Zoom Japon n°95 novembre 2019
Zoom Japon n°95 novembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°95 de novembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Ilfunet

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 36

  • Taille du fichier PDF : 16,4 Mo

  • Dans ce numéro : spécial vin.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 26 - 27  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
26 27
ZOOM CULTURE région de Katsunuma, dans la préfecture de Yamanashi, qui ont créé une collection intéressante de vins inspirés par l’univers de l’animation et du manga. Elle comprenait des vins rouges, des vins blancs et des vins rosés, mais son meilleur argument de vente était les bouteilles elles-mêmes dont les étiquettes étaient illustrées par 45 personnages issus de séries populaires comme Kitarôle repoussant (Gegege no Kitarô) ou encore Galaxy Express 999 (Ginga Tetsudô 999). Comme on pouvait s’y attendre, les bouteilles se sont vendues comme des petits pains. LiTTéraTure Comparativement au manga, la littérature et le cinéma japonais ont été plus lents à adopter le vin comme thème central même si l’écrivain KAIKÔ takeshi avait publié dans les années 1970 son fameux Romanée-Conti 1935 (éd. Philippe Picquier). Après tout, l’essor du vin au Japon est assez récent et subit la concurrence – même dans le domaine des arts – du saké, de la bière et d’autres alcools. On peut citer le roman Van sho wo anata ni [Vin chaud pour vous] de KONDÔ Fumie dont l’histoire se déroule dans le petit restaurant français Pas Mal avec sept tables et un comptoir pouvant accueillir cinq personnes. Formé en France, son chef est aussi passionné par les petits mystères de la vie quotidienne que par la cuisine. En tant que détective accompli, il s’amuse beaucoup à les résoudre. Quelle est la véritable identité de la dame qui aime la bouillabaisse ? Pourquoi Mme Miriam a- t-elle cessé de faire son divin vin chaud ? Ce livre combine des descriptions de supers plats et des énigmes de premier ordre. MURAKAMI Ryû est l’un des poids lourds de la littérature japonaise. Sa collection de nouvelles parue en 1998 sous le titre Wain ippai dake no shinjitsu [La vérité du seul verre de vin] tourne autour du vin. Chaque histoire comporte un vin différent. La-tâche, un Bourgogne, prête son bouquet complexe à une histoire où la confusion règne. L’arôme du Château Margaux apporte du réconfort lors d’une nuit passée à attendre en vain un rapport sexuel. CiNéMa Lorsqu'ils ont cherché à faire un film sur le thème du vin, les Japonais ont commencé par regarder ce qui s’était fait à l’étranger et en 2009, le remake de Sideways est sorti cinq ans après le succès du film américain. En 2014, MISHIMA Yukiko (voir Zoom Japon n°80, mai 2018) a choisi Hokkaidô pour tourner son troisième long métrage, Budô no namida [Les larmes du raisin]. Il s’agit de l’histoire de deux frères isolés qui produisent du vin et du pain à partir du raisin et du blé qu’ils cultivent eux-mêmes. Le grand frère Ao, en particulier, est un homme obstiné et centré sur luimême qui sourit ou même parle rarement. Un 26 ZOOM JAPON numéro 95 novembre 2019 La Sommelière est l’œuvre du duo JÔ Araki et HORI Ken’ichi illustrée par MATSUI Katsunori. jour, leur routine de vie presque monastique est interrompue par une voyageuse qui remet en cause leur style de vie. Elle leur présente un regard neuf sur la vie et le bonheur, et leur fait comprendre que les hommes, comme les raisins, ne peuvent pas prospérer dans la solitude. Un des derniers films mettant en scène le vin s’intitule Usuke Boys. Sorti en 2018, il a remporté le prix d’interprétation au Festival du film de Madrid. Inspiré du livre de KAWAI Kaori qui a remporté le Shogakukan Nonfiction Award 2009, ce long métrage raconte l’histoire d’un groupe d’aficionados du vin et de leur relation avec la légende du vin, ASAI Usuke, un viticulteur considéré comme le père du vin japonais contemporain (voirpp. 6-9). Les jeunes sont convaincus que le vin japonais ne sera jamais aussi bon que les grandes références européennes, mais ils changent d’avis quand ils goûtent le Merlot Kikyôgahara produit par ASAI. Leur vie a changé avec cette rencontre extraordinaire. Ils quittent leur emploi et commencent à cultiver du raisin dans l’espoir de produire un bon vin japonais en appliquant les méthodes de leur maître. Il ne vous reste plus qu’à trouver ces œuvres et à les déguster en compagnie d’une bonne bouteille de vin. G. S. Eric Rechsteiner pour Zoom Japon



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :