Zoo n°74 nov/déc 2019
Zoo n°74 nov/déc 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°74 de nov/déc 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 10,5 Mo

  • Dans ce numéro : explorer les mondes cachés.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 18 - 19  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
18 19
18 zoom Les Vermeilles de Camille Jourdy Bienvenue chez Lewis Carrollavec ce pays des Vermeilles que Alice, non, Jo, atteint en traversant un miroir, non, un tunnel ferroviaire. Le résultat est le même puisque la jeune fille se retrouve dans un monde merveilleux où les poneys multicolores croisent des renards qui parlent et un chat empereur très méchant. Les clins d’œil sont nombreux, à Alice, Peter Pan, comme aux dessinateurs de bande dessinée actuels. Camille Jourdy actualise le roman en plongeant dans l’imaginaire rose bonbon d’une jeune fille d’aujourd’hui. Le résultat est sucré, fleuri, romantique et forcément initiatique. On se laisse porter par la langueur de l’atmosphère, comme une soirée d’hiver devant un bon feu de cheminée. Actes Sud BD, 160 p., couleur, 21,50 € THIERRY LEMAIRE LastMan T.12 de Vivès, Balak et Sanlaville LastMan, au départ, c’est une expérience menée par les talentueux Bastien Vivès, Balak et Michaël Sanlaville, qui s’organisent un studio « à la japonaise » pour relever le défi d’un rythme de parution comparable à celui des mangas, au service d’un feuilleton haletant, imprévisible et génial, désormais complet, qu’il faut lire ! Et qu’il faut aussi regarder, car LastMan est également une série animée en 26 épisodes de 12 minutes, dont l’histoire originale se déroule dix ans avant celle de la bande dessinée, un exemple quasi unique de non-redondance entre supports visuels. La saga a été primée partout, notamment à Angoulême et à Lucca. Donc, LastMan, the end ? Oui mais les meilleures choses ont une fin ! Casterman, 216 p., n&b, 12,50 € JÉRÔME BRIOT B ande D essinée UN PLANTIGRADE DANS LA JUNGLE URBAINE Et si la nouvelle coqueluche du monde de l’édition new-yorkais était un ours ? Alain Kokor adapte le roman de William Kotzwinkle avec gourmandise, pour une satire du monde littéraire. est un écrivain comme les autres est L’Ours l’histoire de deux trajectoires opposées. D’un côté, Arthur Bramhall, professeur d’anglais à l’université du Maine et romancier (un tantinet dépressif). De l’autre… un ours. Le premier effectue un retour de plus en plus radical à la nature, dans une forêt dont les arbres colossaux ressemblent à des gratte-ciels. Le second croque la grosse pomme en se rendant à New York, jungle urbaine étourdissante. Les deux personnages se croisent presque aux pieds d’un épicéa. Bramhall vient d’y enterrer une mallette quand l’ours s’approche pour la chaparder. À l’intérieur de cet attaché-case, le dernier manuscrit du romancier, bien à l’abri sous quelques centimètres de terre. Grave erreur ! L’ours, qui passait par là, soupçonne que l’objet noir renferme du bon miel et tente de l’ouvrir. Pas de chance, ce sont des feuilles qui s’échappent de l’attaché-case. Déçu, le plantigrade considère tout de même que ces pages doivent valoir de l’argent, et donc rapporter du miel. Il prend le premier train pour New York afin d’essayer de monnayer son étrange découverte. Satire du monde littéraire On l’aura compris, L’Ours est un écrivain comme les autres, écrit par William Kotzwinkle en 1996 et adapté ici en BD, est une fable. À la manière d’un enfant de 5 ans, l’ours sait un peu lire et écrire, et va au fil des pages acquérir des rudiments de langage, sans jamais être considéré comme un animal par les humains. Témoin candide du monde qu’il découvre en arrivant à New York, le plantigrade et ses rencontres multiplient les malentendus, méprises et quiproquos, sources de l’humour de l’album. Le roman est un chef d’œuvre, qui permet à l’ours d’explorer (bien malgré lui) tous les rouages du monde de l’édition, dans lequel il est de plus en plus à l’aise. Et William Kotzwinkle s'en donne à cœur joie pour railler les dérives de ce milieu, qui s’apparente ici au monde du disque. La satire est encore plus frappante à chaque fois que le récit revient sur Arthur Bramhall, anéanti par la nouvelle perte de son manuscrit, qui tente de se ressourcer dans son chalet perdu dans la nature. Pas de doute, Alain Kokor s’est régalé à adapter ce réjouissant roman, en donnant à son plantigrade une trogne irrésistible, en déclinant des teintes d’orange et en faisant de fréquentes allusions à Bob Dylan (de la pochette de The Freewheelin’à l’hôtel « Heaven’s doors »). THIERRY LEMAIRE L’OURS EST UN ÉCRIVAIN COMME LES AUTRES de Kokor d’après William Kotzwinkle Futuropolis, 128 p., couleur, 21 €
Dessin  : Lomig, « Dans la forêt » Sarbacane 2019. « Un roman graphique à la beauté rare. » Librairie Decitre, Écully « Des dessins somptueux… Incroyable. » Librairie Histoires sans fin, La Roche-sur-Foron « Une très belle adaptation dans un superbe écrin. » Librairie Montaigne, Bergerac « Magnifique adaptation. » Librairie Pleine Lune, Tassin-la-Demi-Lune « Un magnifique récit et une magnifique édition. » Librairie Contrebandes, Toulon « N’attendez plus, courez... » Librairie Le Tigre, Strasbourg « Coup de coeur unanime ! » Librairie Momie, Clermont-Ferrand « C’est une réussite. » Librairie La Mude, Bessines « Dur, fort, émouvant. Les dessins sont magnifiques. » Librairie Page et plume, Limoges « On est à la fois tendu, envoûté, inquiet, touché, effrayé. » Librairie Bulles et Cie, Carcassonne « Le Coup de cœur de la rentrée littéraire BD... Une réussite totale ! » Librairie Funambules, Rouen www.editions-sarbacane.com editionssarbacane LOMIG DANS LA FORÊT d’après le roman de Jean Hegland Une civilisation qui s’effondre. Une maison au cœur de la forêt. Deux sœurs. 19



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :