Zoom Japon n°93 septembre 2019
Zoom Japon n°93 septembre 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°93 de septembre 2019

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Ilfunet

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 28

  • Taille du fichier PDF : 12,6 Mo

  • Dans ce numéro : Tôkyô, bienvenue à Katsushika.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 16 - 17  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
16 17
zoom CULTURE POLAR Règlement de compte avec le japon pour son premier roman de surcroît écrit dans la langue de molière, KaTô maiko nous livre un bien bel ouvrage sur le plan de l’intrigue et de la construction de son récit. Ce polar dresse un portrait plus que sombre de la société japonaise, en particulier celle des grands centres urbains où toute trace d’humanité semble avoir disparu. Très intéressant, ce polar exprime une certaine désillusion de l’auteur à l’égard d’un pays où il ne fait peut-être pas si bon vivre. A l’ombre de l’eau, de KATô Maiko, éd. Seuil, coll. Cadre noir, 20 € . pendant cinquante jours, Sophie Lavaur a parcouru des centaines de kilomètres pour relier les 88 temples qui constituent le fameux pèlerinage de Shikoku. Elle ne l’a pas entrepris en touriste, mais avec cette détermination qu’ont les henro, les pèlerins, c’est-àdire avec la volonté d’affronter les difficultés quelles qu’elles soient. Et elles sont nombreuses sans pour autant être rédhibitoires. De cette 16 zoom japon numéro 93 septembre 2019 MANGA attention série addictive ! Si l’on se fie aux couvertures des deux premiers volumes des Liens du sang, série signée oSHImI Shûzô, on pourrait penser qu’il s’agit d’une histoire de famille banale. Que nenni ! L’auteur des Fleurs du mal nous offre une œuvre peut-être encore plus forte que la précédente et en tout cas bien plus prenante, s’agissant de la relation toxique qui se noue entre Seiichi et sa mère. Dans ce thriller parfaitement construit grâce à une maîtrise de la mise en scène graphique, le lecteur plonge dans un univers dérangeant mais dont il ne veut pas sortir sans connaître la suite. Les Liens du sang (Chi no wadachi), de OSHIMI Shûzô, trad. par Sébastien Ludmann, Editions Ki-oon, 7,90 € . Volume 3 à paraître. DÉCOUVERTE Sur les traces du moine Kôbô Daishi expérience riche en émotions, en rencontres et en chaleur humaine, l’auteur nous livre un magnifique ouvrage. Simple dans sa conception, il n’en est pas moins profond dans son contenu. a ne pas manquer ! Le Pèlerinage de Shikoku, en images et en mots, de Sophie Lavaur, Ed. Sully-Le Prunier, 19 € . N IHONGOTHÈQUE Fujiyû J’ai passé un été très « jiyû », autrement dit « libre ». Pour mes trois semaines de vacances, je m’étais décidée non seulement à m’éloigner du travail (ce qui est logique pour les Français mais presque impossible pour ceux qui travaillent avec des organisations japonaises), mais aussi à ne rien organiser. J’ai bien réussi, je suis restée hors du temps. Vive la jiyû ! Pendant ce temps, au Japon, une exposition intitulée Après la non-liberté d’expression s’est déroulée dans le cadre d’un festival artistique. En général, on dit jiyû no fuzai pour évoquer l’absence de liberté, mais les organisateurs de l’exposition ont préféré le terme fujiyû forgé en ajoutant la négation fu devant jiyû. Ils ont eu bien raison. Leur choix a rendu le titre aussi provocateur que son contenu qui rassemblait une vingtaine d’œuvres qui ont été censurées ailleurs, comme l’image de l’empereur Hirohito en feu ou la statue incarnant les femmes de réconfort coréennes enrôlées dans les bordels de l’armée impériale japonaise pendant la Seconde Guerre mondiale. L’événement a mis tout de suite mal à l’aise les