Zoom Japon n°76 déc 17/jan 2018
Zoom Japon n°76 déc 17/jan 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°76 de déc 17/jan 2018

  • Périodicité : mensuel

  • Editeur : Éditions Ilfunet

  • Format : (210 x 297) mm

  • Nombre de pages : 32

  • Taille du fichier PDF : 14,6 Mo

  • Dans ce numéro : Japon-Afrique, sur la bonne voie.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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ZOOM ACTU édito Afurika Comme dans le reste du monde, Africa, le tube du groupe Toto, a enregistré un vif succès dans l’archipel en 1982. Mais il y a 35 ans, l’Afrique restait une destination largement inconnue des Japonais. Aujourd’hui, les choses ont évolué et le continent africain suscite un intérêt plus soutenu de la part des autorités, mais aussi de la population qui a la possibilité de mieux appréhender la culture africaine. La présence de ressortissants africains, la multiplication des échanges ou encore la découverte de liens anciens favorisent la curiosité. Mais cela reste insuffisant et il faudra encore des années pour parvenir à éliminer tous les clichés concernant le continent. 400 000 LA RÉDACTION courrier@zoomjapon.info Tel est le nombre de véhicules que le constructeur Subaru a décidé de rappeler en raison d'inspections effectuées par du personnel non certifié. L’entreprise japonaise est la seconde société après Nissan à être rattrapée par ce genre de mauvaises pratiques de certifications. Cette dernière a décidé de rappeler 1 million de voitures vendues depuis 2014. Librairie japonaise JUNKUDO Tél  : 01 42 60 89 12 Mail  : info@junku.fr 18 rue des Pyramides 75001 Paris Livraison express par DHL ou plus économique par La POSTE r o o coiffure Découvrez le véritable éclat de votre beauté ! Coupe sur cheveux secs. Des teintures 100% végétales pour prendre soin de vos cheveux et couvrir les cheveux blancs. 19, rue Delambre 75014 Paris TEL  : 01 43 27 55 33 Du lundi au samedi 9h30-18h30/Le jeudi jusqu'à 20h 2 ZOOM JAPON numéro 76 décembre 2017 - janvier 2018 L E REgaRd d’ERic REchStEinER Ville d’Asuka, préfecture de Nara Si les Japonais attachent une grande importance aux couleurs de l’automne au Japon, notamment avec les feuilles d'arbres qui transforment les forêts en d’immenses feux d’artifice, ils regardent aussi les rizières qui, à cette période de l’année, prennent des teintes jaunes synonymes de la moisson à venir. Un peu partout, on peut ainsi observer une intense activité dans les champs où le riz est à point pour être récolté. SpoRt Nouveau scandale dans le sumo Le yokozuna (grand champion) mongol Harumafuji a présenté des excuses devant les médias après le dépot d’une plainte à son encontre. Il est accusé d’avoir frappé son compatriote Takanoiwa, 27 ans, en octobre. La blessure a nécessité deux semaines de soins. Cet incident met une nouvelle fois le monde du sumo en émoi après plusieurs scandales ces dernières années impliquant des lutteurs étrangers. Moments exquis Les Maikos de Gion à travers l'objectif de KOBAYASHI Taka. UTSUYAKA Ed. Mitsumura Suiko Shoin naoKom.ner. ne"t4) (6) (1a) Edgar Quinet'r cRoiSSancE Une économie plus souriante Même si la croissance du Produit intérieur brut (PIB) n'est que de 0,3% au troisième trimestre, elle signe un septième trimestre d'expansion d'affilée avec le soutien des exportations. Le Japon, troisième économie mondiale longtemps freinée par la déflation, connaît ainsi sa plus longue période de croissance ininterrompue depuis plus de 16 ans. De quoi satisfaire le gouvernement.rr o RAYA Pâtisserie Japonaise Le calenderier 2018 est à votre disposition Avec les jours fériés en France. 12E ttc 10 rue Saint-Florentin 75001 Paris C)Madeleine, Concorde Tél  : 01 42 60 13 00 Eric Rechsteiner
