Zoo n°67 sep/oct 2018
Zoo n°67 sep/oct 2018
  • Prix facial : gratuit

  • Parution : n°67 de sep/oct 2018

  • Périodicité : bimestriel

  • Editeur : Arcadia Media

  • Format : (230 x 297) mm

  • Nombre de pages : 68

  • Taille du fichier PDF : 9,9 Mo

  • Dans ce numéro : cyberfatale...

  • Prix de vente (PDF) : gratuit

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L’Histoire Dans un village que la dépopulation condamne à disparaître, une lueur d’espoir naît  : Keita, un agriculteur du coin, a créé une nouvelle espèce de igues qui fait sensation dans tout le Japon grâce aux recommandations d’une star du web ! Avec la couverture médiatique, l’économie locale repart. Keita espère que ce renouveau permettra de rouvrir l’école, ce qui pourrait convaincre sa femme partie à la grande ville de revenir avec leur ille. Mais la paisible bourgade voit son quotidien bouleversé par l’arrivée d’un inconnu à la mine patibulaire, Mutsuo Suzuki. Il dit vouloir travailler comme journalier, seulement son attitude bravache et ses mensonges évidents inspirent la méiance. Les doutes de Keita se conirment quand son meilleur ami lui apprend qu’il a reconnu l’étranger  : condamné il y a plusieurs années pour une afaire de harcèlement et de meurtre, c’est un criminel fraîchement sorti de prison ! Que faire s’il s’installait dans la région ?'I V e IA J l'I I I. 1  : Après Prophecy et Poison City, Tetsuya Tsutsui est de retour pour un nouveau thriller palpitant, avec la campagne japonaise pour toile de fond ! Un récit intense mené de main de maître, où la frontière entre le bien et le mal n’est jamais clairement déinie… Biographie  : Presente Découvert en 2004 avec son one-shot Duds Hunt, Tetsuya Tsutsui est devenu l’un des auteurs-phare du catalogue de création Ki-oon. Chacune de ses œuvres crée l’événement par la profondeur de son scénario et la justesse de son propos. Sa précédente série, Poison City, a été primée aussi bien en France qu’au Japon  : en 2015, elle remporte le prix Asie de l’ACBD (Association des Critiques et journalistes de Bande Dessinée), et en 2017 le prestigieux Japan Media Arts Festival, organisé par le ministère de la Culture japonais, lui décerne le prix de la catégorie manga. Le 6 septembre au rayon BD/Mangae.. Ï..i'i..'-L.`.. Fin observateur, Tetsuya Tsutsui excelle dans les scenarii mêlant problèmes de société et thriller palpitant. Il puise son inspiration dans le monde contemporain, pour créer des histoires d’un réalisme troublant. Lui-même originaire de province, il s’éloigne avec Noise des univers urbains qu’il afectionnait jusqu’à présent pour montrer une autre facette du monde moderne  : les communautés soudées des villages agricoles qui se battent pour survivre.. j\
Presente Message de l’auteur  : À travers ma nouvelle œuvre, j’essaie de donner forme aux sentiments d’inquiétude et d’insécurité qui naissent au fond de nous. Noise, ce sont des interférences qui perturbent nos âmes. Ces vagues de panique qui submergent parfois l’humain peuvent transformer un être bon en monstre. Ça fait peur, quand on y pense. Ça faisait longtemps que je n’avais pas sorti de nouveau titre, et je vais tout faire pour le rendre intéressant. J’espère que vous l’apprécierez ! Au Japon, la campagne est a l’abandon Sous le vernis du miracle économique, le Japon a vu sa société se craqueler de toutes parts. Le vieillissement accéléré de la population et la désertiication des campagnes sont notamment deux sujets qui viennent à l’esprit, quand on pense aux soucis qui assaillent le pays… Les fractures du modèle sont béantes. > Quand vous êtes venu en France en 2015, vous évoquiez déjà en interview votre intérêt pour les questions de vieillissement de la population et de désertiication des campagnes. Est-ce que cela signiie que vous aviez déjà les grands thèmes de Noise en tête à l’époque ? J’ai toujours plusieurs thématiques en tête qui m’intéressent et que j’aimerais intégrer à mes histoires. D’une manière générale, je m’inquiète pour l’avenir de la société japonaise. Je me dis que quand je serai vieux, il n’y aura sans doute plus de jeunes dans ce pays. Je n’avais pas spéciiquement réléchi à l’histoire de Noise dès 2015, mais certains thèmes m’étaient déjà familiers. > La préfecture de Nagasaki avait ajouté Manhole sur une liste d’ouvrages perçus comme nocifs pour la jeunesse et cela vous a inspiré Poison City. Est-ce que, pour Noise, un événement spéciique vous a aussi donné des idées ? Un fait divers m’a en partie inspiré. C’est une histoire terrible qui s’est déroulée en mai 2016. Un fan d’une jeune chanteuse l’a harcelée puis poignardée à plusieurs reprises, en pleine rue. Elle n’est pas morte, mais elle a soufert de sévères blessures au visage. Comme il n’y a pas eu meurtre, le criminel inira par sortir de prison. Quand j’y pense, ça me fait froid dans le dos. Comment vivront ses futurs voisins ? Il y a ce genre Interview – Les origines de Noise  : Comme partout ailleurs sur la planète, l’inexorable exode rural vide les terres arables… Actuellement, près de 70% des Japonais vivent dans les villes. Et c’est là le nouveau sujet de société auquel s’attaque, entre autres, Tetsuya Tsutsui dans Noise. Celui-ci se nourrit sans cesse de l’actualité pour alimenter ses histoires. Fini les gratte-ciels vertigineux ou les technologies à la pointe de l’innovation, le mangaka brosse cette fois-ci une campagne pure et authentique, qu’il a longuement sillonnée pour les besoins de la série. Et quoi de plus réaliste qu’un petit village qui se meurt ? Jusqu’au miracle qui va sauver Shishikari, le bourg ictif où se déroulent les éléments de Noise. Un renouveau qui s’annonçait un peu trop idyllique. Tsutsui nous montrera une nouvelle fois que le mal n’est jamais loin, et que tout peut basculer en un instant. Même quand on souhaite le meilleur, l’auteur prouve une nouvelle fois avec brio que la noirceur de la société rattrape tout un chacun. de personnes dans la nature, c’est efrayant. C’est ce type de sentiment d’inquiétude que je voulais intégrer dans mon œuvre. > Où êtes-vous allé en repérage ? À Shinshiro, dans la préfecture d’Aichi. J’ai appris qu’ils avaient là-bas une tradition bien ancrée de chasse au fusil, de plus les paysages de rizières en terrasses sont magniiques. Je suis aussi allé au poste de police local, pour demander la permission de prendre des photos. Ça n’a pas été facile de convaincre l’agent de service ! Il a dû téléphoner à son supérieur pour vériier que ça ne posait pas de problème. J’ai dû montrer patte blanche, bien expliquer que j’étais mangaka et que je faisais ça pour ma prochaine série. > Vous prenez grand soin de construire des personnages consistants. Comment les créez-vous ? Je déinis d’abord leurs caractéristiques. Le design vient après. Par exemple, pour Noise, l’action se passe à la campagne, avec des agriculteurs. Le héros a une position de leader. Je lui ai donc donné une expression ferme et décidée. On doit sentir qu’il a coniance en lui. a



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