internautes qui se sont interrogés sur les limites de la liberté dans les arts. Résultat  : l’exposition a été annulée trois jours après son ouverture à la suite de nombreuses protestations et menaces parmi lesquelles un fax sur lequel on pouvait lire « je vais venir avec un bidon de carburant ». Quelques jours après l’incendie criminel du studio de Kyôto Animation qui a fait 35 morts en juillet, cela a jeté le trouble. En tout cas, nous avons eu la confirmation de l’existence de fujiyû dans la société japonaise ! Au travail, je me retrouve souvent entre ceux qui sont nés dans ce pays où la liberté d’expression n’a pas de prix (parfois la liberté tout court), et les autorités nippones qui apprécient énormément les premiers s’ils se soumettent aux règles japonaises (parfois compliquées à décrypter même pour savoir si c’est « oui » ou « non »). Et devant les courriels qui se sont accumulés pendant ma pause estivale, je me dis « vivement les prochaines vacances ! » KOGA RITSUKO
a quoi sert un terrain de footballau milieu de nulle part ? et pourquoi y a-t-il un bunker en béton sur sa ligne de touche ? Cette étrange scène surréaliste est complétée par l’arrivée d’un type étrange qui émerge du bunker et se dirige vers nous. Il est vêtu d’une combinaison bleue comme celles que portaient les astronautes par le passé… Nous sommes à Kasukabe, une ville au nord de Tôkyô rendue célèbre par Crayon Shinchan, personnage de manga très populaire auprès des enfants japonais. Cependant, nous ne sommes pas venus ici pour parler de lui. Le gars en salopette bleue nous conduit dans le bunker et nous fait descendre un long escalier. Les panneaux de danger accrochés aux murs semblent assez inquiétants, mais il est trop tard pour revenir sur nos pas. Notre destination se trouve à 22 mètres sous terre, juste sous le terrain de football. C’est ici que notre appréhension se transforme en émerveillement lorsque nous nous retrouvons devant un « Parthénon souterrain ». Bienvenue au g-Cans (abréviation de Gesui Kanaru, canal de drainage), l’une des merveilles architecturales et technologiques du XXI e siècle. La mission du tunnel anti-inondation de la zone métropolitaine extérieure (shutoken gaikaku hôsuiro), c’est son nom officiel, consiste à canaliser les quantités massives d’eau engendrées par les typhons et les montées des eaux. Ce qui le distingue d’autres endroits similaires est sa taille prodigieuse. en fait, notre Parthénon futuriste est un bassin géant, long de 177 mètres et large de 78 mètres. une partie de cette grotte souterraine est occupée par 59 imposants piliers en béton (d’où vient la similitude du Parthénon), chacun d’une hauteur de 18 mètres et pesant 500 tonnes. un panneau apposé sur les piliers, à quatre mètres du sol, indique le niveau zoom CULTURE VISITE Quand la réalité dépasse la fiction Construit pour éviter des inondations catastrophiques dans la capitale, le G- Cans ne manque pas d’impressionner. depuis 1984 Restaurant japonais 59 piliers mesurant 18 mètres et pesant 500 tonnes soutiennent cette superstructure souterraine. Découvrez et dégustez nos différentes spécialités japonaises Lâmen yakisoba, gyôza, donburi, curry,etc... Ouverts tous les jours de 11h30 à 22h30 27, Bd des Italiens 75002 Paris Tél. 01 40 07 11 81 32 bis, rue Sainte Anne 75001 Paris Tél. 01 47 03 38 59 à partir de7,5 € 163, rue Saint-Honoré 75001 Paris Tél. 01 58 62 49 22 Opéra M Quatre-Septembre av. de l’Opéra Pyramides rue St.-Honoré rue de Rivoli bd. des Italiens Palais Royal M Musée du Louvre septembre 2019 numéro 93 zoom japon 17 M M rue des Petites-Champs rue Ste.-Anne rue Richelieu Jérémie Souteyrat pour Zoom Japon



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :