Zoo n°72 jui/aoû 2019
Zoo n°72 jui/aoû 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°72 de jui/aoû 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 44

  • Taille du fichier PDF : 24,8 Mo

  • Dans ce numéro : 30 ans de manga.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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24 événements Expo Il était une fois En octobre dernier était paru l’album collectif Traces de la Grande Guerre, qui questionnait en 18 récits courts l’héritage contemporain de la Première Guerre mondiale. L’exposition « Il était une fois » reprend ces différentes histoires en les organisant en trois thématiques  : « L’omniprésence de la guerre et le trop-plein de mémoire », « Un entre-deux mondes où le passé et le présent se côtoient », « La force de l’oubli, effacement des traces et traces retrouvées ». Les planches originales dialoguent avec des objets de l’Historial, des photographies et des créations numériques, pour conclure sur le propre travail de transmission de Traces de la Grande Guerre. Malgré la fin des commémorations, la Première Guerre mondiale est toujours d’actualité. Historial de la Grande Guerre, Péronne-Thiepval, jusqu’au 3 juin 2020, entrée libre THIERRY LEMAIRE Expo Mode et Bande Dessinée Ainsi, mode et bande dessinée seraient liées ? À première vue, l’association n’est pas évidente. Pourtant, lorsqu’on parcourt l’exposition, on s’aperçoit vite que les liens sont multiples. Le dessin n’est-il pas à l’origine des deux activités ? Les passerelles entre stylistes et dessinateurs de BD sont d’ailleurs nombreuses. Certains albums ont même pour sujet le milieu de la mode. Et maints héros du 9 e art possèdent un costume reconnaissable. « Mode et Bande Dessinée » conclut ce panorama par une évocation des paper dolls et de tenues érotiques rencontrées au fil des albums. Pour ceux qui n’en seraient pas encore convaincus, cette exposition montre qu’aucune thématique n’échappe à la bande dessinée. Musée de la Bande dessinée, Angoulême, jusqu’au 5 janvier 2020, 8/5 € THIERRY LEMAIRE 1992-2019 Greg Preston. All Rights Reserved S ortir KIRBY (PRESQUE) EN MAJESTÉ Après Winsor McCay en 2017, la Biennale du 9 e art de Cherbourg continue son exploration de la bande dessinée américaine avec Jack Kirby, le King of Comics. Un couronnement judicieux et mérité qui laisse toutefois une petite sensation d’inachevé. Pas simple de succéder à une édition 2017 restée dans toutes les mémoires. La 8 e Biennale du 9 e art consacrée à Winsor McCay, le premier auteur américain à être exposé à Cherbourg, avait enchanté les visiteurs par sa scénographie, son propos limpide et ses planches spectaculaires. Deux ans plus tard, pour continuer d’explorer le lien transatlantique qui fait partie de l’ADN du port normand, place est faite à Jack Kirby (1917-1994). Si le nom du King of Comics n’est pas connu du très grand public, il n’en est pas de même de ses héros qui font aujourd’hui les beaux jours d’Hollywood. En 1940, le dessinateur crée Captain America avec le scénariste Joe Simon. Avec Stan Lee, il révolutionne les super-héros dans les années 1960 et donne naissance entre autres aux Quatre Fantastiques (1961), aux Avengers (1963) et aux X-Men (1963), ainsi qu’à Hulk (1962) et Thor (1962), avant de terminer sa carrière avec le projet ambitieux du Quatrième monde (1970). Qui dit mieux ? Orgie de planches originales La bonne habitude de la Biennale de ne présenter que des planches originales est une occasion unique de se délecter de l’œuvre de Kirby. Toutefois, pour des raisons de coût, de transport et de conservation, les collectionneurs mis à contribution sont exclusivement européens. La majorité des planches du King of Comics étant conservées aux États- Unis, il en résulte pour l’exposition des « trous » malheureux comme par exemple l’absence de pages de Captain America. Inversement, des épisodes entiers de certaines séries (dont Les Quatre Fantastiques) sont exposés, et l’accent est mis sur la fin de la carrière de Kirby avec une salle entière dédiée au Quatrième Monde. On peut également regretter que l’apport graphique de Kirby aux comics ne soit pas du tout formulé. Une analyse de son style aurait été très éclairante pour le grand public. De même, l’influence du dessinateur sur les générations suivantes n’est que survolée. En revanche, la première salle, qui présente les œuvres ayant inspiré Kirby est absolument grandiose. Pouvoir admirer des planches originales de Prince Valiant, Tarzan, Krazy Kat, Popeye, Dick Tracy et tant d’autres, est un privilège. Malgré une scénographie minimaliste, le plaisir de perdre son regard à l’intérieur des 200 originaux de l’exposition mérite à lui seul une visite de la Biennale. THIERRY LEMAIRE EXPOSITION JACK KIRBY La Galaxie des super-héros Jusqu’au 1er septembre Musée Thomas Henry à Cherbourg en Cotentin JM.Enault_Cherbourg-en-Cotentin
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