Zoo n°72 jui/aoû 2019
Zoo n°72 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 24,8 Mo

  • Dans ce numéro : 30 ans de manga.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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32 zoom Les Enfants de la mer d’Ayumu Watanabe L’adaptation au cinéma du manga d’Igarashi était très attendue, surtout quand on apprenait qu’elle serait confié au prestigieux Studio 4°C. On retrouve cette amitié incroyable entre une jeune ado et un garçon mystérieux capable de parler aux animaux aquatiques alors que, parallèlement, des phénomènes inexpliqués en provenance des fonds marins se produisent un peu partout dans le monde. La fidélité au matériau originel est manifeste. Visuellement, Les Enfants de la mer impressionne par la magnificence de sa mise en scène et la remarquable fluidité de ses animations. Si beau qu’on lui reproche à peine ses quelques longueurs. Film d’animation, 1h51, sortie le 10 juillet JULIEN FOUSSEREAU Wonderland, le royaume sans pluie de Keiichi Hara Akané pousse la porte d’une boutique, pose la main sur une empreinte moulée et la voilà bombardée sans avoir rien demandé Déesse du Vent Vert, avant de passer dans un autre monde enclin à une grande catastrophe… La première demi-heure du film aligne les bases de l’odyssée héroïque d’une protagoniste devant accepter sa condition pour mieux accomplir sa destinée. Du classique. Pourtant, Wonderland, le royaume sans pluie se laisse regarder sans déplaisir grâce à sa direction artistique somptueuse, florale et chamarrée, et son sens de l’humour incongru. Après les interminables Colorful et Miss Hokusai, Keiichi Hara maîtrise beaucoup mieux le rythme de son récit. Un argument supplémentaire pour entrer au royaume sans pluie. Film d’animation, 1h55, sortie le 24 juillet JULIEN FOUSSEREAU Disney/Pixar. C inéma TOY STORY 4  : VIVRE AVANT TOUT POUR SOI On doutait du bien-fondé d’une nouvelle aventure de Buzz et Woody neuf ans après. À tort car la grandeur de Toy Story 4 repose sur une captation brillante de l’air du temps dominé par le féminisme et les aspirations à l’autonomie. L’annonce d’un Toy Story 4 avait laissé beaucoup de monde circonspect. Il est vrai que le troisième volet pouvait s’envisager comme une synthèse de l’âge d’or des studios Pixar, entre maîtrise du tempo comique et tristesse du temps qui passe, condamnant le jouet à voir son enfant grandir pour mieux le délaisser. Il avait surtout valeur de conclusion, de fin d’un voyage collectif avec comme morale  : peu importe l’enfant tant que l’on reste ensemble. La grande idée de Toy Story 4 est de rappeler d’entrée de jeu que le groupe, aussi soudé soit-il, ne dissout jamais complètement les aspirations et les désirs individuels. Entre devoir et désir C’est pourquoi Toy Story 4 est plus que jamais l’histoire de Woody, le vieux cow-boy au visage de plastique éternellement jeune, tiraillé entre devoir et désirs non assumés. Tout part d’un souvenir lointain  : celui où Woody voit son grand amour Bergère quitter la troupe à cause du désintérêt irréversible de sa propriétaire. Retour au présent  : relogés chez Bonnie, leur nouvelle maîtresse, Woody et sa bande semblent avoir retrouvé les joies simples d’un quotidien où les seules histoires sont rythmées par l’imagination débordante de la gamine. L’ombre au tableau, car il en faut bien une, c’est que Woody n’est plus le jouet star de la chambre de Bonnie, avec toutes les interrogations existentielles que cela implique… La femme est l’avenir du jouet Il y a bien la trame principale de Bonnie qui façonne Fourchette, un jouet fabriqué de toutes pièces par ses soins, pour faire face à sa peur de l’école, puis le temps du roadtrip en camping-car. Cela donne lieu à quelques excellents gags sur la confusion identitaire de Fourchette. Mais cet enrobage narratif n’est là que pour mettre en lumière la peur de l’abandon et de la vie ratée pouvant toucher chacun de nous. Toy Story 4 délivre ce message en creux en faisant appel à la grande tradition de conteur moraliste présente dans les plus grands films de Pixar. Pour ce faire, il capte intelligemment l’air féministe du temps. Ainsi, en donnant le rôle d’éclaireur sur la condition du jouet désormais affranchi du bon vouloir de l’enfant à une bergère dont l’enveloppe de porcelaine est aussi fragile que sa volonté est solide, Toy Story 4 semble nous dire que le cow-boy a beau être fatigué, sa noblesse d’âme est, elle, décidément intacte. JULIEN FOUSSEREAU TOY STORY 4 De Josh Cooley Animation, 1h40 Actuellement en salles
Sous les arbres T.1, L’Automne de Monsieur Grumpf, de Dav. J eunesse zoom Dès Cet été, Je commence à lire en bande dessinée ! Un format entre l’album jeunesse et la bande dessinée Un niveau de lecture évolutif Des univers qui parlent aux enfants Idéal pour Partager la lecture à voix haute 2 tomes parus. Nouvelle série, à paraître le 30 août 2019. 5 tomes parus. Tome 5, à paraître le 18 octobre 2019. 33



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