Zoo n°73 sep/oct 2019
Zoo n°73 sep/oct 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°73 de sep/oct 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 16,8 Mo

  • Dans ce numéro : le quai des bulles !

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
< Pages précédentes
Pages : 22 - 23  |  Aller à la page   OK
Pages suivantes >
22 23
22 B ande D essinée SF  : LE FUTUR COMME HORIZON Prenez un aller simple pour l’avenir avec ces courts récits de science-fiction à dévorer sans modération. L'HUMAIN de Diego Agrimbau et Lucas Varela Un homme, Robert, foule le sol de la Terre après 549 000 ans d'absence humaine. Désormais jungle luxuriante, la planète abrite d'étranges créatures. Robert se met en tête d'y retrouver June, son épouse, et de mener à bien leur mission  : repeupler les lieux. Conte philosophique qui revêt la forme d'un récit de science-fiction, L'humain analyse avec brio, poésie et lucidité les travers de l'Homo sapiens. Lucas Varela utilise judicieusement découpage et mise en page, privilégiant la fluidité. Son dessin à la ligne claire élégante et chaleureuse déborde régulièrement des cases. Ce parti pris entre en résonnance avec le thème au centre de ce bel album  : la faculté de l'humain à courir à sa perte. Dargaud, 144 p., couleur, 21 € BORIS HENRY KEBEK T.1 de Philippe Gauckler Lorsqu’au nord-ouest du Québec, une cavité souterraine se dévoile après un glissement de terrain, on y découvre une sphère gigantesque faite de diamant noir. Roy Koks, exploitant d’une mine proche, et Natane, géologue, constatent que la sphère est creuse et cherchent logiquement à en extraire tous les secrets. Philippe Gauckler, pur auteur de la génération Métal Hurlant, s’inspire très librement de l’un des ouvrages les plus romantiques de René Barjavel pour créer en BD une histoire passionnante de science-fiction intelligente, simple et efficace. On se délecte en particulier de la lente montée en tension dramatique du scénario qui sait jouer de notre impatience avec talent. De la patience, il en faudra encore pour attendre l’arrivée du second tome de ce diptyque très prometteur. Daniel Maghen, 88 p., couleur, 19 € NICOLAS ADOLPHI TREMEN de Pim Bos Impressionnant premier album de l’illustrateur néerlandais Pim Bos, qui propose une œuvre muette en noir et blanc, aussi esthétique qu’énigmatique. La silhouette errante d’un traqueur solitaire se détache de l’atmosphère grise et épaisse qui dissimule des humanoïdes monstrueux, des tuyaux, des boyaux, des vers de mer, des montures sans tête qu’il faut recharger à la pompe. De ce monde post-apocalyptique baigné d’ombres et de lumière froide, où règne un silence oppressant, surgissent quelques repères. Parmi eux, le célèbre tableau Nighthawks d’Edward Hopper, mais aussi des personnages de Moebius (Arzach) ou de Philippe Druillet (Vuzz), ce dernier signant d’ailleurs la préface du présent album. Un passage (« tremen » en breton) incontournable ! Dargaud, 64 p.n&b, 14,99 € NATACHA LEFAUCONNIER Extrait de L'humain MÉCANIQUE CÉLESTE de Merwan En 2068, l’explosive Aster vit en marge de la cité de Pan, au cœur de la forêt de Fontainebleau. Pour survivre dans un monde ravagé, elle parcourt les ruines d’une zone contaminée en compagnie de Wallis. Ils auraient pu continuer longtemps ainsi si un émissaire de la cité de Fortuna n’avait pas débarqué à Pan avec un ultimatum… Avec Mécanique Céleste, Merwan passe d’un récit de survie et d’exploration ultra-énergique à une critique sociale agrémentée de face-à-face sportifs épiques. Son dessin toujours en mouvement et ses couleurs aquarelles offrent une profondeur inattendue à son univers post-apocalyptique que l’on quitte presque à regret. De ces récits fulgurants qu’on adore dévorer à toute allure. Dargaud, 200 p., couleur, 24,99 € LINE-MARIE GÉROLD PRÉFÉRENCE SYSTÈME d’Ugo Bienvenu Voici Fahrenheit 451 à l’heure du stockage des données numériques et du libéralisme effréné. Pour son quatrième livre, Ugo Bienvenu rend également un hommage appuyé à Kubrick et convoque K. Dick et Asimov. En bande dessinée ses racines puisent aussi bien dans le Métal le plus hurlant que dans le Japon des robots-samouraïs. Au-delà de l’intelligence du scénario et de la finesse de l’observation des rapports sociaux et du langage, ce qui est remarquable chez cet auteur, c’est son aspiration à la beauté qui ne se départit jamais d’un attachement assumé aux formes les plus vulgaires de la culture mercantile et populaire. Cette mise à plat des repères et cette curiosité œuvrent à la singularité de son regard. Denoël Graphic, 168 p., couleur, 23 € VLADIMIR LECOINTRE
POOR LONE SLOANE, FAR AWAY FROM HOME « C’est l’histoire d’une bande de pirates qui partirent à leur corps défendant chercher un livre qui n’existait pas, pour sauver un univers à l’agonie dont personne n’avait plus rien à foutre. » Pardon pour la citation qui tient lieu de spoiler, mais elle a tout d’une note d’intention. Et pourtant… ! Baroque, absconse, merveilleuse et fascinante, telle est l’œuvre de Philippe Druillet. Ce graphiste de génie et pionnier de la space dark fantasy a fait exploser les limites de la bande dessinée, avec des compositions grandioses où la recherche d’effets visuels spectaculaires et inspirants l’emporte sur le souci de plausibilité et même de lisibilité. Ouvrir un livre de Philippe Druillet est une expérience plus proche de la visite d’un musée halluciné que de la lecture, tant l’histoire passe au second plan à cause du choc esthétique. Lone Sloane, son personnage le plus récurrent, est un néo-terrien aux yeux rouges. Devenu quasi-divin au fil de ses aventures, il sillonne l’univers à bord de son vaisseau légendaire, le Ô Sidarta, et affronte différents tyrans et démons, dont son éternel rival, Shaan le maudit. Si la place nous manque pour célébrer le génie de Druillet, l’idée d’une reprise de Lone Sloane nous semblait B ande D essinée pour le moins audacieuse (se glisser dans le sillage de Druillet, quoi de plus casse-gueule ?) pour ne pas dire blasphématoire (ajouter un épisode à Lone Sloane, pour quoi faire ! ?). Mais voilà Babel, un délire post- Druillet convaincant sur le plan visuel (c’est à s’y méprendre) mais souffrant d’un livret si amphigourique qu’il en devient soporifique. Un exemple ? Au lieu d’un simple « C’est ton destin », le scénariste écrit « Bientôt, cette nécessité étrange qui ordonne aux développements des mille et une vies t’ayant mené jusqu’ici, couronnera d’un point final le roman de tous tes efforts ». Visuellement fidèle, mais pas enthousiasmant. JÉRÔME BRIOT ➫ LONE SLOANE, BABEL de Xavier Cazaux-Zago et Dimitri Avramoglou d’après Philippe Druillet Glénat, 84 p., couleur, 19 € FUIR… SURVIVRE… UN VOYAGE INITIATIQUE 1 » > SOROR AUX CONFINS DE L’ESPACE TOME 1 DISPONIBLE 23



Autres parutions de ce magazine  voir tous les numéros


Liens vers cette page
Couverture seule :


Couverture avec texte parution au-dessus :


Couverture avec texte parution en dessous :