Zoo n°73 sep/oct 2019
Zoo n°73 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le quai des bulles !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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48 Shazam ! zoom Bien reçu à sa sortie en salles, Shazam ! est pourtant la confirmation que l’univers étendu de DC Comics peine à trouver ses marques. Au premier abord, le film de David F. Sandberg respecte le cahier des charges mythologiques avec l’orphelin Billy Batson et la naissance de son alter-ego Shazam parallèle à celle de son antagoniste Thaddeus Sivana. Le hic, c’est que, non content d’être bien trop long, Shazam ! peine à trouver la juste tonalité pour raconter son origin story. Les inévitables séquences d’apprentissage filmées en amateur de YouTube font souvent mouche par leur humour et l’idée du mental d’ado enfermé dans un corps d’adulte surhomme est un joli hommage à Big. Mais tout cela s’accommode mal avec une dernière partie sombre… Un Blu-ray Warner Home Vidéo JULIEN FOUSSEREAU Avengers  : Endgame …et pourquoi procéder autrement lorsque l’on prend l’exemple d’Avengers  : Endgame, 22 e et dernier film en date du Marvel Cinematic Universe initié il y a 11 ans avec Iron Man ? Les chiffres sont là et ils donnent le tournis  : nouveau détenteur du record de la plus grosse recette au box-office mondial, un casting homérique, etc. Avengers  : Endgame se veut l’accomplissement d’une formule. Il n’est, hélas, qu’un Frankenstein scénaristique d’étoffes narratives faibles et manichéennes dans lequel les quelques rares beaux moments sont dilués dans trois longues heures d’un fanservice incohérent et maladroit. Son seul fait d’arme notable est d’avoir massacré l’immense unicité propre au récit cinématographique au profit d’un soap opera aux moyens techniques illimités. Courage, fuyons ! Un Blu-ray Walt Disney Home Entertainment JULIEN FOUSSEREAU Quatre ans plus tôt, le succès tant critique que public du premier long-métrage mettant en scène l’iconique mouton espiègle des studios Aardman fut tel qu’une suite était inévitable. Shaun le mouton – le film coïncidait avec un regain de liberté créative. En effet, débarrassé de son partenariat avec DreamWorks, le studio d’animation de Bristol revenait à son amour de la plasticine, de la loufoquerie visuelle et langagière typiquement british mais aussi à un certain goût du risque dans la conduite du récit. Le petit mouton dépourvu de paroles mais à l’expression si universelle offrait une cure de jouvence salutaire à Aardman. Forcément, l’annonce du ruminant aux prises avec un enlèvement extraterrestre avait de quoi faire trépigner d’impatience. Rencontre du troisième cheptel Sauf que La ferme contre-attaque a, in fine, moins à voir avec une version champêtre d’X-Files qu’avec une relecture de Rencontre du troisième type ou E.T. La tranquillité de Mossy Bottom se voit troublée par C inéma UNE CONTRE-ATTAQUE UN POIL TROP SAGE Après un volet inaugural tenant toutes ses promesses, on attendait de pied ferme la suite intitulée Shaun le mouton  : La Ferme contre-attaque. Si l’excentricité so british des studios Aardman est toujours au rendez-vous, on peut déplorer une dinguerie un chouïa en retrait. la récurrence de phénomènes paranormaux, au point d’inquiéter une branche départementale mystérieuse. Il n’y aurait pas de quoi troubler les farces gentiment crétines de Shaun à l’encontre de Bitzer, le chien de berger dépassé. Jusqu’à ce que la curiosité de notre héros ne l’amène à découvrir une créature à grandes oreilles étrangement rose, parfaite imitatrice des sons terrestres et dotée d’une appétence pour la junk food. Il va bien falloir qu’elle rentre chez elle… Le diable est dans les bétails Le meilleur de la recette Aardman consiste à doser intelligemment gags inattendus jouant entre l’émotion et son désamorçage en tant que prise de conscience du spectacle en train de se jouer. La ferme contre-attaque renferme plusieurs séquences à même de susciter l’hilarité. En revanche, il manque à cette nouvelle aventure de Shaun l’inventivité formelle proche de la folie frénétique des plus mémorables pépites du studio. Peut-être faut-il voir là l’absence derrière la caméra de Richard Starzak, disciple talentueux de Nick Park, le papa de Wallace et Gromit. Pourtant La ferme contre-attaque ne démérite pas. Mais entre l’infini et l’au-delà, on peut légitimement estimer que le côté trop appliqué l’a emporté sur l’émerveillement et le surréalisme poétique. JULIEN FOUSSEREAU SHAUN LE MOUTON 2  : LA FERME CONTRE-ATTAQUE de Will Becher et Richard Phelan Animation, 1h27 Sortie le 16 octobre



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