Zoo n°71 mai/jun 2019
Zoo n°71 mai/jun 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°71 de mai/jun 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 66,1 Mo

  • Dans ce numéro : un putain de salopard.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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26 zoom Enferme-moi si tu peux d’Anne-Caroline Pandolfo & Terkel Risbjerg Le destin extraordinaire de trois femmes et trois hommes devenus artistes, au XIX e et XX e siècle. Comment devient-on artiste ? Y a-t-il une part de folie dans l’art ? Qu’estce que le spiritisme, le somnambulisme, la schizophrénie ? Quand on vit dans la misère, a-t-on droit de créer ? Autant de questions auxquelles l’autrice et son dessinateur répondent avec clarté et sensibilité dans la narration, minutie et ingéniosité dans le dessin. N’ayant aucune connaissance artistique ou culturelle, leurs héros, dont le Facteur Cheval, semblent touchés par la grâce, qui a changé leur vie à jamais. Instructif et poétique, cet album très documenté est à mettre particulièrement entre les mains d’ados. Casterman, 168 p., couleur, 23 € LOUISA AMARA Un rêve d’ailleurs de Kim À l’automne 1963, le jeune Kim arrête ses études aux Beaux- Arts et part de l’Espagne pour l’Allemagne en stop, projetant de voir du pays et de travailler avant de rentrer pour son service militaire. Outre-Rhin, il retrouvera de nombreux compatriotes fuyant le franquisme et vivra de petits boulots. Dans cette BD autobiographique, le dessinateur de L’Art de voler dépeint les villes où il a séjourné, la solidarité et les aventures improbables. Avec tact, il retranscrit les récits de vie qu’il a recueillis dans sa jeunesse, tragiques ou parfois tragi-comiques. Ce portrait en BD d’une époque révolue qui ne verse jamais dans le misérabilisme compose un tableau en noir et blanc nuancé, très émouvant. Le Long Bec, 200 p., n&b, 22 € LINE-MARIE GÉROLD Coup double pour Derf Backderf. Le financement participatif lancé par les éditions çà et là pour l’édition collector de son roman graphique Mon ami Dahmer a remporté un vif succès. En 35 jours, la cagnotte a atteint près de 26 000 € . De quoi réjouir Serge Ewenczyk, l’éditeur français de l’auteur américain issu de la scène underground  : « Cela va nous permettre de fabriquer une édition de luxe, tirée à 1000 exemplaires numérotés et accompagnée du DVD du film My Friend Dahmer. » Des scènes de l’Amérique profonde L’autre actualité de l’auteur est la parution de True Stories, un florilège de ses 200 meilleurs strips publiés entre 1990 et 2014 dans la presse aux États-Unis. Il y décrit avec beaucoup d’acuité et d’humour des scènes de l’Amérique profonde. Parmi les thèmes abordés  : la pauvreté, le racisme, la junk food, l’écologie ou B ande D essinée LES HISTOIRES VRAIES DE DERF BACKDERF Dans True Stories, l’auteur a compilé 200 de ses meilleurs strips parus dans la presse américaine. Un regard sans concession sur ses contemporains qui nous porte à sourire devant tant de bêtise humaine ! encore la consommation de masse. Pour l’anecdote, la genèse de cette compilation tient à un fil… Twitter ! « Des fans qui se souvenaient de ces strips m’ont demandé d’en faire un recueil, raconte Derf Backderf. Un éditeur américain a lu cette conversation sur Twitter, et s’est proposé d’éditer le livre. » Des histoires vraies, qui se sont presque toutes déroulées devant ses yeux, dans des lieux publics, et qui pointent du doigt les bizarreries et la stupidité de l’espèce humaine. On y croise surtout des clochards et des gens appartenant à la classe populaire. Parmi eux, un personnage récurrent  : le « Gars sous pression ». Lucide, Derf Backderf confie  : « Ce sera probablement moi, un jour ou l’autre, qui marcherai dans mon quartier en marmonnant dans ma barbe. Le « Gars sous pression » me manque. Je le croisais tout le temps, et puis il a disparu brusquement au début des années 2000. Je me demande quelle était son histoire. Si je le rencontrais aujourd’hui, je lui poserais la question, mais ce n’est pas ce que j’ai fait à l’époque. J’étais seulement un observateur, une petite souris. » L’évolution de son dessin Il est intéressant aussi de voir l’évolution de son dessin entre les années 1990 et aujourd’hui. Les cases sont faites d’un épais trait noir tracé à main levée, les personnages plus gras que gracieux. L’auteur reconnaît volontiers s’être parfois égaré stylistiquement  : « Quand je regarde en arrière, tout ce que je vois, ce sont les défauts, surtout dans la partie artistique. Mais je reste très attaché à ces True Stories, en dépit du dessin épouvantable. » Si les dessins se sont améliorés au fil du temps, qu’en est-il des contemporains de Derf Backderf ? « Je dirais que les Américains sont chaque jour plus bêtes. Je suis cynique… Il y a évidemment des tas de gens bien tout autour de nous. Mais ce sont les idiots qui permettent de faire les meilleurs cartoons. » NATACHA LEFAUCONNIER TRUE STORIES de Derf Backderf çà et là, 200 p., n&b et couleur, 20 €
L'ÀRMÉE "rJ L'ARMÉE DE L'OMBRE DE L'OMBRE Après le succès de l’Armée de l’ombre La nouvelle grande saga d’Olivier Speltens 27



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