Zoo n°69 jan/fév 2019
Zoo n°69 jan/fév 2019
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°69 de jan/fév 2019

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 60

  • Taille du fichier PDF : 49,2 Mo

  • Dans ce numéro : la paix ou le chaos.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

Dans ce numéro...
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44 zoom Juice T.2 d’Art Jeeno Alors que le premier tome de cette chronique adolescente dans la Thaïlande d’aujourd’hui était focalisé sur un groupe de lycéens et de collégiens, la suite de la série s’intéresse un peu plus aux personnages féminins, avec notamment la rêveuse Nim. Tim, le bad boy de la bande va s’en trouver transformé. Dans le premier volume, la musique semblait être la réponse à son mal-être, générateur de multiples provocations. Avec ce tome 2, c’est l’amour qui entre en scène, une force capable de rebattre toutes les cartes, et notamment de remettre en cause les relations d’amitié. On reste séduit par la lecture de cette sorte de journal intime au rythme doux, dont la force tient dans l’épaisseur psychologique des personnages. Çà et là, 160 p., couleur, 14 € THIERRY LEMAIRE Journal d’une vie tranquille Vol.1 de Tetsuya Chiba L’auteur d’Ashita no Joe a repris la plume pour narrer sa vie en manga. Dans son journal dessiné, il alterne instantanés de vie d’un vieux mangaka maladroit et ses souvenirs d’enfance, passée en Mandchourie. De ses escapades dans les rues d’une Chine occupée par le Japon à la défaite qui mena les civils japonais à la fuite, Tetsuya Chiba met en scène les difficultés de la guerre du point de vue, naïf, de l’enfant qu’il était. Très pudique dans son traitement de la violence et tendre dans ses couleurs, il saupoudre son récit du passé comme du présent d’optimisme et d’humour. Un mélange au trait délicieusement rétro qui fait de ce journal un témoignage agréable à lire malgré son lot de drames. Vega, 124 p., n & b, 11 € LINE-MARIE GÉROLD 2017 Paru Itagaki (AKITASHOTEN) M anga HURLER LITTÉRALEMENT AU LOUP Après Blacksad en bande dessinée et Zootopia en film d’animation, reste-t-il de la place pour de l’anthropomorphisme pur et dur ? Beastars argue que oui, défendant fièrement la bannière du genre. Blacksad et Zootopia dominent le monde du divertissement anthropomorphe grand public. Difficile d’aborder le genre animalier, couplé a priori à une enquête, sans assumer au préalable leurs impacts respectifs. Beastars s’engouffre dans la voie pavée par ces deux colosses en sachant subtilement les faire oublier, malgré la similarité de leurs thèmes. Loup y es-tu ? Stupeur sur le campement ! Tem, l’étudiant alpaga, est retrouvé mort un matin. Un décès brutal, sanglant, qu’on attribue d’office à un carnivore. La défiance jusque-là larvée réapparait abruptement, l’ambiance se glace et tous les problèmes d’une société aussi disparate ressurgissent de concert. Legosi, énigmatique et touchant loup gris, agile mais maladroit, puissant mais désemparé, canidé courbé par la peine que lui infligent les autres et pourtant altruiste, se retrouve sans le vouloir au cœur du marasme. C’est son parcours que Paru Itadaki nous propose de suivre. Dans cet univers d’animaux conscients où tous tentent de dépasser l’impérieux appel de leur nature, les herbivores continuent à craindre les carnivores. La société dans laquelle ils évoluent est intimement discriminante, au point où les us et coutumes progressistes n’arrivent qu’à peine à enrayer de néfastes remises en question morales. Le récit projette initialement de se pencher sur le combat contre les pulsions, en usant de métaphores parfois assez éventées. Très rapidement toutefois, la série sort des poncifs introductifs en étoffant son personnage principal dont les problèmes de grand carnassier se couplent aux prises de conscience infiniment personnelles. En marge de sa propre réappropriation identitaire, Legosi permettra aussi d’aborder l’exclusion sous divers angles autant culturels que naturels. Animalité raisonnable Si l’auteur manque de justesse dans ses décors, ses personnages sont à l’inverse très vivants. Entre le loup dégingandé, le renne dédaigneux et le tigre musculeux, chaque personnage éclipse cette faiblesse environnementale en investissant pleinement ses cases. Ces deux tomes de Beastars ne sont encore que des points d’entrée. La série a encore la possibilité de partir dans de nombreuses directions inattendues. Bardé de récompenses japonaises, le titre mérite qu’on le suive avec curiosité, le temps de s’attacher à son grand dadais connu comme le loup blanc. Vol. Paru ITAGAM ALEX MÉTAIS BEASTARS (2 volumes disponibles) de Paru Itagaki Ki-oon, 208 p., n&b, 6,90 € 2017 Paru Itagaki (AKITASHOTEN)
M anga LUMIÈRE DANS LES TRÉFONDS Direction les grands fonds marins pour une jolie expérience d’émerveillement didactique avec Deep Sea Aquarium Magmell chez Vega. Kotaro est un jeune garçon passionné par les abysses depuis bien longtemps. L’ouverture d’un aquarium spécialisé dans les créatures marines des profondeurs lui offre la possibilité de se rapprocher des animaux qu’il aime tant. Il n’y est que balayeur mais le premier pas est fait. Son enthousiasme le fera cependant rapidement remarquer et c’est à travers ses yeux pétillants que lecteurs comme antagonistes découvriront toute la richesse et la beauté de cette faune ténébreuse souvent déconsidérée. Lamproie au doute Si le rythme de la série l’inscrit assez rapidement dans une norme du manga d’anecdotes en entreprise, le bestiaire choisi, quant à lui, pimente beaucoup ce cocktail assez classique. La force de Deep Sea Aquarium Magmell réside dans la douceur de sa pédagogie et sa volonté farouche de prouver au monde qu’on peut trouver de la beauté et de la joie même au plus profond de l’abîme. Le manga n’est pas scientifiquement austère  : il entremêle ses élans informatifs de légers mystères relationnels, enrobant le tout d’éléments typiques du récit initiatique. Le mélange ainsi obtenu est doux, un tantinet naïf mais aussi assez porteur. Si ce début de série tombe régulièrement dans les travers du récit feel-good, dont une tendance à l’optimisme crasse ou un faisceau constant de coïncidences heureuses, il se fait pardonner par sa candeur et l’amour véritable qu’il voue à la magnificence de la mer. ffi Q La série est un prétexte destiné à éduquer autant qu’à transmettre, un chant des profondeurs qui entonne une mélodie de vie et de partage. ALEX MÉTAIS ➫ DEEP SEA AQUARIUM MAGMELL (2 volumes disponibles) de Kiyomi Sugishita Vega, 192 p., 8 € 45



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