A 29 ans, FurusAto Hiromi a choisi de rester à Ishinomaki car elle peut y assouvir sa passion. Depuis le séisme de mars 2011, nombreux sont ceux qui sont passés à Ishinomaki, avec leur appareil photo pour faire un état des lieux sinistrés de la région. Certains photographes sont restés à Ishinomaki en continuant à prendre des photos. Parmi eux, Furu- SATo Hiromi qui a quitté un studio-photo à Tôkyô pour devenir photographe-archiviste d’une association bénévole. Elle cherche, à présent, à saisir les éclats de vie de la population. Née à ushiku, une cité de la préfecture d’Ibaraki, elle a passé ses années de collège et de lycée à Tôkyô. Depuis toujours, elle aime lire et est très attirée par les sciences humaines. Après un échec, elle a réussi son examen d’entrée à l’université Nihon, en section de psychologie. Mais à la fac, elle a constaté que la majorité des étudiants, une fois libérés du dur examen d’entrée, étaient peu motivés. Trouvant l’ambiance détestable, elle s’est décidée à poursuivre ses études aux îles Fidji, et «profitant de cette occasion», elle a acheté son premier appareil reflex monoobjectif. Là-bas, elle n’a pas cessé de photographier les paysages et les visages souriants des personnes qu’elle a croisées. A son retour au Japon, son appareil ne la quittait plus. Tout en effectuant des stages de psychologie clinique, elle s’est mise à la recherche d’un emploi salarié dans ce domaine «pour rester en rapport avec tous les gens avant qu’ils ne tombent vraiment malades et d’accumuler, pendant les trois années à venir, un maximum d’expériences.» Grâce à son caractère très avenant, elle a reçu de nombreuses promesses d’embauche. Pour se préparer à son entrée dans la vie active, elle sortait déjà en tailleur et talons hauts jusqu’au jour où elle s’est rendu compte qu’elle restait toujours les yeux rivés au sol sur ses pieds douloureux. un jour de congé, alors qu’elle se baladait en jean sur une allée de ginkgos, elle éprouva un sentiment de beauté émouvant. «Pourquoi n’avaisje pas remarqué tout ça ? Si j’avais eu un appareil, je n’aurais pas raté l’occasion de le saisir», s’estelle dit. Elle a donc décidé de renoncer à sa future embauche. Alors, sur son ordinateur, après avoir fait une recherche «Studio photo à Tôkyô», elle a posé sa candidature dans la première entreprise apparue sur la liste des résultats. une fois reçue sa promesse d’embauche, elle a appris que ce studio était réputé pour sa rigidité. Effectivement, le chemin pour devenir photographe professionnel était très balisé ; elle n’était là que pour aider les «pros» sans jamais pouvoir toucher à l’obturateur. Tous les jours, ce n’était que de la simple consommation de photos. un doute est né  : «A qui s’adressent ces photos ? ». Dans le studio fréquenté par des stars, on entassait des bentô, alors qu’ailleurs on parlait de la pénurie alimentaire après le séisme. «Je veux prendre des photos remplies d’éclats de vie», se disait-elle. Elle a ainsi décidé de quitter le studio au bout d’une année, alors qu’on lui avait laissé une certaine responsabilité. En mars 2012, elle est venue à Ishinomaki, comme photographe-archiviste pour une association bénévole. Elle était, alors, ravie de tenir l’objectif et d’appuyer sur l’obturateur. Mais fin juin, les activités de l’association ont commencé à baisser. En demandant quelques conseils à sa sœur aînée, celle-ci lui a demandé si elle avait «pris en photos les gens qui affrontaient courageusement les séquelles du séisme». Ne sachant ZOOM ACTUI SéRiE Celle qui capte les éclats de vie Furusato Hiromi a trouvé sa raison de vivre dans la cité portuaire. que lui répondre, elle a, alors, repris des petits boulots lui permettant de continuer à prendre des photos. C’est ainsi que, l’année suivante, elle est devenue photographe indépendante. Si depuis six ans, beaucoup de photographes ont quitté Ishinomaki, FuruSATo Hiromi repense à tous les moments qui lui ont permis de tisser un véritable lien avec «Ishinomaki, cette ville qui m’a fait passer du statut de simple caméraman à celui de vraie photographe». «Ici, je ressens de puissants éclats de vie», nous confie-t-elle. Au printemps de cette année, le Musée du manga a organisé l’exposition de photos «A suivre» rassemblant les travaux des photographes installés à Ishinomaki. Elle y a participé avec trois autres confrères connus de la ville. En recoiffant ses cheveux frisés, elle nous a déclarés, d’un air un peu gêné  : «Mon maître, c’est la ville d’Ishinomaki». OHMI SHUN, HIRAI MICHIKO décembre 2017 - janvier 2018 numéro 76 ZOOM JAPON 3 iShinomaki hibi ShimbUn



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