laiterie, dans le cadre des Nuits de l’Ososphère Album : Still Night, Still Light, Moshi Moshi *
Naïve New Beaters Par Emmanuel Abela//Photo Christophe Urbain Par Emmanuel Abela//Photo Christophe Urbain C’est toujours un plaisir de croiser les Naïve New Beaters. On sait forcément que l’instant sera décapant : David Boring, Eurobélix et Martin Luther BB King ont le don d’amuser la galerie, comme c’est le cas à Ososphère.radio. À la question « comment occupez-vous vos journées dans le bus en tournée ? », ils répondent qu’ils jouent aux Incollables, les fameuses questions de révision à destination des gamins. « Ah bon ?, s’aventure Fred Cisnal, l’animateur. Et que tirez-vous de cette expérience d’une année de tournée ? » « Ben forcément, répond David ‘pas si’Boring, on en sait beaucoup plus sur les rois de France ! » Le ton de la dérision est donné, mais qu’on ne s’y trompe pas, l’affaire reste sérieuse. « Oui, confirme Eurobélix, pour nous il n’y a pas d’incompatibilité entre la ‘déconne’et la production de notre musique. » Effectivement, leurs compositions, bien qu’elles soient construites sur les apports les plus invraisemblables – hip hop, électro, hard, funk – révèlent une fusion des genres qui nécessite une vraie culture musicale. On sent le trio gourmand, et quand je leur propose de me transformer en bon génie-journaliste capable d’exaucer un vœu, Eurobélix me réclame une parfaite maîtrise du piano, « mais alors, très vite ! » Les deux autres sont repartis pour raconter des bêtises. « Une pluie de médiators ! » pour le guitariste. « Le bonheur pour moi et toute ma famille », nous répond David pince-sans-rire, en écho au tube du groupe Live Good. Et rapidement, d’évoquer la belle collection de socquettes de Martin Luther BB King, avant de décréter que le vrai plan des NNB pour l’avenir, c’est tout de même « de devenir plus connus que les Rolling Stones. » Avec le charisme incroyable de ces trois-là, gageons qu’ils n’y parviennent un jour ! Propos recueillis le 26 septembre, quartier Laiterie, dans le cadre des Nuits de l’Ososphère Album : Wallace, Cinq7 Y.A.S. La vie de l’intervieweur est parfois semée d’embûches : il a suffi d’un transat récalcitrant pour se ridiculiser définitivement devant Yasmine Hamdan, la chanteuse de Y.A.S. Et pourtant, c’était pas faute qu’elle nous conseille. « Regardez, mon transat est déplié, faites comme moi ! » Les « hin hin hin ! » étouffés de quatre gars de l’équipe technique du festival rajoutaient au désespoir personnel de l’instant. Un petit coup de main de leur part, un petit coup de blush pour Yasmine, et l’affaire rentrait dans l’ordre. Mais trêve de plaisanterie, le projet de Y.A.S. – le duo que constitue Yasmine avec Mirwais, l’ex-Taxi Girl, producteur en son temps de Madonna – c’est du sérieux ; il s’inscrit dans une logique politique très forte. « Lancer un projet électro-pop en arabe, c’est naturellement le défi qui nous a excités tous les deux, à partir d’une langue extrêmement codifiée. Nous avons souhaité décontextualiser l’arabe, avec une double envie : d’une part, que ça fonctionne bien avec la musique, et d’autre part que le monde arabe s’approprie les chansons », nous explique avec une once de sévérité cette très belle jeune femme, incroyablement glamour et généreuse. « J’écoute énormément de musique arabe, et j’essaie de trouver le dialecte qui va me permettre de faire passer le sens de mon propos qui s’inspire de la situation de ces pays, avec des connotations politique, sociale et sexuelle. » Pour quelle réception par les pays arabophones ? « Dans les pays du Golfe, c’était compliqué, ils m’ont censurée. Le problème c’est que je me sens très libre, et des fois ça ne passe pas ! Après, il y a eu un énorme buzz au Liban et dans certains pays du Moyen-Orient. Ce disque a été fait pour que le monde arabe puisse sourire, se sentir familier, dans la mesure où il s’inspire de la culture populaire – la pop kitsch égyptienne des années 80, par exemple – à un moment où l’on cultivait à la fois l’humour et le sens de la transgression. » Propos recueillis le 26 septembre, quartier Laiterie, dans le cadre des Nuits de l’Ososphère Album : Arabology, Universal 67 zut !



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :


Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 1Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 2-3Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 4-5Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 6-7Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 8-9Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 10-11Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 12-13Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 14-15Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 16-17Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 18-19Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 20-21Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 22-23Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 24-25Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 26-27Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 28-29Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 30-31Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 32-33Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 34-35Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 36-37Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 38-39Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 40-41Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 42-43Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 44-45Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 46-47Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 48-49Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 50-51Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 52-53Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 54-55Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 56-57Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 58-59Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 60-61Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 62-63Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 64-65Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 66-67Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 68-69Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 70-71Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 72-73Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 74-75Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 76-77Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 78-79Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 80-81Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 82-83Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 84-85Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 86-87Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 88-89Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 90-91Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 92-93Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 94-95Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 96-97Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 98-99Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 100-101Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 102-103Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 104-105Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 106-107Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 108-109Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 110-111Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 112-113Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 114-115Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 116-117Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 118-119Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 120-121Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 122-123Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 124-125Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 126-127Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 128-129Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 130-131Zut ! numéro 3 sep/oct/nov 2009 Page 132