Zoo n°73 sep/oct 2019
Zoo n°73 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le quai des bulles !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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30 zoom Nathanaëlle de Charles Berberian et Fred Beltran Dans un futur dystopique, l’élite de l’humanité ne meurt plus. Les plus puissants sont régénérés ou se réincarnent en robots. On peut même choisir son type de robot ! Melville, par exemple, est devenu un robot ménager spécialisé dans le café  : dosé au milligramme près, c’est son truc ! Avec Les Technopères et Megalex, Fred Beltran s’est taillé une solide réputation de dessinateur minutieux au trait élégant et glacé. On ne l’attendait donc pas dans un registre de science-fiction parodique voire grotesque. Et pourtant  : Nathanaëlle, scénarisé par Charles Berberian, est un one-shot de politique-fiction dont l’humour cache à peine les ambitions allégoriques. Upgrade Yourself ! Glénat, 96 p., couleur, 18 € JÉRÔME BRIOT Karma City T.2 de Pierre-Yves Gabrion L’enquête menée par les agents Cooper, Asuka et Napoli met en évidence un complot qui s’étale jusqu’aux plus hautes sphères, mettant en danger l’équilibre de Karma City dont tout le système est censé être bâti sur l’intérêt commun. Heureusement, les Alchimistes leur viennent en aide pour les guider… Dans la course-poursuite qui s’en suit, les agents vont tout tenter pour démanteler le complot et peutêtre sauver l’humanité entière ! Pierre-Yves Gabrion conclue son fascinant récit qui interpelle sur notre libre-arbitre, sur la notion de société idéale et sur ses dérives. Sur fond de science-fiction mâtinée de polar savoureux, l’artiste achève de nous captiver avec son graphisme magnifique. Dupuis, 184 p., couleur, 20,95 € FRÉDÉRIC GRIVAUD B ande D essinée CAPE ET HANDICAP Dans Apprendre à tomber, Mikaël Ross raconte comment les repères de Noël s’effondrent avec l’hospitalisation de sa maman. D’une couverture de survie, le jeune handicapé fait une cape d’or. Que l’aventure commence ! Noël Stoppe est aux anges. Le jour de son anniversaire, sa maman lui offre deux places pour le concert de son groupe préféré, « Assez d’essai », qui passera dans leur ville de Berlin au mois de septembre suivant. Mais le soir même, il se passe quelque chose de grave. Même Noël, qui présente une déficience mentale, s’en rend compte  : sa mère gît au sol dans la salle de bains. Il réussit à prévenir les secours, mais à l’hôpital, on le laisse seul. Il ne comprend pas très bien pourquoi sa « mamoune » adorée est dans le « comme-ah » après un « ahvécé ». Alors il s’empare de la couverture de survie pour se faire une cape d’or et s’enfuit. À la rencontre de la différence Trois ans après Totem (avec le scénariste Nicolas Wouters), pépite BD à Montreuil en 2016, l’Allemand Mikaël Ross revient en solo avec Apprendre à tomber. Il raconte comment un adolescent aux joues rondes voit son monde familier s’écrouler lorsqu’on le conduit dans un foyer pour personnes handicapées, situé à plus de 200 km de chez lui. C’est au travers du regard de Noël et avec les mots qu’il réarrange à sa façon que l’on s’intègre dans cette communauté. Il y a Valentin le pointilleux, accro aux chiffres, Alice le pot de colle, sans oublier Pénélope, dont Noël tombe amoureux avant de tomber des nues lorsqu’elle le repousse. Or tomber, ça s’apprend, nous enseigne cette histoire. Point d’apitoiement ici ! Le handicap fait partie de la personnalité. Loin d’être « simple d’esprit », Noël est une personne sociable, altruiste, instinctive, qui se sort de situations difficiles. Un personnage aussi atypique qu’attachant, que l’on quitte la gorge nouée, en espérant que tout ira bien. Cette rencontre avec la différence est aussi l’occasion de voyager dans de multiples décors. Le dessin aux crayons de couleur, sans encrage, confère à l’album une atmosphère « sauvage et vibrante », telle que l’a ressentie Mikaël Ross lorsqu’il s’est rendu à intervalles réguliers, pendant deux ans, dans le centre pour handicapés mentaux de Neuerkerode, en Allemagne. Pour les 150 ans de l’institution, l’auteur fait passer avec beaucoup de sensibilité un message de bienveillance envers la différence, qu’il s’agisse de capacité mentale, physique ou d’orientation sexuelle. Être différent, ce n’est pas un mal en soi  : c’est l’attitude des autres qui s’avère la plus blessante. Et les autres, c’est nous. NATACHA LEFAUCONNIER APPRENDRE À TOMBER, de Mikaël Ross Sarbacane, 136 p., couleur, 22,50 €
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