Zut ! n°1 mar/avr/mai 2009
Zut ! n°1 mar/avr/mai 2009
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°1 de mar/avr/mai 2009

  • Périodicité : trimestriel

  • Editeur : Chic Médias

  • Format : (200 x 260) mm

  • Nombre de pages : 132

  • Taille du fichier PDF : 13,7 Mo

  • Dans ce numéro : une madeleine nommée Gaby.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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COMMUNICATION Dans une grande pièce lumineuse, le studio, 5 têtes autour des 30- 40 ans : Thomas Lafont, graphiste, Régine Vincenti, D.A., Adrien Moerlen, le chanteur du groupe strasbourgeois Crocodiles, l’air un peu déplacé en D.A. derrière son Mac. Benjamin Voituriez, l’un des deux patrons, affairé au téléphone, ne m’évoque pas, en revanche, l’un des olibrius jouant habituellement avec Adrien, dont il est pourtant sur scène le guitariste. C’est l’autre boss, Stéphane Obringer, qui me mène dans la petite salle de réunion où nous attend la version noire de la table Ikea qui trône dans ma cuisine. Le temps d’évoquer l’industrie zutienne et voilà Benjamin Voituriez qui nous rejoint. Tous deux prennent place pour l’interview, derrière eux un tirage XXL d’une photo d’Éric Antoine pour les Crocodiles. En 2000, « le jour de la fête du travail », se souviennent-ils, ils créaient V.O, après avoir quitté un des poids lourds de l’époque, Euro-RSCG. zut ! 114 AMICALEMENT par Fabien Texier//photos Alexis Delon/Preview O Voituriez & Obringer dit V.O, est une petite agence de pub avec de grands comptes. Après avoir évoqué les trajectoires parallèles du duo de direction avec Benjamin et Stéphane, nous découvrirons l’esprit de leur PME et leur appliquerons notre règle de 3. Fils de pub/Shoegazer Vers 14-15 ans, Benjamin Voituriez qui se lançait dans la noisypop indie et dessinait en amateur, n’aurait guère pu imaginer cela. Après le bac, interdit de Beaux-Arts, il atterrit dans un IUT de commerce ; « c’était pas mon truc » dit-il. Finalement c’est à Sup’de Création à Roubaix qu’il découvre le boulot de DA. Pour Stéphane Obringer, en revanche, c’est beaucoup plus clair. « Génération Mitterrand », « demain j’enlève le bas » (Avenir), les campagnes Kookaï, l’abattage d’un Séguéla, le mirage des 80’s, le fascinent. Quand il sera grand, il sera concepteur-rédacteur. Mais par où passer ? Un BTS de communication lui donne en 1992 l’occasion d’un stage avec Éric Sembach, un de ces magiciens qu’il admire. Après une première mise en pratique au SIRPA (la langue de la Grande Muette), de 1994 à 2000 il travaille chez Euro-RSCG 4
et collabore à d’importantes campagnes. « Là où je me suis le plus éclaté, c’était pour la campagne présidentielle au Congo- Brazzaville ; nous avions été sur place pour prendre le pouls de la population. Le président avait validé notre travail mais, un mois avant les élections, la guerre civile a éclaté. » (Le conflit de 1997 : Pascal Lissouba renversé par Sassou Nguesso,ndlr). De 1994 à 1998, Benjamin Voituriez est basé à La Réunion où il travaille pour un groupe américain pour lequel il réalise des films publicitaires, du packaging destiné aux pays de la région (Comores, Afrique du Sud…). Il rencontre alors Jean Murat, « le D.A. qui m’a appris à bosser », et ramené à Strasbourg pour travailler chez Adidas. Il entre ensuite à Euro-RSCG.Pour lui, l’agence est surtout le lieu de sa rencontre avec Stéphane Obringer. Celui-ci est plus disert : « Il y avait un véritable esprit d’équipe, on continue à voir les gens de l’époque qui sont de notre génération. Il y a eu des campagnes télévisées pour le tourisme (CRT) en Alsace, le contact avec des pros parisiens, un expert comme Jérôme Doncieux. » Revers de la médaille, le contact avec ces pontes de la com’est distant et une « bulle » entoure les salariés qui sont rarement au contact des clients. Chez V.O, ils laisseront les D.A. gérer leur dossier, quitte à les soutenir parfois « en fantôme ». La petite entreprise Au tournant de la trentaine, tous deux décident de tenter l’aventure par eux-mêmes. Pas sous la forme d’un tandem de freelances, mais d’une SARL, V.O : un « team créatif » avec un D.A. et, originalité dans une petite agence, un concepteur-rédacteur. Stéphane Obringer ne craint pas le pléonasme pour définir leur spécificité : « une offre de création créative ». Partis sans leur portefeuille de clients, ils ont dès le début « la chance » de travailler pour Électricité de Strasbourg, un budget important qui leur permet de « tourner », un client bientôt suivi par l’INET (Institut National des Études Territoriales) et Kronenbourg. Trois comptes « historiques » qui leur sont restés fidèles jusqu’ici. Historiques mais pas envahissants, V.O refusant de se mettre à la merci de seulement un ou deux budgets. 1 « le président avait validé notre travail mais, un mois avant les élections, la guerre civile a éclaté. » La règle de 3 Films There Will Be Blood de Paul Thomas Anderson La Vie aquatique de Wes Anderson Zoolander (et oui !) de Ben Stiller Albums : Q : Are We Not Men ? A : We Are Devo ! de Devo The Bizarre Ride de The Pharcyde Dear Science de TV on the Radio 115 zut !



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