Zoo n°68 nov/déc 2018
Zoo n°68 nov/déc 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°68 de nov/déc 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 52

  • Taille du fichier PDF : 17 Mo

  • Dans ce numéro : à la croisée des mondes.

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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40 zoom Gideon Falls T.1 de Jeff Lemire et Andrea Sorrentino Une mystérieuse grange noire suintant le mal, au cœur de la petite ville de Gideon Falls. Certains disent l’avoir vue, la plupart n’y croient pas, comme le père Fred, curé nouvellement arrivé. Dans une autre ville, un homme, marginal, semble lui chercher cette grange. Le duo ayant œuvré sur Green Arrow ou Old Man Logan revient pour une création personnelle. Jeff Lemire propose un récit horrifique et psychologique. Dans une double trame, il nous entraîne à la poursuite de la grange qui ne livre que difficilement (et dans le sang) ses mystères. À ses côtés, Andrea Sorrentino propose des découpages osés et créatifs qui, associés à son dessin charbonneux, viennent renforcer ce sentiment de malaise général. On en redemande ! Urban Comics, 176 p., couleur, 10 € YANECK CHAREYRE STAR WARS  : THRAWN de Jody Houser & Luke Ross Un antagoniste emblématique, ça ne se laisse pas de côté ! Le Grand Amiral Thrawn, figure marquante de la trilogie de romans Star Wars de Timothy Zahn, est de retour dans l’univers Canon via le comic book, après un passage dans la série animée Star Wars Rebels. Cette mini-série signée Jody Houser (Faith) et Luke Ross vise à poser un historique clair pour le personnage. Pas d’inquiétude, le stratège de génie est bel et bien de retour, avec tout son charisme cher aux lecteurs. L’ascension du personnage est bien décrite, entre réussites militaires et coups fourrés politiques. Et comme ses plans contiennent des plans qui ont des plans, autant dire que le personnage a un bel avenir dans la franchise. Panini Comics, 120 p., couleur, 16 € YANECK CHAREYRE GÉOPOLITIQUE DU SUPER-SLIP En 1998, un Marvel en difficulté décide de confier quelques personnages à des auteurs extérieurs dans une structure décalée, Marvel Knights. Daredevil et Black Panther connaîtront des séries marquantes. Mais le bijou de la couronne est indéniablement Inhumans, que Panini Comics propose dans un recueil librairie. Ridicules ou pas les Inhumains ? Créés par Stan Lee et Jack Kirby en 1965 dans la série Fantastic Four, la famille royale d’Attilan aura pendant des années soufflé le chaud et le froid sans que Marvel ne sache réellement comment exploiter leur plein potentiel. Pas tout à fait des super-héros, ils en ont pourtant toutes les caractéristiques visuelles. Si le King Kirby est capable de créer de la magie dans le ridicule, tous ses successeurs n’auront pas le même talent. Mais cela, c’était avant que Paul Jenkins et Jae Lee ne se voient confier une série éponyme au sein du label Marvel Knights, mené par Joe Quesada et Jimmy Palmiotti. Une série qui va recevoir l’honneur suprême en 1999, celui du Eisner Award de la meilleure nouvelle série. Car tant sur le fond que sur la forme, Jenkins et Lee vont amener les personnages bien plus loin qu’aucun auteur avant eux. Dessin et scénario  : force et grandeur Le dessin sombre et torturé de Jae Lee est évidemment une des grandes forces de la série. Quand le dessinateur américano-coréen croquait Namor dans les années 90, ses choix graphiques créaient le clivage C omics chez les lecteurs. Avec Inhumans, Lee a mis tout le monde d’accord. Cadrages, expressivité des personnages, décors, encrage, tout le dessin met en avant la grandeur des Inhumains et la profondeur du récit. Le scénario de Paul Jenkins se concentre enfin sur la nature même de la famille royale d’Attilan  : son caractère étatique. Ils sont les souverains de leur peuple et Jenkins compose un récit en douze épisodes sur l’art de gouverner. L’arrivée de la cité d’Attilan sur Terre amène les humains à en considérer les habitants comme une nation souveraine. Ce qui implique diplomatie, jugements et conflits armés. Sans jamais rejeter les faces sombres du concept initial, comme la question de la base esclavagiste d’Attilan, le scénariste parvient à nous faire entrer en empathie avec les personnages tout en leur offrant une posture de grandeur. Série réaliste et ancrée dans son époque, Inhumans, Tour d’ivoire est une lecture à rattraper d’urgence si vous ne l’avez pas découverte du temps du magazine Marvel Knights. Les épisodes n’ont pas pris une ride et montrent à Marvel que pour les Inhumains, la rareté avait aussi du bon. YANECK CHAREYRE INHUMANS, TOUR D’IVOIRE de Paul Jenkins & Jae Lee Panini Comics, 288 p., couleur, 32 €
2014 Dave McKean 2018 Éditions Delcourt pour la version française LE POIDS DES MOTS eENFSIYAHT NEC L'AMPliarte MfflI QUE PO 7..RF - MANA CeNAN POURSUIVI À LA naze PAR LE fAARCOAUL7 ET UNE Re, 30474 VE.10ERE-'9E I C omics MCKEAN FAIT ÉCHO Il y a 15 ans paraissait Échos graphiques, ouvrage de Dave McKean recueillant divers récits plus ou moins courts édités çà et là ou inédits. Un second volume vient de paraître, confirmant son génie... Intelligente, sensible, intrigante, inventive... Les adjectifs pour décrire l’œuvre de Dave McKean sont si nombreux que nous ne pourrions pas les énumérer tous ici. On sait combien cet homme est polymorphe dans son art et ne cesse de dessiner, penser, chercher, expérimenter, dans un éventail de médiums qui nous laisse bouche bée d’admiration tant il semble exceller dans tous les domaines, sachant faire entrer en interaction le dessin, la photographie, l’écriture, la sculpture, la peinture, le travail infographique... afin de créer des narrations et des spectacles PAR.1.05 Mur- ICAOT5 PlerIAR IL E-57 AUSSI RAPIDE unEeivirreàge. IAALORt 5A BRANDE TAILLE'vaue velue z 5M:de 2AMOR/EN. narratives où œuvres exposées et photos des expos s’entremêlent, mini- BD pour un CD, diptyques lavis/photos, projets privés très personnels, poignant roman graphique épistolaire résonnant avec un voyage côtier en Angleterre, hommage à Folon, transcription d’un rêve et autres curiosités, nous passons par toutes les émotions qui constituent l’artiste et nous renvoient à nous-mêmes. C’est toujours beau, fascinant, déstabilisant, donc passionnant  : c’est du Dave McKean, sans aucun doute. CECIL MCKINLEY ➫ ÉCHOS GRAPHIQUES T.2 de Dave McKean, Delcourt, 29,95 € CONAN N’EST PAS UN BARBARE L’éditeur Néofélis s’offre les strips de Conan pour fêter son huitième anniversaire en fanfare. Un travail colossal pour offrir une édition française à une partie méconnue du mythe cimmérien. Si Conan, le Cimmérien a vu le jour en 1932 dans les nouvelles de Robert E. Howard, c’est Roy Thomas, scénariste chez Marvel, qui en réalise la transcription dans le monde des comics en 1970. En 1973, le dessinateur flamboyant John Buscema reprend la série. Il l’animera plus d’une quinzaine d’années, marquant à jamais le personnage de Conan de son empreinte élégante et puissante. Bien que ses épisodes du Surfer d’argent soient considérés comme des chefs d’œuvre du genre, John Buscema leur préférait Conan ! En 1978, un nouveau défi se présente à ce dessinateur de génie  : Roy Thomas propose à la presse quotidienne des épopées de longue haleine pour Conan mais sous la forme de strips. Trop heureux de relever le défi technique, John Buscema sera de la partie. Ernie Chan, encreur des premiers Conan de Buscema, prendra rapidement le relais. Un écrin somptueux Réunissant strips noir et blanc et pages du dimanche en couleur diffusées par la presse en 1978 et 1979, l’album Les Comic Strips inédits de Conan est le fruit d’un travail visuels magiques, irréels, faisant pourtant écho avec notre propre psyché. Ce nouvel opus d’Échos graphiques est une pure merveille, nous plongeant dans un labyrinthe de sensations où l’art est plus que jamais synonyme d’humanité, alliant poésie et lucidité crue. Cabinet de curiosités Il y a toujours de l’étrangeté dans les créations de McKean, mais celle-ci s’avère remarquablement éclairante dans sa manière d’aborder et de révéler l’être, à nouveau à l’œuvre à travers ces différents récits. Entre contes où un « narrateur-dieu » et un chat se racontent des histoires (l’influence de son compère Neil Gaiman est palpable), puissante transcription d’une enquête sur un scandale sanitaire en Chine, mises en abyme d’expositions acharné. Les archives fournies par l’agence américaine chargée de leur diffusion étant de qualité insuffisante, l’éditeur a eu recours à des fascicules espagnols pour compiler et nettoyer les scans de nombreux strips. Ces 208 pages réunissant huit aventures de Conan dépeignent la force de la nature qu’est ce héros. Injustement surnommé le barbare depuis son adaptation filmique, il se dresse pourtant volontiers contre la barbarie des peuples dits civilisés dans ces récits. Ce bel objet séduira l’amateur de séries B avec son côté rétro et son esprit feuilletonesque. Contraintes du genre obligent, quelques répétitions narratives se révèlent au fil de la lecture mais s’oublient face à la continuité graphique grandiose, assurée en dépit du changement de dessinateur. Un recueil à découvrir qu’on soit fan de comics ou curieux de l’univers efficace de Conan ! VINCENT FACÉLINA ➫ LES COMIC STRIPS INÉDITS DE CONAN, 1978-1979 de Roy Thomas, Ernie Chan & John Buscema Néofélis, 28 € 41



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